Au-delà de l’empreinte écologique avec le projet Earth Genome à Stanford

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Quel est le niveau de durabilité de l’exploitation des ressources naturelles mondiales au rythme actuel ? La question semble avoir été maintes fois posée dans les presses spécialisées et grand public ces dernières années. Mais peut-on seulement y répondre ? Pas d’après Peter Kareiva, l’un des directeurs de l’ONG environnementale The Nature Conservancy, reconnu comme l’un des écologistes américains les plus respectés [1-2]. En 2012, en co-signant un article intitulé Conservation in the Anthropocene, où il appelait notamment à une alliance entre les environnementalistes et les corporations, il avait secoué la planète de l’écologie aux Etats-Unis [3]. On l’avait au mieux dénoncé comme angélique, au pire soupçonné d’une connivence avec de grands groupes industriels américains.


Avec le projet Earth Genome, The Nature Conservancy et le Natural Capital Project à Stanford regardent vers le futur
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Dans un article publié en novembre 2013 dans la revue PLoS Biology co-écrit avec cinq autres scientifiques (dont Linus Blomqvist de l’Institut Breakthrough) [4], Peter Kareiva souligne cette fois-ci que la métrique la plus souvent utilisée en matière de développement durable, l’empreinte écologique, a de nombreuses lacunes conceptuelles et techniques qui empêchent son utilisation pertinente par les scientifiques, les pouvoirs publics et les investisseurs [5]. A la place, Kareiva défend l’idée de développer de nouveaux indicateurs à l’intention des décideurs, qui permettraient d’afficher les tendances réelles concernant l’exploitation des ressources naturelles critiques comme les sols, les forêts, la faune et les réserves en eau potable. Le concept d’empreinte écologique aurait ainsi eu une utilité majeure lors de sa création : celle d’alerter la communauté scientifique et le grand public de l’urgence de prendre en compte l’impact des activités humaines sur les écosystèmes naturels. Aujourd’hui, il s’agit d’aller plus loin, avec notamment le lancement d’un projet impliquant de nombreux académiques (dont Stanford, à travers son projet phare Natural Capital Project [6]) et industriels (Google, Ernst & Young) : le projet Earth Genome. La fondation Moore, l’une des plus puissantes aux Etats-Unis sur les problématiques environnementales, vient d’affecter en mars dernier plus d’un million de dollars à l’initiative [7].

La remise en question de l’empreinte écologique

Depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, de nombreux écologistes, politiques et journalistes utilisent le concept d’empreinte écologique afin de quantifier la santé relative de notre planète sous la contrainte des activités industrielles et humaines au sens large. L’empreinte écologique mesure la quantité de surface terrestre bioproductive nécessaire pour produire les biens et services que nous consommons et absorber les déchets que nous produisons [8].

Dans les publications de vulgarisation et dans la presse grand public, l’idée selon laquelle les hommes utiliseraient les ressources "d’une Terre et demie" tous les ans apparaît régulièrement comme un élément factuel. Cette "Terre et demie" trouve son origine dans un livre publié en 1996 par l’écologiste William Rees (Université de Colombie-Britannique) et son étudiant Mathis Wackernagel : Our Ecological Footprint (Notre Empreinte Ecologique). Depuis, Wackernagel a fondé un organisme à but non-lucratif qui chaque année fait la promotion du jour du dépassement, c’est-à-dire le jour de l’année où les sociétés humaines ont épuisé le "budget" de la nature pour l’année entière : en 2013, c’était le 20 août. Deux points sont aujourd’hui critiqués par une partie de la communauté scientifique concernant le "sanctuaire" qu’est devenue l’empreinte écologique. D’une part, une grande partie des décideurs, institutionnels et chercheurs se fient tellement à ce concept d’empreinte qu’ils pourraient avoir négligé avec les années des mesures plus utiles pour lutter contre la surexploitation des ressources. D’autre part, le calcul menant au résultat d’une "Terre et demie" apparaît désormais douteux. Dans l’article de Blomqvist et Kareiva publié en novembre dernier, les réussites du modèle sont rappelées (sur les calculs relatifs aux pêches et aux forêts par exemple), mais de nombreuses lacunes sont aussi identifiées. L’agriculture et l’empreinte carbone sont épinglées : dans le calcul effectué en 1996, l’équilibre entre demande et capacité agricoles était faussé car Wackernagel et Rees ne regardaient que les terres arables utilisées. Aujourd’hui, une telle évaluation tiendrait compte de facteurs externes à l’agriculture, tels que l’érosion des sols utilisés pendant les années précédentes ou la quantité d’eau employée dans une région donnée. Concernant l’empreinte carbone, sur les 18 milliards d’hectares équivalents aux dépenses annuelles de l’humanité, 8 milliards sont attribués aux terres nécessaires à l’absorption des surplus de gaz à effet de serre que les activités humaines déchargent dans l’atmosphère. La "Terre et demi" est donc le résultat d’un calcul qui s’appuie en grande partie sur les surplus de carbone, un élément fondamental mais qui est loin d’être le seul dans l’équation.

