Bilan 2015 des évolutions salariales en sciences de la vie

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Bonne nouvelle : à l’échelle mondiale, les salaires des employés dans les sciences de la vie augmentent. Ce sont les résultats positifs du sondage mondial annuel de The Scientist, qui a obtenu cette année 4 724 répondants [1]. Dans la continuité de l’année 2014, la rémunération des chercheurs, professeurs, scientifiques et industriels est désormais plus importante, autant aux Etats-Unis qu’en Europe.
En ce qui concerne les Etats-Unis, les données du magazine montrent, sans surprise, que le niveau d’étude et les années d’expérience sont corrélés avec le salaire. Parallèlement, la rétribution varie selon la spécialisation. Plusieurs domaines se distinguent : les biotechnologies et la recherche clinique se retrouvent en tête du classement des champs les plus rémunérés et la génomique se démarque, cette année, par une considérable progression. A l’opposé, les acteurs américains en cancérologie subissent une diminution conséquente de leur salaire, sans que le magazine en identifie la raison.

Les analyses du journal permettent par ailleurs une comparaison entre les États-Unis/Canada et l’Europe. Sur les deux continents, on observe que les salaires dans l’industrie (big pharma et biotech) sont plus élevés qu’en milieu académique. Cependant, il apparait qu’indépendamment du lieu de travail, les Européens gagneraient près de 40 000 $ de moins par an que leurs homologues de l’autre côté de l’Atlantique, un écart qui pourrait être expliqué en partie par les avantages sociaux accordés, en plus de la rémunération, par les employeurs du vieux continent.

Enfin, l’enquête fait état des inégalités toujours présentes entre hommes et femmes qui touchent aussi bien les salariés d’Amérique du Nord que d’Europe. Chez les premiers, le revenu moyen des femmes représente seulement 74 % de celui des hommes, alors qu’il est de 76 % chez les seconds. Bien que ces chiffres soient bien supérieurs à ceux observés dans les pays d’Amérique Latine ou en Océanie, ils sont le reflet d’un fossé persistant entre les sexes qui touche aussi les métiers des sciences de la vie.


Rédacteur :
- Gabrielle Mérite, Attachée adjointe pour la Science et la Technologie, deputy-sdv.la@ambascience-usa.org