Bulletin d’actualité Espace n°18-09

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Personalia

La Chambre réitère son soutien à Jim Bridenstine
Space News, 20 mars 2018
Prenant acte de l’annonce du départ à la retraite fin avril 2018 de l’administrateur par intérim de la NASA Robert Lightfoot, à ce poste depuis le 30 janvier 2017, une soixantaine de Représentants de la Chambre, dont une douzaine de démocrates, ont signé un courrier enjoignant le Sénat à confirmer la proposition de nomination à la tête de la NASA du Représentant Jim Bridenstine (républicain, Oklahoma) portée par l’administration Trump depuis le 2 septembre 2017.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°18-04.

Politique

L’America First, au cœur de la nouvelle stratégie spatiale américaine
Parabolic Arc, Space News, Space Policy Online, 24 mars 2018
La Maison Blanche a publié le 23 mars un résumé de sa National Space Strategy. Le texte, qui met en avant la volonté de leadership américain dans l’espace, s’inscrit dans la droite ligne du mot d’ordre du président Trump « America First » et place l’espace dans une perspective plus large de sécurité nationale « Peace through strength ». Quatre piliers sont identifiés :

  • renforcer la résilience des infrastructures spatiales ;
  • renforcer les options de dissuasion et de combat ;
  • améliorer les capacités de base (surveillance de l’environnement, renseignement, etc.) ;
  • œuvrer pour l’émergence d’un contexte favorable au développement du secteur privé américain et à une coopération internationale correspondant aux intérêts nationaux.

International

Chine : l’amendement Wolf demeure en vigueur
Parabolic Arc, 24 mars 2018
La loi de finance pour l’exercice 2018 maintient les restrictions en matière de coopération avec la Chine de la NASA et de l’OSTP (Office of Science Technology Policy) : « None of the funds made available by this Act may be used…to develop, design, plan, promulgate, implement, or execute a bilateral policy, program, order, or contract of any kind to participate, collaborate, or coordinate bilaterally in any way with China or any Chinese owned company unless such activities are specifically authorized by a law enacted after the date of enactment of this Act ».
Le texte encadre également strictement les visites chinoises dans les locaux ou les installations de la NASA, ainsi que les réunions avec des ressortissants de ce pays (accord nécessaire du FBI et de la Chambre des Représentants).
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°18-08.

Des lanceurs américains tirés depuis le Brésil ?
Cf. Spatioports

Coopération commerciale sino-américaine en très haute altitude
Cf. Vols suborbitaux

Sécurité et Défense

Le financement surprise de WGS-11 et WGS-12
Space News, 22 mars 2018
La loi de finance pour l’exercice 2018 inclut un montant de 600 M$ pour deux satellites Wideband Global SATCOM (WGS), WGS-11 et 12, alors que le Département de la Défense (DoD), qui n’en faisait la demande ni pour 2018 ni pour 2019, avait fait savoir à l’industrie qu’il cesserait de passer des contrats pour ce type de satellites (de fabrication Boeing) à compter de la version 10 (dont le lancement est prévu en 2019).
La Chambre a explicité sa décision en mettant en avant le fait que ces fonds étaient une mesure nécessaire pour s’assurer que l’U.S. Air Force (USAF) soit capable de réorganiser ses multiples séries de satellites qui devront être remplacées dans les prochaines années (surveillance de l’espace, navigation et positionnement ou encore l’alerte missiles). Le texte enjoint du reste le secrétaire de l’USAF à fournir un rapport au Congrès sur ses projets de réorganisation, dans les 60 jours après l’adoption de la loi.
A noter que le texte réduit par ailleurs de 14 M$ à 7 M$ le financement de l’étude « analyse des alternatives », en cours depuis 2016, qui examine les possibilités accrues d’intégration de services du secteur privé dans le dispositif des communications militaires.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-12.