Au-delà des surplus de carbone identifiés, l’empreinte écologique est une représentation limitée de la façon dont les sociétés "gèrent" la planète, car les dommages aux écosystèmes terrestres sont déjà significatifs, incluant un déclin de la fertilité des sols, une raréfaction de l’eau potable allant de pair avec un assèchement des nappes phréatiques, des zones de pêche vidées de leur faune et une perte d’histoire évolutive à travers l’extinction accélérée de nombreuses espèces animales. Pour en arriver à des calculs qui soient valides, mais surtout qui auront une utilité politique plus prononcée, Peter Kareiva prône des indicateurs "identifiables et quantifiables" - une réflexion en français est disponible ici [9] - sachant par exemple mieux intégrer la "valeur économique" de tel ou tel écosystème. Il faudrait aussi que les calculs tiennent compte des particularités locales et de la diversité régionale, plutôt que de prétendre assigner une valeur globale à la planète. Et il faudrait se garder d’une mesure unique, à l’image de l’empreinte écologique, alors que sur la question de la surexploitation des ressources, l’incertitude - en particulier l’écart existant entre les scénarios optimistes et pessimistes - fait partie du problème, et donc des solutions mises en place [10].

Le projet Earth Genome

Les pouvoirs publics comme les leaders économiques d’aujourd’hui sont demandeurs d’informations plus sophistiquées sur les bénéfices directement imputables à la nature - des informations qui peuvent être utilisées pour prendre des décisions plus pertinentes en matière d’investissements ou de politiques. De meilleurs indicateurs sont donc nécessaires pour répondre à ces demandes. Comme Peter Kareiva le souligne : "je souhaite vivement que les scientifiques et les politiques ne soient pas satisfaits de l’empreinte écologique telle qu’on la définit aujourd’hui, mais essaient de se baser sur des mesures et des données qui permettent de surveiller réellement l’état des sols et de l’eau, et tous les moyens par lesquels nous dégradons les écosystèmes deviendraient de réels indicateurs de management."

L’alternative proposée a récemment pris le nom de Earth Genome Project. L’initiative en est à ses prémisses : le Natural Capital Project de Stanford en a pris la tête aux côtés de The Nature Conservancy, et cherche le soutien et l’implication de partenaires académiques, institutionnels et industriels. Google et Ernst & Young ont déjà confirmé leur intérêt et leur désir de faire partie de l’aventure. L’idée sous-jacente ? Rassembler un maximum de données sur les usages locaux des réserves en eau, la dégradation des sols, les émissions de gaz à effet de serre, etc. à travers le monde. Cela permettrait une modélisation à (très) grande échelle des services écosystémiques, mais également des applications au niveau d’un pays, d’une région, d’une ville ou d’un bassin versant. On comprend pourquoi Google est intéressé, le géant américain ayant notamment proposé de mettre à disposition les données disponibles dans Google Earth. Le développement de tels outils permettra notamment de déterminer si les réserves en eau d’une région approchent d’une limite critique, si un pâturage est trop intensif sur un paysage donné - le type de décision qu’il est impossible de prendre en s’appuyant sur la seule empreinte écologique.

