Bulletin d’actualité Espace n°17-09

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Personalia

Monsieur Ryan PERSAUD a intégré le bureau du CNES à Washington DC à l’ambassade de France aux Etats-Unis pour un stage de six mois.

Surveillance de l’Espace et Gestion du Trafic Spatial

Le Midland Space Radar de Leolabs opérationnel
Parabolic Arc, 20 avril 2017
LeoLabs a mis en opération le Midland Space Radar, dont la construction avait été lancée en septembre 2016, destiné à fournir des données de haute résolution de suivi des satellites et débris en orbite basse.

Lanceurs et lancements

Succès de la mission OA-7 de ravitaillement de la station spatiale internationale
Spacenews, 18 avril 2016
Le 18 avril 2017, la capsule de fret Cygnus a été lancée avec succès vers la station spatiale internationale par un lanceur Atlas V (configuration 401) dans le cadre de la mission Orbital ATK OA-7 depuis la base de Cape Canaveral. La capsule transportait 3 459 tonnes de charge utile, dont 38 cubesats (28 pour le projet européen QB50 destinés à étudier la thermosphère), l’équipement Advanced Plant Habitat, une version améliorée d’une serre en microgravité qui sera utilisée pour des expériences en sciences de la vie et des études en lien avec des missions habitées de longue durée nécessitant la culture in situ de nourriture, ainsi qu’une charge utile destinée à tester en orbite l’efficacité d’anticorps conjugués contre des cellules cancéreuses.

Nouveau courrier bipartisan de représentants de la Chambre sur le développement de nouveaux systèmes de lancement de la Défense
Spacenews, 14 avril 2017
Vingt représentants démocrates et républicains, parmi lesquels Adam Smith (démocrate, Washington), ranking member du comité des forces armées de la Chambre, ont adressé un courrier au secrétaire à la Défense James Mattis en date du 10 avril 2017 appelant le Département de la Défense à maintenir les efforts fournis dans le développement de systèmes de lancement complets et à ne pas se focaliser uniquement sur des éléments précis, tel qu’un moteur de remplacement du RD-180 équipant aujourd’hui le lanceur Atlas V d’United Launch Alliance (ULA).
Cinq représentants du Colorado, où se situe le siège d’ULA, quatre de l’Etat de Washington, où est basée Blue Origin, et trois du Texas, où se situent des infrastructures d’essais de Blue Origin et SpaceX, figurent parmi les signataires. Les représentants républicains de la Chambre Mac Thornberry (Texas), président du comité des forces armées de la Chambre, et Mike Rogers (Alabama) président du sous-comité des force stratégiques, lesquels demandaient, dans un précédent courrier daté de février 2017 adressé au Secrétariat à l’Air Force, un droit de regard et de décision sur le choix du moteur destiné à équiper le lanceur Vulcan d’ULA après la fin de l’utilisation du moteur russe RD-180 (« especially where one of the technologies is unproven at the required size and power », une référence au moteur BE-4 de Blue Origin, qui contrairement aux moteurs RD-180 et AR1 utilisant du kérosène recourt au méthane), n’y figurent pas.
L’Air Force a attribué plusieurs contrats de soutien au développement de moteurs et de lanceurs dans le cadre de son initiative Rocket Propulsion System lancée au début de l’année 2016 (financement de deux tiers public et d’un tiers privé). En mars de cette année, l’Air Force a publié un projet de demande de propositions (RFP) pour une nouvelle phase du programme, le Launch Service Agreement, dont la version définitive est attendue cet été.
L’Air Force devrait dans le cadre de cette consultation attribuer jusqu’à trois contrats pour la poursuite des développements de ces véhicules, vols de certification compris. Parmi les compétiteurs attendus, figurent Orbital ATK, qui développe un nouveau véhicule (programme Next Generation Launch), SpaceX, qui a reçu l’année dernière un financement en soutien à des activités sur son moteur à méthane Raptor, et ULA pour son véhicule Vulcan.
Aerojet Rocketdyne a également reçu l’année dernière un financement dans le cadre de l’initiative Rocket Propulsion System, en soutien à ses activités sur le moteur AR 1, moteur candidat tout comme le BE-4 de Blue Origin, pour équiper le lanceur Vulcan.
Note connexe précédemment publiée : Au-delà du RD-180 - Rapport du Center for Strategic and International Studies.