Lanceurs et Lancements

La Chambre passe en revue deux projets portant sur le domaine spatial
Space Policy Online, Space News, Site de la commission Science, Espace et Technologie, 22 mars 2018
La commission Science, Espace et Technologie de la Chambre a approuvé à l’unanimité le 22 mars deux projets de loi dans le domaine spatial :

  • l’American Leadership in Space Technology and Advanced Rocketry Act (ALSTAR Act, H.R. 5345) ;
  • et le Commercial Space Support Vehicle Act (H.R. 5346).

Le premier texte établit le centre Marshall de la NASA comme centre principal pour la propulsion des lanceurs, en particulier pour le développement des capacités de propulsion des lanceurs de prochaine génération.
Le second permet au bureau du transport commercial de la FAA, à partir de mars 2019, de délivrer des licences et des permis expérimentaux pour les véhicules de soutien spatial (space support vehicles), c’est-à-dire les avions qui sont utilisés comme partie intégrante d’un système de lancement (comme le WhiteKnightTwo de Virgin Galactic ou l’avion géant en cours de développement de Stratolaunch System) ou qui permettent la conduite d’activités de recherche ou d’entrainement.
Déclarations d’ouverture de la session de révision des projets de loi (Mark Up) :

  • Lamar Smith, président de la commission Science, Espace et Technologie, (républicain, Texas) ;
  • Mo Brooks, vice-président de la sous-commission Espace, (républicain, Alabama) ;
  • Bill Posey, Représentant à la Chambre, (républicain, Floride).

Lors de cette session les Représentants ont également adopté à l’unanimité l’Innovators to Entrepreneurs Act (H.R. 5086), dont l’objectif est de renforcer l’I-Corp (Innovation Corporation) de la NSF (National Science Foundation).

SpaceX aurait perturbé les signaux GPS lors d’un lancement en août 2017
Cf. Navigation et positionnement

Des lanceurs américains tirés depuis le Brésil ?
Cf. Spatioports

Vols suborbitaux

La Chambre passe en revue deux projets portant sur le domaine spatial
Cf. Lanceurs et Lancements

Bientôt le premier vol suborbital pour Exos Aerospace
Space News, 23 mars 2018
Après son succès mi-mars d’un test de vol stationnaire captif (hover test) dans ses infrastructures au Texas, Exos Aerospace, détentrice d’une licence de lancement délivrée par la FAA (Federal Aviation Administration), se prépare pour le vol inaugural de son lanceur suborbital réutilisable SARGE (Suborbital Autonomous Rocket with GuidancE).
Le lancement, prévu le 7 avril depuis le Spaceport America, devrait permettre d’emporter des charges utiles commerciales jusqu’à une altitude de 80 kilomètres.
A terme, l’objectif est d’obtenir les qualifications nécessaires pour que le lanceur soit intégré au programme Flight Opportunities de la NASA pour l’obtention de contrats de lancements de charges utiles pour des activités de recherche suborbitale.
Article connexe précédemment publié :

Coopération commerciale sino-américaine en très haute altitude
Nanoracks, 22 mars 2018
NanoRacks a annoncé un partenariat avec la société Kuang-chi (siège à Shenzhen) portant sur l’utilisation du véhicule chinois « the traveler » (ballon à hélium capable de voler jusqu’à 25 km pour le transport de passagers) pour des missions scientifiques ou de tourisme spatial.

Spatioports

Des lanceurs américains tirés depuis le Brésil ?
Reuters, 9 mars 2018
Dans un article du 22 mars, l’agence de presse revient sur le sujet des possibles lancements américains depuis le Brésil, abordé le 22 février :

  • visite d’Alcantara en décembre 2017 des entreprises Boeing, Lockheed Martin et Vector Launch ;
  • rapprochement entre le Space Enterprise Council présidé par Boeing, et Embraer SA, acteur majeur dans le paysage aérospatial brésilien ;
  • conférence téléphonique entre des représentants gouvernementaux et industriels des deux pays, ainsi qu’une représentante du National Security Council de la Maison Blanche autour du Technology Safeguards Agreement (TSA), un accord nécessaire au Brésil pour pouvoir procéder à des lancements de fusées américaines ; selon les représentants américains, le TSA pourrait être négocié d’ici la fin 2018 (la précédente négociation entre les deux Etats sur le sujet a été interrompue en 2003 du fait de l’opposition du gouvernement en place au Brésil).

