Bulletin d’actualité Espace n°18-11

, Partager

 

Personalia

La Maison Blanche réaffirme son soutien à Jim Bridenstine
USA Today, 10 avril
Dans un entretien avec le journal USA Today, une porte-parole de la Maison Blanche réaffirme le soutien du Président Donald Trump au Représentant de la Chambre Jim Bridenstine (républicain Oklahoma) pour sa nomination au poste d’administrateur de la NASA et enjoint les sénateurs démocrates de « mettre un terme à leur obstruction stérile ».
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°18-09.

Sénat : un nouveau président pour la commission des appropriations
Space Policy Online, 10 avril 2018
Le Sénateur Richard Shelby (républicain, Alabama) quitte son poste de président de la sous-commission pour le Commerce, la Justice et la Science (CJS), repris par le Sénateur Jerry Morgan (républicain, Kansas) et prend le poste de président de la commission des appropriations, succédant ainsi à Thad Cochran (républicain, Mississippi).
Jerry Morgan est également membre de la sous-commission pour l’Espace, la Science et la Compétitivité de la commission pour le Commerce, la Science et les Transports, présidé par Ted Cruz (républicain, Texas) et co-préside par ailleurs le Senate Aerospace Caucus.

Nomination de Jim Green au poste de responsable scientifique de la NASA
Space News, 10 avril 2018
L’administrateur de la NASA par intérim, Robert Lightfoot, a nommé l’actuel directeur de la division des sciences planétaires du Science Mission Directorate, Jim Green, au poste de responsable scientifique de l’agence (chief scientist). Jim Green succédera à Gale Allen à compter du 1er mai prochain.

Nomination d’Ellen Stofan, ex-scientifique en chef de la NASA, à la tête du musée national de l’Air et de l’Espace de la Smithsonian
Space.com, 10 avril 2018

International

SpaceX met en orbite le premier satellite kenyan (cubesat)
Satellite Today, 6 avril 2018
Le premier satellite kenyan, le cubesat 1KUNS-PF développé dans le cadre d’une initiative soutenue par le COPUOS (Nations Unies) et la JAXA, a été lancé lors du vol SpaceX vers la station spatiale internationale du 2 avril dernier.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°18-10.

Lanceurs et Lancements

Northrop Grumman pointée du doigt pour l’échec de la mission classifiée Zuma
Spaceflight Now, 9 avril 2018
Le Wall Street Journal indique que deux équipes d’investigation sur la perte au lancement du satellite classifié Zuma le 7 janvier 2018, ont conclu que l’adaptateur fixant le satellite au lanceur était à l’origine de l’incident. Northrop Grumman, également en charge de la construction du satellite, avait acquis cet équipement auprès d’un sous-contractant, l’avait modifié pour les spécificités du lancement et testé au sol (trois essais).
La non-séparation de l’adaptateur et du satellite, d’une valeur estimée à 3,5 Md$, aurait causé la perte de ce dernier.
Au lendemain du lancement avorté, si Northrop Grumman n’avait fait aucun commentaire officiel, SpaceX, par l’intermédiaire de sa présidente et cheffe de l’exploitation Gwynne Shotwell, avait pour sa part clamé haut et fort que le Falcon 9 avait fonctionné de façon nominale et que le manifeste du Falcon 9 restait inchangé, se déchargeant de toute responsabilité.
Articles connexes précédemment publiés :

Premier vol commercial de l’Electron de Rocket Lab le 20 avril
Spaceflight Insider, 7 avril 2018
La fenêtre de tir du premier vol commercial du lanceur Electron de Rocket Lab s’ouvrira le 20 avril prochain pour deux semaines (à partir de 12h30 heure locale pour une durée de quatre heures) depuis le Launch Complex 1 sur la péninsule Mahia en Nouvelle Zélande, lequel constitue à ce jour l’unique site de lancement orbital privé au monde. Pour cette mission baptisée « It’s Business Time », l’Electron devrait emporter deux satellites construits par Tyvak Nano-Satellite Systems pour le compte de Spire Global et GeoOptics.
Le deuxième lancement dénommé « Still Testing » avait permis le 21 janvier la mise en orbite de trois cubesats (2 Lemur-2 de Spire et un Dove de Planet).
Rocket Lab ambitionne d’être en mesure d’effectuer un lancement toutes les 72 heures, en particulier grâce à l’intégration verticale de l’Electron effectuée à Huntington Beach, en Californie. Pour soutenir cette capacité, Rocket Lab prévoit de produire par impression additive 100 moteurs Rutherford par mois en 2018. Neuf moteurs Rutherford propulsent le premier étage de l’Electron, le second étant équipé d’un moteur Rutherford unique adapté au fonctionnement dans le vide. L’Electron devrait pouvoir placer sur une orbite héliosynchrone une charge utile de 150 kg à 500 km d’altitude.
Articles connexes précédemment publiés :