Station Spatiale Internationale et vol habité en orbite basse

Qualification du moteur réutilisable du CST-100 Starliner de Boeing
SatelliteTODAY, 21 avril 2017
La société Aerojet Rocketdyne a réalisé avec succès des tests de qualification de son moteur à hydrazine MR-104J réutilisable, destiné à équiper la capsule de transport d’équipage vers la station spatiale internationale de Boeing CST-100 Starliner.

Véhicules de secours pour la station spatiale internationale
Space.com, 21 avril 2017
La NASA souhaite que les capsules habitées de desserte de la station spatiale internationale en cours de développement, Dragon de SpaceX et CST-100 de Boeing, destinées à remplacer la capsule Soyouz, puissent être utilisées comme abri et de véhicule de secours pour un retour sur Terre. Pour mémoire, la capsule Soyouz ne peut accueillir que trois personnes, alors que les nouveaux vaisseaux pourraient en accueillir jusqu’à sept.

Météorologie

Promulgation du Weather Research and Forecasting Innovation Act
Spacenews, 17 avril 2017
Communiqué de presse de la Chambre, 19 avril 2017
Washington Post, 2 décembre 2016
Le président Trump a promulgué le Weather Research and Forecasting Innovation Act de 2017 (H.R. 353). Le texte établit un certain nombre de dispositions relatives à la prévision saisonnière, à la communication en matière de prévisions, aux prévisions en lien avec les tornades et ouragans, aux alertes en lien avec les tsunamis, à la politique de développement de satellites et d’acquisition de données météorologiques, à la déontologie, au soutien aux capacités aéroportées pour le suivi des ouragans et au renforcement de la couverture radar.
Au travers de ce texte, la NOAA est en outre officiellement habilitée à :
- étendre le projet pilote d’acquisition de données météorologiques auprès du secteur privé (6 M$ pour la période 2017-2020) lancé en septembre 2016 (contrats d’acquisition de radio-occultation GPS passés auprès de GeoOptics et Spire) ;
- poursuivre le développement du système de satellites en orbites équatoriale et polaire COSMIC-2 (Constellation Observing System for Meteorology, Ionosphere, and Climate) ; le lancement des six premiers satellites COSMIC-2, développés en coopération avec Taïwan et la Défense américaine, est prévu à bord d’un lanceur Falcon Heavy au plus tôt à la fin de l’année 2017, six satellites supplémentaires devant être lancés en orbite polaire en 2019.
La loi demande à la NOAA de conclure un accord avec les académies nationales d’ici la fin de l’année fiscale 2018 pour mener une étude de 24 mois, portant sur les besoins scientifiques en observation afin d’améliorer les prévisions météorologiques et les moyens de collecte des données obtenues par les futurs systèmes météorologiques.
Articles connexes précédemment publiés : Bulletin d’actualité Espace n°17-01 et Bulletin d’actualité Espace n°17-01.
Note connexe précédemment publiée : Activités Spatiales Américaines en 2016 : Météorologie Civile et Militaire.

