Bulletin d’actualité Espace n°18-12

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Politique

La Commission scientifique de la Chambre vote l’Authorization Act de la NASA pour 2018 et 2019
Site de la Chambre des Représentants, Space Ref, Space Policy Online, 17 avril 2018
Space Policy Online, 15 avril 2018

La commission pour la Science, l’Espace et la Technologie de la Chambre des Représentants a adopté le NASA Authorization Act pour les années 2018 et 2019 (H.R. 5503), proposé par le représentant Brian Babin (républicain, Texas), président de la sous-commission Espace. Le vote a notamment été facilité par l’introduction d’un amendement du Représentant Ed Perlmutter (démocrate, Colorado) ajoutant 471 M$ destinés aux sciences de la Terre pour l’année fiscale 2019, conduisant à un budget total de 21,2 Md$ pour la NASA pour l’année fiscale 2019, soit 1,3 Md$ de plus que le budget proposé par le Président Trump.
Un autre amendement du même Représentant demande de la NASA de se concentrer sur l’envoi de personnes vers Mars d’ici 2033, voire plus tôt. D’autres amendements ont été déposés, notamment en lien les débris spatiaux ou l’utilisation d’uranium hautement enrichi pour la propulsion spatiale.
The National Aeronautics and Space Administration Authorization Act of 2018, as amended :

  • Authorizes $20.74 billion for NASA for fiscal year 2018, the level enacted in the recent Consolidated Appropriations Act, 2018, and $21.21 billion for NASA for fiscal year 2019
  • Supports President Trump’s vision of American space leadership by funding Space Launch System and the Orion spacecraft
  • Supports NASA using American private sector innovation and investments to unlock the economic potential of outer space
  • Funds NASA’s Planetary Science Division at $2.64 billion in fiscal year 2019, a $401 million increase from current funding levels, making possible all NASA-planned planetary missions, as well as :
  • A Mars sample return mission
  • A space-based infrared camera to support Near-Earth Objects survey
  • Additional support for the Europa mission
  • Funds NASA’s Earth Science Division at $1.92 billion in fiscal year 2019, freezing the current funding level, and requires NASA be reimbursed for work undertaken for the benefit of another agency
  • Supports initial implementation of NASA’s International Space Station Transition Report to foster the development of private sector capability with the goal of ending direct federal support by 2025
  • Enforces the Wide-Field Infrared Space Telescope (WFIRST) cost cap and requires an operational James Webb Space Telescope (JWST) prior to WFIRST launch procurement ; sets aside $180 million in the NASA Astrophysics Division to address any justified recommendations of the JWST and WFIRST cost and schedule reviews currently underway
  • Includes a 21st Century Aeronautics Research Capabilities Initiative that enhances NASA’s infrastructure and computational capabilities to conduct cutting-edge flight demonstrations
    Articles connexes précédemment publiés :
  • Hausse du budget de la NASA de près de 1,1 Md$ pour l’année fiscale 2018 ;
  • Budget de la NASA en hausse dans la requête budgétaire présidentielle pour l’année fiscale 2019.

Mike Pence annonce le transfert de la gestion du trafic spatial du DoD au Département du Commerce
Space Policy Online, Space News, 16 avril 2018
Lors du Space Symposium annuel à Colorado Springs, le vice-Président Mike Pence a annoncé (vidéo et version écrite du discours) que le National Space Council dont il est président allait bientôt présenter au Président Trump une nouvelle politique de gestion du trafic spatial (Space Traffic Management – STM). Le document devrait attribuer les capacités de gestion de l’encombrement croissant de l’orbite terrestre au Département du Commerce, alors que la Federal Aviation Administration (FAA) - laquelle détient déjà l’autorité de régulation des lancements et des rentrées atmosphériques effectuées par le secteur privé - était pressentie pour ces fonctions sous l’Administration Obama.
Selon les termes du vice-Président, le texte devrait stipuler que «  le Département du Commerce aura pour mission de fournir des données de connaissances de l’environnement spatial (SSA) aux opérateurs spatiaux publics et privés sur la base des données compilées par le Département de la Défense (DoD) [plus particulièrement par le Joint Space Operations Center – JSPoC] afin que celui-ci puissent se focaliser sur la protection des atouts de sécurité nationale des Etats-Unis dans l’espace ». Cette nouvelle mesure devrait également « encourager l’industrie spatial commerciale à s’associer aux autorités pour développer des systèmes de partage de données, des recommandations techniques et des normes de sécurité à appliquer au plan domestique et à promouvoir à l’international afin de minimiser les débris, d’éviter les collisions entre satellites lors des lancements et une fois en orbite ».