A noter que SpaceX, qui n’a pas fait partie de la délégation de décembre, s’est dite non intéressée pour effectuer des lancements depuis le Brésil.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°18-06.

Le Nouveau Mexique soutient le Spaceport America
Parabolic Arc, 20 mars 2018
L’Etat du Nouveau Mexique a approuvé un plan de financement d’infrastructures spatiales pour un montant de 17 M$. Ce montant comprend :

  • 10 M$ pour la construction d’un nouveau hangar de construction et de test de satellites ;
  • 5 M$ pour un parc pétrolier ;
  • 0,5 M$ pour des installations d’intégration de charges utiles pour véhicules de lancement ;
  • 0,5 M$ pour des réparations et mises à niveaux d’installations diverses.

L’Etat a en outre accordé une participation au budget de fonctionnement du spatioport avoisinant 1 M$.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°18-05.

Station Spatiale Internationale et vol habité en orbite basse

Le point sur le Crew Dragon et Starliner
Parabolic Arc, 27 mars 2018
Le site publie un ensemble de planches détaillées sur l’avancement des activités en lien avec le développement des véhicules de transport d’équipage vers la station spatiale internationale de SpaceX (Crew Dragon) et Boeing (Starliner) dans le cadre du programme CCtCap de la NASA. Les dates des deux vols de chaque véhicule demeurent inchangées depuis le début de l’année :
SpaceX  :

  • Demonstration Mission 1 : août 2018 ;
  • Demonstration Mission 2 (avec équipage) : décembre 2018.

Boeing  :

  • Orbital Flight Test : août 2018 ;
  • Boeing Crew Flight Test : novembre 2018.

Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°18-01.

Observation de la Terre

Scepter Inc. souhaite lancer une constellation dédiée à la surveillance de la qualité de l’air
Space News, 23 mars 2018
Scepter Inc., une startup basée dans la Silicon Valley, ambitionne de construire une constellation de satellites destinée à fournir des services de surveillance atmosphérique (suivi de la qualité de l’air) à l’échelle mondiale pour des clients publics comme privés.
L’entreprise a acquis un brevet délivré par le gouvernement américain pour l’utilisation de capteurs spatiaux permettant la collecte d’informations sur les différents gaz présents dans une colonne d’air verticale. Grâce à ce brevet, Scepter espère réunir 15 M$ dans un tour de financement de série A afin de développer progressivement ses activités spatiales. Il s’agirait in fine d’établir une constellation de satellites en orbite basse capable d’offrir des produits et des services fondés sur des mises à jour apportées toutes les heures, sur une vingtaine de segments de marché, incluant les agences gouvernementales de surveillance de la qualité de l’air, mais aussi des sociétés dans le domaine de l’agriculture, de l’énergie, de l’assurance de la santé ou des cosmétiques.
Scepter et SSL seraient en relation pour la construction des satellites de la constellation. La startup discuterait également avec d’autres entités du groupe Maxar pour la construction des systèmes sol (MDA) et le traitement des données (Radiant Solutions).

