Ada Lovelace Day

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Beaucoup connaissent le langage de programmation Ada créé dans les années 1980 par le département de la Défense des Etats-Unis (DoD), mais peu d’entre nous connaissent l’origine du nom choisi, en référence à la comtesse Ada Lovelace, mathématicienne anglaise du XIXème siècle, considérée comme la première programmeuse de l’histoire !

Elle doit sa notoriété à sa collaboration avec le mathématicien Charles Babbage, qui découvrit la machine analytique [1].

Cette machine « virtuelle » impliquait l’intégration de cartes perforées (le principe même du métier à tisser de Jacquard), et mettait en évidence deux unités supplémentaires distinctes : l’unité de calcul et l’unité de mémoire, l’ancêtre de l’ordinateur.

En 1843, suite à ses travaux de traduction en anglais d’un mémoire écrit par Luigi Minabrea (ingénieur italien né à Chambéry) et reprenant les caractéristiques de cette machine, elle rédigea et ajouta plusieurs notes dont un premier algorithme destiné à être exécuté par la machine. Ce programme permettait de calculer par récurrence la suite des nombres de Bernoulli. Elle alla surtout jusqu’à imaginer que la machine pourrait manipuler des symboles plus élaborés que les nombres !

En mémoire à son travail, et dans le but de promouvoir le travail des femmes dans le domaine des sciences et des technologies, Suw Charman-Anderson, journaliste britannique, a lancé en 2009 la Journée Ada Lovelace [2].

Cette journée attire chaque année l’attention de plusieurs médias tels que BBC News, The Guardian, Computer Weekly, mais aussi de nombreux auteurs qui rédigent, à cette occasion, des articles au sujet de femmes scientifiques encore méconnues. L’Université d’Harvard avait notamment proposé en 2012 de contribuer à ce sujet sur Wikipedia [3].

Cette initiative vise aussi à illustrer la proportion de femmes étudiant dans le domaine des sciences et de la technologie, un ratio en baisse depuis quelques années tant en France qu’aux Etats-Unis, et à inspirer les générations futures à s’engager dans celui-ci (les femmes représentent moins de 20% des effectifs dans le domaine de l’informatique [4])


Rédacteurs :
- Hervé Martin, Attaché pour la Science et la Technologie, attache-ntics@ambascience-usa.org
- Marie Letoret, Attachée adjointe pour la Science et la Technologie, deputy-ntics@ambascience-usa.org