La FCC revendique un siège au sein du National Space Council
Space News, 17 avril 2018
Lors du 34ème Space Symposium à Colorado Springs, la commissaire Jessica Rosenworcel de la Federal Communications Commission (FCC) a fait part de son étonnement quant à l’absence de la FCC au sein du National Space Council (« une erreur malvenue qu’il convient de réparer »), notamment au regard des réformes de réglementation prévues pour promouvoir la croissance de l’industrie spatiale privée, plus particulièrement dans les domaines de l’octroi de licences, des contrôles à l’export, de la surveillance du spectre de fréquences et des débris spatiaux.

International

L’Aerospace Corporation préconise le renforcement des alliances dans le domaine spatial
Cf. Sécurité et Défense

Spaceflight Industries, nouveau client d’Arianespace
Space News, 17 avril 2018
La société Spaceflight Industries, basée à Seattle, a passé un contrat avec Arianespace pour le lancement, en tant que compagnons de vol, d’un microsatellite et de plusieurs cubesats lors d’un vol Vega de démonstration du Small Spacecraft Mission System (SSMS) européen, un adaptateur conçu pour les satellites plus petits que les charges utiles généralement lancées par Vega. Le contrat inclut un vol supplémentaire un an plus tard (également via Vega / SSMS).
Ces deux vols constituent le premier contrat liant Arianespace à Spaceflight Industries, un gestionnaire de compagnons de vols ayant organisé le lancement de plus de 120 petits satellites sur des lanceurs américains, indiens et russes.
Parmi les raisons qui auraient conduit Spaceflight vers l’option européenne, la société met en avant le prix de plus en plus compétitif du petit lanceur européen, son passé sans failles et la volonté de disposer d’un éventail de fournisseurs de lancements à même d’optimiser son offre de service.
Pour mémoire, Vega avait lancé quatre satellites SkySat pour Terra Bella en 2016.

Sécurité et Défense

Les menaces ciblant les dispositifs spatiaux à travers le monde vues par deux groupes de réflexion
Site de la SWF, 11 avril 2018
Site du CSIS, 12 avril 2018

La Secure World Foundation a publié le 11 avril un rapport de près de 150 pages évaluant les capacités offensives orientées contre les dispositifs spatiaux, développées dans plusieurs pays : Chine, Russie, Etats-Unis, Iran, Corée du Nord et Inde.
Parallèlement, le Center for Strategic and International Studies (CSIS) a publié son propre rapport d’évaluation des menaces dans l’espace, focalisé sur la Chine, la Russie, l’Iran et la Corée du Nord.

L’Aerospace Corporation préconise le renforcement des alliances dans le domaine spatial
Site de l’Aerospace Corporation, 16 avril 2018
L’Aerospace Corporation a publié un rapport (Alliance Rationales And Roadblocks : A U.S.-Canada Space Study), qui, s’appuyant sur le partenariat spatial existant entre les Etats-Unis et le Canada, entend démontrer le potentiel des alliances dans la réalisation d’objectifs de sécurité nationale.
Le rapport analyse les logiques incitant les Etats à s’associer (besoin partagés dans les domaines de la dissuasion, des ressources, de l’information, de la géographie et de la légitimité), identifie les obstacles potentiels à la maximisation d’un partenariat (différences des systèmes légal et politique, des structures organisationnelles, des capacités technologiques, des priorités budgétaires et des normes culturelles), en tire un certain nombre d’enseignements et émet quelques observations.
Dans l’environnement sécuritaire actuel, le rapport appelle à la formation d’un réseau fort d’alliés et de partenaires.