L’approche est donc à la fois de permettre une prise de décision multi-échelles (locales, régionales et globales) et d’apporter un langage commun aux économistes, écologistes, et décideurs afin d’élaborer des politiques en accord avec "ce qui compte" pour les sociétés modernes. On voit bien que s’accorder sur la manière de comparer les différents scénarios possibles de développement et de chiffrer les solutions retenues seront deux éléments clés, et il sera intéressant d’être témoin du dialogue entre les partenaires de ce projet d’envergure dont les objectifs pourraient être fort éloignés.

Nous suivrons donc les évolutions du projet Earth Genome dans les prochains mois, notamment pour vérifier que les solutions développées sont à la hauteur des ambitions des porteurs de projets… et que la communauté scientifique comme les décideurs auront le pragmatisme nécessaire à leur usage ! Après tout, aussi ambitieux et complexe soit-il, un modèle n’est rien face au défi de l’interprétation pertinente de ses résultats.

Energie & Environnement
Au-delà de l’empreinte écologique avec le projet Earth Genome à Stanford http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/76073.htm Quel est le niveau de durabilité de l’exploitation des ressources naturelles mondiales au rythme actuel ? La question semble avoir été maintes fois posée dans les presses spécialisées et grand public ces dernières années. Mais peut-on seulement y répondre ? Pas d’après Peter Kareiva, l’un des directeurs de l’ONG environnementale The Nature Conservancy, reconnu comme l’un des écologistes américains les plus respectés [1-2]. En 2012, en co-signant un article intitulé Conservation in the Anthropocene, où il appelait notamment à une alliance entre les environnementalistes et les corporations, il avait secoué la planète de l’écologie aux Etats-Unis [3]. On l’avait au mieux dénoncé comme angélique, au pire soupçonné d’une connivence avec de grands groupes industriels américains.

Avec le projet Earth Genome, The Nature Conservancy et le Natural Capital Project à Stanford regardent vers le futur
Crédits : MST,

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Dans un article publié en novembre 2013 dans la revue PLoS Biology co-écrit avec cinq autres scientifiques (dont Linus Blomqvist de l’Institut Breakthrough) [4], Peter Kareiva souligne cette fois-ci que la métrique la plus souvent utilisée en matière de développement durable, l’empreinte écologique, a de nombreuses lacunes conceptuelles et techniques qui empêchent son utilisation pertinente par les scientifiques, les pouvoirs publics et les investisseurs [5]. A la place, Kareiva défend l’idée de développer de nouveaux indicateurs à l’intention des décideurs, qui permettraient d’afficher les tendances réelles concernant l’exploitation des ressources naturelles critiques comme les sols, les forêts, la faune et les réserves en eau potable. Le concept d’empreinte écologique aurait ainsi eu une utilité majeure lors de sa création : celle d’alerter la communauté scientifique et le grand public de l’urgence de prendre en compte l’impact des activités humaines sur les écosystèmes naturels. Aujourd’hui, il s’agit d’aller plus loin, avec notamment le lancement d’un projet impliquant de nombreux académiques (dont Stanford, à travers son projet phare Natural Capital Project [6]) et industriels (Google, Ernst & Young) : le projet Earth Genome. La fondation Moore, l’une des plus puissantes aux Etats-Unis sur les problématiques environnementales, vient d’affecter en mars dernier plus d’un million de dollars à l’initiative [7].

La remise en question de l’empreinte écologique

Depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, de nombreux écologistes, politiques et journalistes utilisent le concept d’empreinte écologique afin de quantifier la santé relative de notre planète sous la contrainte des activités industrielles et humaines au sens large. L’empreinte écologique mesure la quantité de surface terrestre bioproductive nécessaire pour produire les biens et services que nous consommons et absorber les déchets que nous produisons [8].

