Bulletin d’actualité Espace n°18-06

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Politique

Mike Pence nomme des membres du National Space Council’s Users Advisory Group
Parabolic Arc, 20 février 2018
A la veille de la deuxième réunion du National Space Council du 21 février, Mike Pence a rendu publique la liste des personnalités retenues comme membres du National Space Council’s Users Advisory Group, « destiné à favoriser la coordination, la coopération et l’échange d’informations technologiques  » au bénéfice des activités spatiales du pays.
Les personnalités retenues sont :

  • Buzz Aldrin, Apollo 11 astronaut ;
  • Tory Bruno, President and CEO of United Launch Alliance ;
  • Wes Bush, CEO of Northrop Grumman ;
  • Dean Cheng, Scholar at the Heritage Foundation ;
  • Eileen Collins, 4-time Shuttle astronaut, first female shuttle commander ;
  • Steve Crisafulli, Former Speaker of the Florida House of Representatives ;
  • Mary Lynne Dittmar, President and CEO of The Coalition for Deep Space Exploration ;
  • Adm. Jim Ellis, Retired 4-star Admiral, former head of STRATCOM, and member of the Space Foundation Board of Directors ;
  • Tim Ellis, CEO of Relativity Space ;
  • Newt Gingrich, Author, former Speaker of the House ;
  • Marillyn Hewson, CEO of Lockheed Martin Corporation ;
  • Homer Hickam, Author of the book “Rocket Boys” and former NASA Marshall Spaceflight Center engineer ;
  • Governor Kay Ivey, Governor of Alabama ;
  • Fred Klipsch, Founder and Chairman of Hoosiers for Quality Education ;
  • Les Lyles, Retired 4-star Air Force General and member of the NASA Advisory Council ;
  • Pam Melroy, 3-time Shuttle astronaut and former Deputy Director of the Tactical Technology Office at the Defense Advanced Research Projects Agency ;
  • Dennis Muilenberg, CEO of the Boeing Company ;
  • Faith Ozmen, CEO of the Sierra Nevada Corporation ;
  • G.P. Bud Peterson, President of the Georgia Institute of Technology ;
  • Jack Schmitt, Apollo 17 Astronaut and former Senator ;
  • Gwynne Shotwell, President and COO of SpaceX ;
  • Bob Smith, CEO of Blue Origin ;
  • Eric Stallmer, President of the Commercial Spaceflight Federation ;
  • David Thompson, Founder and CEO of Orbital ATK ;
  • Pamela Vaughan, Board Certified Science Teacher ;
  • Mandy Vaughn, President of VOX Launch Company ;
  • Stu Witt, Founder of Mojave Air and Spaceport, former Navy pilot, former Chairman of the Commercial Spaceflight Federation ;
  • David Wolf, 4-time Shuttle astronaut and physicia ;
  • Pete Worden, Former Air Force General and NASA Ames Center Director.

Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-33.

International

Des sociétés américaines de service de lancement visitent la base brésilienne d’Alcantara
Cf. Spatioports

Sécurité et Défense

Le satellite Kestrel Eye est opérationnel
Space News, 21 février 2018
Le satellite expérimental d’observation de la Terre de la Défense, Kestrel Eye, a été déclaré opérationnel par son fabricant, Adcole Maryland Aerospace. Ce cubesat de classe 27U (28 cm x 38 cm x 96 cm), déployé depuis l’ISS en octobre 2017, devrait fournir ses premières images d’ici quelques semaines. Après une période de tests courant jusqu’à la fin du printemps, Kestrel Eye pourrait ensuite être utilisé dans le cadre d’une crise et ce jusqu’au terme de ses deux années de durée de vie nominale.
Pour mémoire, ce satellite de 2 M$ a pour mission de fournir en temps quasi-réel aux forcées armées américaines en opération au sol des images de 1,5 m de résolution.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-26.

L’USAF dément s’être vu proposer un lancement gratuit de la part de SpaceX pour le vol inaugural du Falcon Heavy
Air Force Time, 21 février 2018
Article connexe précédemment publié : Succès du vol inaugural du Falcon Heavy de SpaceX : un changement de paradigme ?

Négociations entre Aerojet Rocketdyne et l’USAF autour des coûts de développement de l’AR1
Cf. Lanceurs et lancements

Lanceurs et Lancements

Lancement d’un Falcon 9 le 22 février : mise en orbite d’un satellite espagnol, première étape dans le développement de la mégaconstellation Starlink, mais échec de la récupération de la coiffe
Associated Press, Washington Post, Bloomberg News, Wall Street Journal, Space.com, Spaceflight Now, Space News, 22 février 2018
SpaceX a lancé avec succès le 22 février depuis la base de Vandenberg (Californie), le satellite radar d’observation de la Terre espagnol PAZ, ainsi que deux satellites démonstrateurs de la future méga-constellation Starlink de SpaceX (Tintin A et Tintin B).
Le vol de Falcon 9 s’est effectué avec un premier étage réutilisé qui n’a pas fait l’objet d’une nouvelle tentative de récupération.
La coiffe du lanceur, après une descente ralentie à l’aide de parachutes, a amerri à quelques centaines de mètres d’un navire équipé d’un filet, qui devait la récupérer.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°18-04 et n°17-21.