Télécommunications

OneWeb soumet à la FCC un projet de 1 200 satellites supplémentaires
Space News, 20 mars 2018
La FCC (Federal Communications Commission) a décidé en septembre dernier d’accorder davantage de temps aux opérateurs de constellation pour déployer leurs satellites. Alors qu’elle exigeait que les sociétés déploient l’intégralité de leur constellation dans les six ans qui suivent l’obtention d’une licence d’exploitation de fréquences, elle impose désormais le déploiement intégral en neuf ans, au moins la moitié des satellites devant entrer en service en six ans.
Dans ce contexte, et après une première licence d’exploitation obtenue par la FCC en juin 2017 concernant 720 satellites en orbite basse, OneWeb a adressé une nouvelle demande de licence à l’autorité gouvernementale concernant 1 260 satellites supplémentaires qui viendraient élargir la constellation de l’entreprise. Les satellites supplémentaires utiliseraient également les bandes Ku et Ka. Le nombre de plans orbitaux de la constellation passerait de 18 à 36, le nombre de satellites par plan orbital de 40 à 55. Le nombre de stations terriennes serait également porté à la hausse.
Pour mémoire, OneWeb avait sollicité la FCC en janvier dernier (pour les mêmes raisons) pour un complément en orbite de son projet initial avec une constellation en orbite moyenne :

  • augmentation du nombre de satellites, de 1 280 à 2 560 ;
  • extension du spectre de fréquences, avec l’inclusion des fréquences en bande Ka, Ku et E, en sus de la bande V.

OneWeb n’a en revanche pas commenté les évolutions qui pourraient être induites par ce changement de réglementation concernant le transfert en décembre dernier de la demande d’utilisation de la bande passante V pour une constellation de 2 956 satellites de Boeing à SOM1101 LLC, entreprise créée par Greg Wyler (fondateur de OneWeb).
Pour mémoire, la FCC n’a à ce jour octroyé de licence d’exploitation à aucun des six projets en bande V soumis en 2016 et 2017. Trois licences ont été octroyées pour des systèmes non-géostationnaires en bande Ku et Ka : OneWeb, Telesat (117 satellites, Canada) et Space Norway (2 satellites en orbite hautement elliptique). Huit autres projets sont dans l’attente d’une décision de la FCC (dont le projet de constellation Starlink de 4 425 satellites de SpaceX).
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-14.

Mars

Making Life Multi-Planetary
New Space Journal, mars 2018
Dans un long article, Elon Musk revient sur les différents points en lien avec son projet de colonie martienne :

  • avancées technologiques (réservoir cryogénique d’oxygène liquide, moteur Raptor, atterrissage des étages du lanceur par rétro-propulsion, cadences de lancement, rendez-vous et amarrage) ;
  • évolution des lanceurs (Falcon 1, Falcon 9, Falcon Heavy et BFR) ;
  • financement du BFR (lancement de satellites, desserte de la station spatiale internationale, missions lunaires) ;
  • Mars (architecture de transport, entrée atmosphérique, atterrissage sur Mars, objectifs des missions, base martienne).

SpaceX aurait perturbé les signaux GPS lors d’un lancement en août 2017
Fortune, 26 mars 2018
Lors du lancement du 24 août 2017, le Falcon 9 de SpaceX aurait créé une perturbation de l’ionosphère dans un rayon de 450 km, trois heures durant. La séparation des premier et second étages, du fait de la trajectoire du lanceur, plus verticale qu’à l’accoutumée en raison de la faible masse du satellite emporté, aurait généré une onde de choc circulaire, laquelle aurait été susceptible de provoquer une erreur de positionnement d’un mètre dans l’interprétation des signaux GPS.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-18.