Dans les publications de vulgarisation et dans la presse grand public, l’idée selon laquelle les hommes utiliseraient les ressources "d’une Terre et demie" tous les ans apparaît régulièrement comme un élément factuel. Cette "Terre et demie" trouve son origine dans un livre publié en 1996 par l’écologiste William Rees (Université de Colombie-Britannique) et son étudiant Mathis Wackernagel : Our Ecological Footprint (Notre Empreinte Ecologique). Depuis, Wackernagel a fondé un organisme à but non-lucratif qui chaque année fait la promotion du jour du dépassement, c’est-à-dire le jour de l’année où les sociétés humaines ont épuisé le "budget" de la nature pour l’année entière : en 2013, c’était le 20 août. Deux points sont aujourd’hui critiqués par une partie de la communauté scientifique concernant le "sanctuaire" qu’est devenue l’empreinte écologique. D’une part, une grande partie des décideurs, institutionnels et chercheurs se fient tellement à ce concept d’empreinte qu’ils pourraient avoir négligé avec les années des mesures plus utiles pour lutter contre la surexploitation des ressources. D’autre part, le calcul menant au résultat d’une "Terre et demie" apparaît désormais douteux. Dans l’article de Blomqvist et Kareiva publié en novembre dernier, les réussites du modèle sont rappelées (sur les calculs relatifs aux pêches et aux forêts par exemple), mais de nombreuses lacunes sont aussi identifiées. L’agriculture et l’empreinte carbone sont épinglées : dans le calcul effectué en 1996, l’équilibre entre demande et capacité agricoles était faussé car Wackernagel et Rees ne regardaient que les terres arables utilisées. Aujourd’hui, une telle évaluation tiendrait compte de facteurs externes à l’agriculture, tels que l’érosion des sols utilisés pendant les années précédentes ou la quantité d’eau employée dans une région donnée. Concernant l’empreinte carbone, sur les 18 milliards d’hectares équivalents aux dépenses annuelles de l’humanité, 8 milliards sont attribués aux terres nécessaires à l’absorption des surplus de gaz à effet de serre que les activités humaines déchargent dans l’atmosphère. La "Terre et demi" est donc le résultat d’un calcul qui s’appuie en grande partie sur les surplus de carbone, un élément fondamental mais qui est loin d’être le seul dans l’équation.

Au-delà des surplus de carbone identifiés, l’empreinte écologique est une représentation limitée de la façon dont les sociétés "gèrent" la planète, car les dommages aux écosystèmes terrestres sont déjà significatifs, incluant un déclin de la fertilité des sols, une raréfaction de l’eau potable allant de pair avec un assèchement des nappes phréatiques, des zones de pêche vidées de leur faune et une perte d’histoire évolutive à travers l’extinction accélérée de nombreuses espèces animales. Pour en arriver à des calculs qui soient valides, mais surtout qui auront une utilité politique plus prononcée, Peter Kareiva prône des indicateurs "identifiables et quantifiables" - une réflexion en français est disponible ici [9] - sachant par exemple mieux intégrer la "valeur économique" de tel ou tel écosystème. Il faudrait aussi que les calculs tiennent compte des particularités locales et de la diversité régionale, plutôt que de prétendre assigner une valeur globale à la planète. Et il faudrait se garder d’une mesure unique, à l’image de l’empreinte écologique, alors que sur la question de la surexploitation des ressources, l’incertitude - en particulier l’écart existant entre les scénarios optimistes et pessimistes - fait partie du problème, et donc des solutions mises en place [10].

Le projet Earth Genome

Les pouvoirs publics comme les leaders économiques d’aujourd’hui sont demandeurs d’informations plus sophistiquées sur les bénéfices directement imputables à la nature - des informations qui peuvent être utilisées pour prendre des décisions plus pertinentes en matière d’investissements ou de politiques. De meilleurs indicateurs sont donc nécessaires pour répondre à ces demandes. Comme Peter Kareiva le souligne : "je souhaite vivement que les scientifiques et les politiques ne soient pas satisfaits de l’empreinte écologique telle qu’on la définit aujourd’hui, mais essaient de se baser sur des mesures et des données qui permettent de surveiller réellement l’état des sols et de l’eau, et tous les moyens par lesquels nous dégradons les écosystèmes deviendraient de réels indicateurs de management."