Le Falcon 9 de SpaceX certifié pour les « missions scientifiques de risque moyen »
Space News, 19 février 2018
La requête budgétaire pour l’année fiscale 2019 (version complète du 14 février dernier, section sur le Launch Services Program - LSP) indique que la NASA aurait certifié le mois dernier la version actuelle (Block 4) du Falcon 9 « en pleine poussée » pour le lancement de missions scientifiques de catégorie 2, laquelle exige entre un à trois lancements successifs réussis pour couvrir les « missions de risque moyen ».
Cette certification devrait notamment permettre à SpaceX de procéder au lancement du télescope spatial TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite) reporté de mars prochain à la mi-avril (pas avant le 16 avril) à la demande de SpaceX.
La requête indique également que le Launch Services Program a débuté le processus devant conduire à la certification de la version actuelle du lanceur Antares d’Orbital ATK et entamé des discussions en vue de la certification de certains lanceurs toujours en développement, dont le New Glenn de Blue Origin, le Next General Launch d’Orbital ATK et le Vulcan d’United Launch Alliance.

Vers de premiers tests de mise à feu du Block 5 de Falcon 9
Americaspace, 19 février 2018
La presse signale l’arrivée sur le site de McGregor (Texas) d’éléments Block 5 du Falcon 9 pour des tests de mise à feu. Alors que peu de détails ont filtré sur la nature des modifications apportées par rapport au Block 4 (une centaine de modifications ?), il semblerait que les moteurs Merlin aient été revus afin d’être plus performants, plus fiables et plus faciles à fabriquer. Ils devraient également pouvoir être utilisés une douzaine de fois (contre deux ou trois fois pour les moteurs Merlin du Block 4). Le Block 5, qui selon Elon Musk devrait voir son vol inaugural dans quelques mois, vise également la qualification du Falcon 9 pour les vols habités.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°18-04 et n°17-28.

Le moteur RS-25 d’Aerojet Rocketdyne à plein régime
Site de l’entreprise, 21 février 2018
La NASA et Aerojet Rocketdyne ont effectué le 21 février un test de mise à feu du moteur RS-25 destiné à équiper le futur lanceur SLS. D’une durée de 260 secondes, ce test a permis d’atteindre 113 % du niveau de poussée initialement visé dans la conception.
A noter qu’il s’agissait du quatrième test impliquant le Pogo Accumulator Assembly, un dispositif d’amortissement des vibrations issu de la fabrication additive.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-25.

Négociations entre Aerojet Rocketdyne et l’USAF autour des coûts de développement de l’AR1
Space News, 16 février 2018
Aerojet Rocketdyne cherche à renégocier le contrat RPS (Rocket Propulsion System) qu’elle a passé avec l’USAF en 2016 pour le développement du moteur AR1 dans le cadre du programme EELV (Evolved Expendable Launch Vehicle). Le contrat prévoit le partage des coûts de développement, avec un tiers à la charge de l’entreprise contre deux tiers à la charge de l’USAF. Aerojet Rocketdyne, qui aurait à ce stade investi 86,1 M$ dans le développement du moteur, souhaiterait réduire sa part à hauteur d’un sixième des coûts partagés.
L’USAF a réaffirmé l’exigence d’achever le développement du moteur d’ici la fin 2019, quelle que soit l’issue des pourparlers.
Un mémo de l’Air Force indiquerait que l’armée ne serait pas encline à répondre aux attentes d’Aerojet Rocketdyne, préférant considérer le moteur AR1 comme une solution de secours de premier ordre, au schéma de développement moins rapide.
Pour mémoire, Aerojet Rocketdyne est l’une des quatre sociétés ayant signé un contrat RPS, aux côtés d’Orbital ATK, de SpaceX et de United Launch Alliance. A la différence de ces trois sociétés, qui possèdent des lanceurs en compétition pour le développement d’un système de lancement EELV, Aerojet Rocketdyne ne développe pas de lanceur propre.

Le très discret mini-lanceur Astra
Abc7news, 16 février 2018
Le site d’information Abc7news mentionne des activités à Alameda (Californie) suggérant le déroulement de tests au sol par la société SKY7 de son mini-lanceur Astra.

Spatioports

Des sociétés américaines de service de lancement visitent la base brésilienne d’Alcantara
Reuters, 22 février 2018
En décembre dernier les sociétés Boeing, Lockheed Martin, SpaceX, Vector Space Systems et Microcosm se sont rendues sur la base militaire d’Alcantara, au Brésil. Si SpaceX a réfuté vouloir utiliser la base pour ses propres lancements, Lockheed et Boeing ont pour leur part indiqué mener des discussions sur une éventuelle utilisation de ce site, proche de l’équateur.