Mars

Les préoccupations de l’inspecteur général de la NASA sur le programme d’exploration habitée de la NASA
The Space Reporter, 16 avril 2017
Space Policy Online, 18 avril 2017
Mars daily, 14 avril 2017
Spacenews, 12 avril 2017
Site du Bureau de l’Inspecteur général de la NASA, 13 avril 2017
Space Flight Insider, 15 avril 2017
Planetary.org, 26 avril 2017
Dans un rapport publié le 13 avril, intitulé Projets de la NASA pour l’exploration habitée au-delà de l’orbite terrestre basse, fruit de neuf mois d’audit, le bureau de l’inspecteur général de la NASA (OIG), en écho aux conclusions de précédents rapports du GAO, fait part de ses préoccupations quant à la capacité de l’agence à respecter le calendrier actuel des deux premières missions du Space Launch System (SLS), lesquelles sont aujourd’hui prévues pour novembre 2018 au plus tard (EM-1, sans équipage) et en août 2021 au plus tôt (EM-2, avec équipage). L’OIG pointe en particulier le retard de développement du module de service de la capsule Orion fourni par l’ESA et les risques techniques résultant du changement de conception de son bouclier thermique, les retards de développement des logiciels du SLS, d’Orion et des infrastructures au sol du Kennedy Space Center en Floride. D’autres éléments tels que la tornade ayant touché l’usine d’assemblage Michoud à la Nouvelle Orléans, dont les réparations pourraient se traduire par deux mois de retard sur les travaux du SLS, ainsi que l’étude nécessaire à l’évaluation de la faisabilité du projet de rendre la mission EM-1 habitée (qui pourrait conduire à un glissement de calendrier à la mi-2019) pourraient par ailleurs accentuer ces retards. En cas de délais supérieurs à six mois (mai 2019), la NASA devra en informer le Congrès, lequel pourra procéder à des auditions publiques. Le rapport souligne en outre le peu de clarté des étapes de l’exploration postérieurs à l’EM-1 (comme par exemple la situation du programme ARM), un fait accentué par le récent changement de l’Administration.
Le rapport relève que 26 Md$ auraient été dépensés pour les programmes visant l’envoi d’astronautes au-delà de l‘orbite terrestre basse entre les années fiscales (FY) 2006 (début du programme Constellation d’exploration habitée de l’administration George W. Bush, lequel ambitionnait un retour d’astronautes sur la lune d’ici les années 2020) et 2016 :
-  15,6 Md$ entre FY2012 et FY2016 pour le SLS, la capsule habitée Orion, les infrastructures Ground Systems Development and Operations (GSDO) et les activités Exploration Systems Development integration pour les missions EM-1 et EM-2 ;
-  5,7 Md$ entre FY2006 et FY2011 pour Orion, initiée dans le cadre du programme Constellation ;
-  1,8Md$ en FY2011 pour la transition du programme Constellation au programme Journey to Mars de la précédente Administration (envoi d’astronautes en orbite autour de Mars au cours des années 2030, poursuite du programme Orion mais annulation du programme Constellation et lancement du programme SLS) ;
-  2,8 Md$ entre FY2012 et FY2016 sur des développements technologiques liés aux vols habités et robotisés en lien avec le programme Journey to Mars.
Le rapport estime que depuis le début du programme d’exploration habitée de Mars, les dépenses effectuées dans ce domaine pourraient atteindre jusqu’à plus de 210 Md$ d’ici 2033. Pour le SLS, Orion et GSDO, l’OIG estime que la NASA devrait dépenser 23 Md$ jusqu’à la fin de l’année fiscale 2018.
Parmi les six recommandations, le rapport demande à la NASA de conclure des partenariats avec des sociétés privées pour son programme martien sur le modèle des contrats existants pour la desserte de l’ISS, précisant que des lanceurs privés pourraient envoyer des satellites en orbite terrestre basse ou en orbite cis-lunaire à des coûts bien inférieurs à ceux résultant d’un lancement par SLS, aujourd’hui estimé supérieur à un milliard de dollars. Le rapport souligne également la nécessité, pour remplir l’objectif d’une mission habitée vers Mars dans la décennie 2030, « de mettre en œuvre des travaux de développement significatifs sur des systèmes clefs tels que l’habitat en espace lointain, le transport spatial, les atterrisseurs martiens dans les années 2020, des décisions devant être prises dans les cinq prochaines années ».

Trump évoque une accélération du programme d’exploration habitée de Mars
Spacenews, 24 avril 2017
Lors d’un entretien avec l’astronaute Peggy Whitson, nouvelle détentrice du record américain du nombre de jours passés dans l’espace (534 jours) actuellement à bord de la station spatiale internationale, le président Trump a indiqué souhaiter que le premier vol habité vers Mars soit lancé avant la fin de son second mandat en tant que président, lequel s’achèverait le cas échéant en janvier 2025 (la NASA prévoit actuellement un premier vol habité à l’horizon 2033).
Note connexe précédemment publiée : Perspectives budgétaires de la NASA pour 2017 et 2018

Lune

Une nouvelle technique pour faire pousser des plantes sur la lune
Parabolic Arc, 20 avril 2017
Le centre Ames de la NASA a mis au point le procédé expérimental Lunar Plant Habitat qui pourrait permettre de faire pousser des plantes sur la lune, un développement qui s’inscrit dans le cadre des recommandations de la Decadal Survey, laquelle préconise les études sur le rôle des plantes dans le soutien à long terme à la vie sur la lune.