L’alternative proposée a récemment pris le nom de Earth Genome Project. L’initiative en est à ses prémisses : le Natural Capital Project de Stanford en a pris la tête aux côtés de The Nature Conservancy, et cherche le soutien et l’implication de partenaires académiques, institutionnels et industriels. Google et Ernst & Young ont déjà confirmé leur intérêt et leur désir de faire partie de l’aventure. L’idée sous-jacente ? Rassembler un maximum de données sur les usages locaux des réserves en eau, la dégradation des sols, les émissions de gaz à effet de serre, etc. à travers le monde. Cela permettrait une modélisation à (très) grande échelle des services écosystémiques, mais également des applications au niveau d’un pays, d’une région, d’une ville ou d’un bassin versant. On comprend pourquoi Google est intéressé, le géant américain ayant notamment proposé de mettre à disposition les données disponibles dans Google Earth. Le développement de tels outils permettra notamment de déterminer si les réserves en eau d’une région approchent d’une limite critique, si un pâturage est trop intensif sur un paysage donné - le type de décision qu’il est impossible de prendre en s’appuyant sur la seule empreinte écologique.

L’approche est donc à la fois de permettre une prise de décision multi-échelles (locales, régionales et globales) et d’apporter un langage commun aux économistes, écologistes, et décideurs afin d’élaborer des politiques en accord avec "ce qui compte" pour les sociétés modernes. On voit bien que s’accorder sur la manière de comparer les différents scénarios possibles de développement et de chiffrer les solutions retenues seront deux éléments clés, et il sera intéressant d’être témoin du dialogue entre les partenaires de ce projet d’envergure dont les objectifs pourraient être fort éloignés.

Nous suivrons donc les évolutions du projet Earth Genome dans les prochains mois, notamment pour vérifier que les solutions développées sont à la hauteur des ambitions des porteurs de projets… et que la communauté scientifique comme les décideurs auront le pragmatisme nécessaire à leur usage ! Après tout, aussi ambitieux et complexe soit-il, un modèle n’est rien face au défi de l’interprétation pertinente de ses résultats.
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Pour en savoir plus, contacts :


- [1] Site internet de l’ONG The Nature Conservancy : http://www.nature.org/
- [2] Biographie de Peter Kareiva : http://bit.ly/1jsMgnW
- [3] Pascale Lapointe (18 février 2013). AAAS 2013 - La conservation de la nature face à ses choix. Disponible sur : http://bit.ly/1mxp926
- [4] Site internet du Breakthrough Institute : http://thebreakthrough.org/about/mission/
- [5] Linux Blomqvist et al., Does the Shoe Fit ? Real versus Imagined Ecological Footprints, PLoS Biology, 5 novembre 2013. Disponible sur : http://bit.ly/1h8qd8X
- [6] Natural Capital Project : http://www.naturalcapitalproject.org
- [7] Investissement de la fondation Moore : http://www.moore.org/grants/list/GBMF4323
- [8] WWF Global. Qu’est ce que l’empreinte écologique ? Disponible sur : http://bit.ly/1kTZD4S
- [9] Valérie Ouellet (2010). Ecosystème à vendre. Disponible sur : http://bit.ly/RGrPOd
- [10] David Biello (7 novembre 2013). Forget What You’ve Heard : Humans Are Not Using More Than 1 Planet. Scientific American. Disponible sur : http://bit.ly/1fhVMZY
Code brève
ADIT : 76073

Rédacteurs :


- Pierrick Bouffaron, Consulate General of France in San Francisco (pierrick.bouffaron@consulfrance-sanfrancisco.org) ;
- Retrouvez l’actualité en Californie sur http://sf.france-science.org ;
- Retrouvez toutes nos activités sur http://france-science.org.

Voir en ligne : http://www.bulletins-electroniques….