Exploration et Sciences de l’Univers

Le lancement du télescope James Webb à nouveau repoussé (de mai 2019 à mai 2020)
Space News, Spaceflight Now, Parabolic Arc, 27 mars 2018
La NASA a déclaré le 27 mars qu’elle retardait le lancement du télescope James Webb d’une année supplémentaire. Le lancement, initialement prévu pour octobre 2018, a été une première fois repoussé à mai 2019. Une date de lancement officielle devrait être annoncée aux environs du mois de juin 2018, après la revue complémentaire de l’Independent Review Board établie par la NASA.
Les problèmes touchant la plateforme (contamination des valves des propulseurs notamment) et le bouclier solaire (temps de déploiement deux fois plus long que prévu), qui avaient induit le premier report du lancement, sont à l’origine de ce nouveau retard. L’intégration globale et les tests ont également nécessité davantage de temps que prévu.
Le coût de la mission pourrait dépasser le plafond de 8 Md$ fixé par le Congrès en 2011, ce qui nécessiterait que la NASA soumette à nouveau le programme aux législateurs pour autorisation de poursuivre ses activités. Un dossier de la NASA présentant les informations mises à jour sur le calendrier, les coûts et les mesures correctives est attendu pour juin 2018. Si le Congrès n’autorise pas la mission 18 mois après avoir reçu le rapport de la NASA, cette dernière ne sera pas autorisée à dépenser davantage que les coûts d’annulation de la mission (termination costs).
A noter que le retard du James Webb retarde également les missions scientifiques qui lui sont liées (le lancement d’une consultation pour un premier cycle d’observations prévu pour le mois prochain a été reporté à une date ultérieure) et devrait avoir un impact sur le prochain Decadal Survey.
Pour mémoire, le lancement du télescope doit être assuré par une Ariane 5.
Articles connexes précédemment publiés :

Propulsion spatiale nucléaire
Cf. Technologie

Secteur privé

Publication de deux livres sur Elon Musk, Jeff Bezos et l’Espace
The Space Review, 26 mars 2018

  • Rocket Billionaires : Elon Musk, Jeff Bezos, and the New Space Race ;
  • The Space Barons : Elon Musk, Jeff Bezos, and the Quest to Colonize the Cosmos.

SSL remporte deux contrats de construction de satellites de télécommunications
Space News, 26 mars 2018
SSL a remporté deux contrats de construction de satellites géostationnaires de télécommunications étrangers : satellite Amos-8 de l’opérateur israélien Spacecom (lancement en 2020) et BSAT-4b de l’opérateur japonais BSAT (lancement en juillet 2020, pour assurer la retransmission des Jeux Olympiques d’été de Tokyo).

Boeing investit dans les nanosatellites australiens
Via Satellite, 27 mars 2018
La filiale de Boeing HorizonX a rejoint un tour de financement de 15 M$ en faveur de la startup australienne Myriota, entreprise spécialisée dans le développement de nanosatellites de télécommunications en orbite basse. Myriota est la dixième société dans laquelle HorizonX investit depuis 2017 et la première qui soit non américaine.

Elon Musk rejoint le mouvement #deletefacebook
Space.com, 23 mars 2018
Elon Musk a rejoint le mouvement #deletefacebook, lancé par Brian Acton, cofondateur de Whatsapp (qui appartient à facebook), en supprimant les pages facebook de ses entreprises SpaceX et Tesla (cf. message sur twitter).

Scepter Inc. souhaite lancer une constellation dédiée à la surveillance de la qualité de l’air
Cf. Observation de la Terre

Technologie

Propulsion spatiale nucléaire
Space News, 20 mars 2018
Malgré les inquiétudes exprimées par le GAO (Government Accountability Office) en octobre 2017 à ce sujet, Jim Green, directeur de la division des sciences planétaires à la NASA, prenant acte des progrès réalisés par le Département de l’Energie (DoE) en matière de production de plutonium-238 (dont l’objectif est d’atteindre 1,5 kg/an d’ici 2022), a déclaré que l’agence reviendrait sur sa décision d’interdire l’utilisation des générateurs radio-isotopes (RPS – radioisotope power systems). Elle autoriserait ses scientifiques à proposer des missions interplanétaires propulsées par l’énergie nucléaire notamment dans le cadre de la prochaine mission Discovery avec l’utilisation de la technologie MMRTGs (multi-mission radioisotope thermoelectric generators).
Le calendrier du programme Discovery est aujourd’hui le suivant :

  • février 2019 : appel à propositions (announcement of opportunity) ;
  • décembre 2019 : sélection des projets finalistes ;
  • juin 2021 : sélection de la mission ;
  • fin 2026 : lancement.

Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-23.

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Ambassade de France aux États-Unis d’Amérique
Service spatial – Bureau du CNES