Virgin Orbit vise des segments de marché diversifiés
Space News, 5 avril 2018
Virgin Orbit a déclaré lors de la conférence Space 2.0 en Californie souhaiter offrir avec LauncherOne des services de lancement répondant à des besoins diversifiés tels que la mise en orbite de satellites avec faible délai de préavis (temps de mise en œuvre très court, de l’ordre de quelques jours), la maintenance de méga-constellations de satellites, voire la récupération de débris spatiaux.
Le lanceur LauncherOne est un lanceur aéroporté dont la première phase de vol est assurée par le Cosmic Girl, un Boeing 747 modifié appartenant à Virgin. Il est conçu pour être en mesure de placer en lancement simple ou multiple, des charges utiles de 300 kg sur une orbite héliosynchrone et de 500 kg sur des orbites à faible inclinaison.
Le lanceur devrait effectuer un premier vol test en 2018, suivi par des vols commerciaux la même année.
Le Cosmic Girl devrait décoller dans un premier temps depuis le port aérospatial de Mojave en Californie, puis depuis le Kennedy Space Center en Floride et, à terme, depuis n’importe quel autre aéroport disposant des infrastructures et autorisations nécessaires.
Articles connexes précédemment publiés :

Publication sur Instagram d’une photo du mandrin qui sera utilisé pour la fabrication de l’élément central du futur lanceur BFR de SpaceX
Space.com, 9 avril 2018

SpaceX met en orbite le premier satellite kenyan (cubesat)
Cf. International

Vols Suborbitaux et Stratosphériques

Mach 1,87 pour le SpaceShipTwo
Spaceflight Now, Washington Post, 5 avril 2018
Virgin Galactic a déclaré avoir conduit avec succès depuis le Mojave Air & Spaceport en Californie, le premier vol supersonique de son SpaceShipTwo, baptisé Unity, véhicule destiné au tourisme spatial et au transport de charges utiles de recherche. Il s’agissait du premier vol autonome du véhicule, qui n’avait jusqu’alors effectué que des vols planés, largué depuis l’avion porteur WhiteKnightTwo, depuis l’accident du SpaceShipOne en 2014.
A 14,2 km d’altitude, l’avion porteur a libéré le SpaceShipTwo qui a allumé ses moteurs (alimentés par un mélange solide à base de caoutchouc, le HTPB, et d’oxyde nitreux) quelques secondes plus tard pour in fine atteindre une vitesse de Mach 1,87 et une altitude de 25,7 km selon une trajectoire quasi verticale (80 degrés).
Pour mémoire, l’entreprise a déclaré en 2017 qu’elle ambitionnait de proposer ses premiers vols touristiques habités, à une altitude de 80 km, courant 2018. Si deux autres SpaceShipTwo sont actuellement en construction au port spatial de Mojave, les vols opérationnels devraient quant à eux avoir lieu depuis le Spaceport America au Nouveau Mexique.
Articles connexes précédemment publiés :

Report du vol test de SARGE en mai
Space News, 11 avril 2018
Exos Aerospsace a retardé au 5 mai le vol test de son lanceur SARGE (Suborbital Autonomous Rocket with GuidancE), prévu initialement le 7 avril depuis le Spaceport America au Nouveau Mexique, pour des raisons météorologiques et techniques (défaillance intermittente d’un gyroscope).
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°18-09.

Report sine die du vol test du lanceur d’Astra Space depuis l’Alaska
Chron, 9 avril 2018
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°18-06.

Tourisme spatial

Hôtel de luxe en orbite
Space News, 5 avril 2018
L’entreprise Orian Span a annoncé le 5 avril dernier lors de la conférence Space 2.0 à San Jose (Californie) ambitionner de placer en orbite une station spatiale commerciale composée d’un module de 160 m², l’Aurora Station (ou « the first luxury space hotel »), d’ici 2022. L’entreprise, composée actuellement de six employés, envisagerait de fabriquer le module à Houston au Texas dans une infrastructure qui reste encore à mettre sur pied.
L’entreprise prévoirait d’offrir un voyage de douze jours à bord de sa station pour un coût de 9,5 M$ couvrant l’ensemble des opérations de l’entrainement des voyageurs au vol retour sur Terre. La possibilité de réservation par virement d’un acompte d’une valeur de 80k $ (montant entiercé avec une possibilité de remboursement intégral) serait prochainement ouverte.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°18-07.