Exploration et Sciences de l’Univers

Un nouveau projet de coopération euro-américaine en vue de l’exploration du satellite Europe de Jupiter ?
Newscientist, 24 avril 2017
Un document présenté en avril dernier dans le cadre de la réunion annuelle de l’union européenne des géosciences envisage un projet de coopération sur l’exploration du satellite Europe de Jupiter, la Joint Europa Mission, comportant deux segments : un orbiteur (conception conjointe euro-americaine) ainsi qu’un atterrisseur (conçu par la NASA).
La mission pourrait comporter trois phases :
-  l’atterrisseur collecterait des échantillons et rechercherait des traces de vies pendant une durée de 35 jours ;
-  l’orbiteur prendrait des mesures laser, magnétiques et sismiques sur une durée de trois mois afin d’étudier la structure d’Europe et la composition des océans ;
-  l’orbiteur s’écraserait ensuite à la surface, après avoir transmis lors de sa descente des données de composition de l’atmosphère d’Europe.
Cette mission, dont le lancement serait envisagé pour le milieu de la décennie 2020 pour une durée de six ans et demi, complèterait la mission Europa Clipper d’exploration du satellite Europe par la NASA ainsi que d’autres initiatives européennes d’exploration du satellite Ganymède.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-04

Passage à la phase de construction des instruments de la NASA pour la mission européenne JUICE
Spaceref, 17 avril 2017
La NASA a annoncé le lancement de la phase de fabrication des instruments destinés à la sonde JUpiter ICy Moons Explorer (JUICE) pour une mission menée en partenariat avec l’ESA. Le budget total de la NASA pour ce projet s’élève à 114,4 M$.
Sur les dix instruments de la mission, les trois instruments développés par la NASA sont :
- l’Ultraviolet Spectrograph (UVS) fourni par le Southwest Research Institute (SwRI) (41,2 M$) ;
- le Particle Environment Package (PEP) fourni par le Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory en collaboration avec le Swedish Institute of Space Physics (IRF) (42,4 M$) ;
- le Radar for Icy Moon Exploration (RIME) fourni par le Jet Propulsion Laboratory (JPL) en collaboration avec l’Agence spatiale italienne (ASI) (30,8 M$).
Initiée par l’Agence spatiale européenne (ESA) dans le cadre du programme Vision Cosmique 2015-2025, JUICE a pour mission d’étudier, pour une durée de quatre ans, la magnétosphère de Jupiter, son atmosphère et ses satellites sur lesquels se trouvent de la glace (Callisto, Ganymède et Europe). La mission, dont le lancement est prévu dans cinq ans pour une arrivée sur Jupiter en octobre 2029, s’avère être complémentaire de la mission Europa Clipper, les deux projets visant à étudier la formation de zones habitables dans notre système solaire et au-delà : alors que ESA JUICE ambitionne de comprendre la formation et l’évolution des satellites galiléens, Europa Clipper se concentre sur Europe et son caractère habitable.

Un octocopter pour l’exploration du satellite Titan de Saturne ?
Space.com, 25 avril 2017
Présenté en mars à la Lunar and Planetary Sciences Conference, le octocopter Dragonfly, pourrait permettre l’exploration de multiples zones du satellite Titan de Saturne sur plusieurs années, une performance rendue possible grâce à la faible gravité (déplacement du drone facilité) et l’épaisse atmosphère (protection du drone contre les radiations) de Titan. Si elle est approuvée, la mission, proposée dans le cadre du programme New Frontiers de la NASA, pourrait être lancée vers 2025 pour une arrivée dans les années 2030. La NASA devrait sélectionner un certain nombre de propositions en novembre de cette année pour des compléments d’étude, le choix final étant attendu pour juillet 2019.

Secteur privé

Planet acquiert Terra Bella
Spacenews, 19 avril 2017
La société Planet a confirmé avoir acquis la société Terra Bella, jusqu’alors détenue par Google, cette dernière devenant actionnaire de la première. Google avait acquis Terra Bella en 2014 pour un montant de 500 M$ (alors dénommée Skybox Imaging). Une partie significative du personnel de Terra Bella devrait intégrer Planet. Cette acquisition s’accompagne d’un contrat pluriannuel de fourniture de données de Planet à Google, dont le volume et le montant n’ont pas été rendus publics.

Vers un retour au fonctionnement normal de l’ExIm Bank ?
SpaceNews, 17 avril 2017
Le 14 avril, Donald Trump, qui durant la campagne présidentielle avait indiqué envisager de fermer la banque d’import-export des Etats-Unis, l’ExIm Bank a nommé deux anciens membres républicains du Congrès au conseil d’administration de cette institution financière : Scott Garrett, qui avait pris des positions marquées vis-à-vis de cette institution, (présidence pour quatre ans) et Spencer Bachus (jusqu’en janvier 2019).
Ces nominations, pour autant qu’elles soient confirmées par le Sénat, restaureront le quorum requis au conseil d’administration de la banque, lui permettant d’approuver des transactions supérieures à 10 M$ concernant notamment l’accompagnement financier des projets à l’export de commercialisation de satellites et de services de lancement.