Station Spatiale Internationale et vol habité en orbite basse

Création de Bigelow Space Operations
Space.com, 20 février 2018
Parabolic Arc, 20 février 2018

Bigelow Aerospace a annoncé le 20 février la création d’une filiale, Bigelow Space Oprations (BSO), qui sera en charge de la gestion de la future station spatiale actuellement en construction dans les infrastructures de la maison mère au Nevada.
BSO mènera également une étude de marché, qui doit être achevée d’ici la fin de l’année, afin d’identifier les potentiels clients pour l’utilisation de cette station.
L’entreprise a en outre conclu un partenariat avec le CASIS (Center for the Advancement of Science in Space) pour la promotion et l’utilisation de l’ISS U.S. National Laboratory.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-32.

Maintenance en orbite

The Aerospace Corporation se penche sur la maintenance satellitaire en orbite
Site de l’organisation, 15 février 2018
Site de l’organisation, 16 février 2018

L’organisation à but non lucratif The Aerospace Corporation a publié à la mi-février deux rapports sur les enjeux autour de la maintenance satellitaire en orbite :

  • Assurance Through Insurance and On-Orbit Servicing (PDF) ;
  • On-Orbit assembly of Space Assets : A Path to Affordable and Adaptable Space Infrastructure (PDF).

Article connexe précédemment publié : Retour sur l’année 2017 : Maintenance satellitaire en orbite.

Observation de la Terre

Planetary Resources se recentre sur l’observation de la Terre
Parabolic Arc, 21 février 2018
Evoquant un « rendez-vous manqué » pour une étape importante de levée de fonds, Planetary Resources a déclaré effectuer à court terme un recentrage de ses activités autour de l’exploitation du satellite Arkyd-6 lancé le 12 janvier, repoussant pour quelques temps ses ambitions en matière d’exploitation des ressources spatiales et d’exploration, qui demeurent toutefois des objectifs à plus long terme.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°18-01.

CloudSat quitte l’A-Train
Space Daily, 26 février 2018
Le Jet Propulsion Laboratroy (JPL) a procédé lors de la semaine du 19 février à un abaissement de l’orbite du satellite CloudSat en raison de la perte d’une des quatre roues à réaction qui lui permettent de contrôler son orientation en orbite. Alors que sa mission scientifique se poursuit, le satellite ne fera toutefois plus partie de la constellation Afternoon (ou A-Train) composée de six satellites d’observation de la Terre destinés à améliorer la compréhension du fonctionnement de notre planète en tant que système. Pour mémoire, depuis son lancement en 2006, CloudSat avait déjà subi un problème technique impliquant les performances de sa batterie.

Orbital Insight ouvre un bureau au Japon
Via Satellite, 20 février 2018
Orbital Insight a annoncé l’ouverture d’un bureau à Tokyo afin de « répondre à la demande en produits et services » de l’entreprise à travers la région Asie-Pacifique.
Pour mémoire, les liens entre Orbital Insight et le Japon se sont en particulier matérialisés au travers d’un financement de série C pour lequel ont contribué Geodesic Capital et Itochu Corporation ainsi qu’avec la signature, fin 2017, d’accords de partenariat avec ABeam Consulting, Itochu et SKY Perfect JSAT.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-10.

Télécommunications

Lancement d’un Falcon 9 le 22 février : mise en orbite d’un satellite espagnol, première étape dans le développement de la mégaconstellation Starlink, mais échec de la récupération de la coiffe
Cf. Lanceurs et lancements

Exploration et Sciences de l’Univers

Planetary Resources se recentre sur l’observation de la Terre
Cf. Observation de la Terre

Le Falcon 9 de SpaceX certifié pour les « missions scientifiques de risque moyen »
Cf. Lanceurs et lancements

Secteur privé

Les dix entreprises spatiales les plus innovantes
Parabolic Arc, 21 février 2018
Le site Fast Company a publié sa liste annuelle des dix entreprises les plus innovantes dans le secteur spatial. A noter, par rapport à l’année dernière :

  • le maintien de SpaceX, Blue Origin, Stratolaunch Systems et Rocket Lab ;
  • la sortie de Spire Global, Kymeta, Moon Express, des deux sociétés chinoises China Aerospace Corporation et de la société singapourienne Astroscale.

Technologie

Feu vert pour la plate-forme de York Space Systems
Space News, 22 février 2018
York Space Systems a conduit avec succès une revue critique de conception, ce qui lui permet d’envisager le lancement du prototype Harbinger en novembre de cette année. La start-up établie à Denver (Colorado) a déclaré disposer à ce jour de 90 intentions d’achat de sa plate-forme de classe S stabilisée selon trois axes, capable d’emporter jusqu’à 85 kg de charge utile, 60 % de ses marques d’intérêt provenant d’agences fédérales américaines. Le prix de vente de cette plate-forme se situerait entre 675 k$ et 1,6 M$ selon les options retenues : propulsion électrique, systèmes de puissance avancés, liaisons descendantes par laser. La société a lancé en novembre dernier la construction d’un site de fabrication, qui une fois opérationnel, devrait permettre la construction de 200 satellites par an.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-27.

Précédent bulletin : Bulletin d’actualité Espace n°18-05.

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Ambassade de France aux États-Unis d’Amérique
Service spatial – Bureau du CNES