Station Spatiale Internationale et vol habité en orbite basse

Séjour en orbite jusqu’à six mois pour le CST Starliner de Boeing ?
Space News, 6 avril 2018
La NASA a passé un avenant au contrat Commercial Crew Transportation Capability (CCtCap) la liant à Boeing, destiné à étudier un éventuel changement du contour de la mission du deuxième vol expérimental du CST Starliner en cours de développement. La nouvelle mission verrait l’emport de trois astronautes au lieu de deux et la possibilité de rester en orbite jusqu’à six mois, au lieu des deux semaines originellement spécifiées. L’extension de la durée en orbite pourrait en particulier permettre de maintenir la présence d’astronautes américains en orbite en cas de retard dans la mise en service du CST Starliner de Boeing et du Crew Dragon de SpaceX. L’avenant n’affecterait pas le calendrier des deux vols test du CST Starliner (Orbital Flight Test sans équipage en août 2018 et Boeing Crew Flight Test en novembre 2018).
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°18-09.

Observation de la Terre

Premier vol commercial de l’Electron de Rocket Lab le 20 avril
Cf. Lanceurs et Lancements

Télécommunications

Eutelsat renonce à ViaSat-3
Space News, 5 avril 2018
Space News, 6 avril 2018

Eutelsat a annoncé sa décision de mettre un terme à son projet de co-financement du satellite ViaSat-3 qui était en discussion depuis de nombreux mois. L’opérateur européen, qui prévoyait jusqu’alors de réinvestir les 132 M€ versés par ViaSat pour l’acquisition de 49 % des part du satellite européen KA-SAT dans le cadre d’une co-entreprise, entend désormais acquérir auprès de Thales Alenia Space son propre satellite, Konnect VHTS, destiné à fournir au marché européen un débit de 500 Gbps en bande Ka. Eutelsat a indiqué estimer que cette décision ne remettait pas en cause « dans un futur prévisible » le montage financier en vigueur sur KA-SAT.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-32.

Lune et cis-lunaire

La communauté lunaire américaine soutient la requête budgétaire présidentielle pour l’exercice 2019
SpaceRef, 10 avril 2018
Space News, 11 avril 2018

Par un courrier du 10 avril 2018 adressé au Congrès, un ensemble de 72 représentants du secteur académique et privé de la communauté scientifique et technologique lunaire apportent leur soutien aux activités d’exploration lunaire de la NASA (Lunar Discovery and Exploration program) telles que prévues dans le cadre de la requête budgétaire présidentielle pour l’exercice 2019 :

  • montant de 18 M$ pour les opérations en cours sur le Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) et de 200 M$ pour d’autres activités de recherche lunaire telles que le financement de missions pour des alunisseurs développés par le secteur privé ;
  • montant de 130 M$ pour le programme Advanced Cislunar and Surface Capabilities, afin de soutenir le développement en partenariat avec le secteur privé d’alunisseurs de taille plus importante.

Les signataires de la lettre attirent également l’attention du Congrès sur le contexte international en matière d’exploration lunaire, citant en particulier les ambitions chinoises.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°18-10.

Lunar X Prize, la suite
Space News, 5 avril 2018
Prenant acte qu’aucune des équipes restant en compétition (Moon Express, TeamIndus, Team Hakuto, SpaceIL et Synergy Moon) n’avait été en mesure de relever le défi fixé par le concours Google Lunar XPrize (poser un engin sur la Lune, lui faire accomplir un trajet d’au moins 500 mètres et de transmettre sur Terre des images et vidéos en haute définition, avant le 31 mars 2018), la fondation X Prize a annoncé son intention de lancer un nouveau concours de mission lunaire. Celui-ci ne serait toutefois plus doter d’une récompense pécuniaire du fait de l’arrêt du soutien financier de Google. Les modalités de ce concours devraient être rendues publiques dans les prochains mois.
A noter que :

  • l’équipe SpaceIL serait toujours engagée dans des activités de levées de fonds, avec pour objectif de lancer son engin sur un Falcon 9 de SpaceX dans le courant du 4ème trimestre de 2018 ;
  • l’équipe Synergy Moon envisagerait de lancer son engin à bord du Neptune d’Interorbital Systems, un lanceur en cours de développement.

Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°18-03.

Mars

La NASA vise l’utilisation de MRO pendant encore dix années
Spaceflight Now, 9 avril 2018
La NASA prévoit d’utiliser jusqu’en 2027 le satellite MRO, qui survole Mars à une altitude moyenne inférieure à 300 km, assurant à la fois une fonction de cartographie de haute précision de la Planète rouge et une fonction de relai de données entre les véhicules évoluant sur le sol martien et la Terre. Pour ménager le satellite, et notamment ses gyroscopes et ses batteries, la NASA envisage un ajustement de son orbite pour 2022, après que sa mission de relai de données en lien avec les engins devant parvenir sur Mars en 2018 puis 2020 aura été menée à bien.
Aucun satellite n’est à ce jour en projet pour succéder à MRO lancé en août 2005, conçu avec une durée de vie nominale de cinq années.

Retrouvez également toutes les actualités mises en ligne par la mission pour la science et la technologie en cliquant sur ce lien.
Ambassade de France aux États-Unis d’Amérique
Service spatial – Bureau du CNES