Prolongation de la date butoir de l’offre d’échange de créances d’Intelsat avec OneWeb
Reuters, 20 avril 2017
La société Intelsat SA a décidé de prolonger de plusieurs semaines (jusqu’à mi-mai) son offre d’échange de créances lancée le 24 mars dans le cadre de sa fusion avec OneWeb et réduire ainsi sa dette de 15 Md$ à 3,6 Md$.

Maintenance en orbite

Rejet par la DARPA de la poursuite engagée par Orbital ATK et poursuite du programme RSGS par SSL
Spacenews, 18 avril 2017
Spacenews, 12 avril 2017
Parabolic Arc, 12 avril 2017
Washington Technology.com, 13 avril 2017
Au lendemain d’une requête faite par la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) auprès d’une cour pour rejeter la procédure judiciaire engagée par Orbital ATK à son encontre, le constructeur de satellites commerciaux Space Systems Loral (SSL) a confirmé la signature et la mise en œuvre du contrat de développement de maintenance en orbite Robotic Servicing of Geosynchronous Satellites (RSGS) passé en février dernier avec l’agence de défense.
Pour mémoire, le programme RSGS vise à placer en orbite des technologies de maintenance de satellites testées au sol (inspection, ravitaillement, réparation notamment) pour démonstration en orbite en 2020 ou 2021.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-03.

Technologie

Près de 400 projets (50 M$) sélectionnés par la NASA dans le cadre des programmes SBIR et STTR
Parabolic Arc, 20 avril 2017
La NASA a sélectionné 399 propositions de recherche et technologie (1621 propositions reçues) portées par 277 petites entreprises et 44 institutions de recherche, , 338 entrant dans le cadre de l’édition 2107 du programme Small Business Innovation Research (SBIR) et 61 dans le cadre de l’édition 2107 de la phase 1 du programme Small Business Technology Transfer (STTR). Les projets sélectionnés pour une durée de six mois pour le programme SBIR et un an pour STTR), se verront allouer un montant plafonné à 125 K$, la valeur globale du financement dégagé par la NASA étant de 49,9 M$.
Pour mémoire, le programme SBIR est géré par le centre Ames de la NASA en Californie pour le compte du Science Technology Mission Directorate (STMD).

Trois contrats de la NASA pour Made in Space
Parabolic Arc, 21 avril 2017
Made in Space a reçu trois contrats de la NASA dans le cadre du programme SBIR/STTR (Small Business Innovation Research / Small Business Technology Transfer) :
-  un premier contrat d’une durée de six mois dans le cadre de la phase 1 de SBIR pour le Vulcan Advanced Hybrid Manufacturing System qui a pour objectif de permettre aux astronautes de la station spatiale internationale (ISS) de fabriquer des pièces de rechange de grande résistance et de grande précision par impression 3D. Pour mémoire, Made In Space a mis en place des partenariats industriels avec des entreprises comme Boeing, Lockheed Martin, Orbital ATK, Sierra Nevada Corporation, et Bigelow Aerospace afin d’évaluer la technologie optimale de fabrication dans l’espace destinée au projet d’habitat cislunaire du programme NextSTEP ;
-  un deuxième contrat (six mois également) entrant dans le cadre du programme SBIR pour l’Industrial Crystallization Facility, lequel vise le développement et la production de cristaux optiques non-linéaires en microgravité ;
-  un contrat d’une durée de douze mois (d’une valeur maximale de 125 k$) entrant dans la phase 1 du programme (STTR) et pour les Structural-Health Aware Failure-Tolerant Engineered to Respond (SAFER) Additively Manufactured Systems, mené en partenariat avec l’université d’Etat de l’Ohio, portant sur des capteurs et actionneurs conçus pour surveiller l’état des véhicules et habitats spatiaux sur le long terme, notamment via le développement d’un nouveau matériau piézoélectrique obtenu par impression 3D destiné aux vols habités de longue durée.

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Ambassade de France aux États-Unis d’Amérique
Service spatial – Bureau du CNES