Lancement par Atlas V de satellites de l’Air Force Space Command
Cf. Lanceurs et lancements

Lanceurs et Lancements

Lancement par Atlas V de satellites de l’Air Force Space Command
Spaceflight Insider, CBS news, Space.com, Florida Today, 14 avril 2018
Parabolic Arc, 15 avril 2018

Le 14 avril, une fusée Atlas V de configuration 551 d’United Launch Alliance (ULA) a effectué la mission classifiée AFSPC-11 pour le compte de l’Air Force Space Command depuis le Space Launch Complex-41 de Cap Canaveral. Deux engins géostationnaires ont été lancés : le Continuous Broadcast Augmenting SATCOM (CBAS, le satellite principal), un satellite de soutien aux communications militaires, et l’EELV Secondary Payload Adapter (ESPA) Augmented Geosynchronous Experiment (EAGLE). EAGLE doit notamment démontrer la capacité à fournir un accès abordable en termes de coût aux orbites géosynchrone et de transfert géosynchrone en utilisant la masse et le volume disponibles sur la famille des lanceurs militaires. Cet engin expérimental incluait plusieurs sous-ensembles (au moins six) dont le satellite Mycroft d’Orbital ATK, destiné à des essais de technologies de connaissance de l’environnement spatial (Space Situational Awareness). EAGLE et Mycroft sont destinés effectuer des opérations d’activité rapprochée pour une durée maximale nominale de 18 mois.
Il s’agissait du 77ème lancement de la fusée Atlas V, du 127ème lancement réussi de la société depuis sa création en décembre 2006 et du quatrième lancement effectué par ULA en 2018, le prochain étant prévu le 5 mai prochain lors de la mission Insight de la NASA depuis la base de l’Air Force à Vandenberg.

Le RL10 d’Aerojet Rocketdyne pour équiper le lanceur OmegA (ex NGL) d’Orbital ATK
Aerojet Rocketdyne, Space News, 16 avril 2018
Space.com, Spaceflight Insider, 17 avril 2018

Orbital ATK a sélectionné le moteur RL10 (modèle RL10C-5-1, une variante obtenue partiellement par impression additive du modèle RL10C-1 dont le vol inaugural remonte à décembre 2014) pour équiper le troisième étage de la future famille de lanceurs intermédiaire à lourd NGL, aujourd’hui rebaptisée OmegA (vidéo).
Par ce choix, Orbital ATK oriente le lanceur Omega vers une conception 100 % américaine.
Le RL10, dont près de 500 moteurs ont volé à ce jour, notamment lors de l’envoi du satellite Voyager I dans l’espace interstellaire, fonctionne à l’oxygène et hydrogène liquides.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°18-10.

Thanks to a giant party balloon, land the Falcon 9 upper stage on a bouncy house
Space.com, 16 avril 2018
Elon Musk a indiqué dans des messages sur Twitter en date du 15 avril qu’il envisageait de récupérer l’étage supérieur du Falcon 9 en recourant à un système de ballon destiné à atterrir sur une structure au sol molle.
Pour mémoire SpaceX a d’ores et déjà récupéré un premier étage de sa fusée à 23 reprises (11 réutilisations) et réutilisé deux de ses capsules de fret Dragon. La société a par ailleurs annoncé son ambition de récupérer également la coiffe du lanceur.

Le vol inaugural du Stratolaunch cet été ?
Space News, 16 avril 2018
Lors du Space Symposium annuel à Colorado Springs, Stratolaunch a annoncé que le vol inaugural de son avion géant Stratolaunch était prévu pour cet été, si les prochains essais de roulage prévus étaient réussis.
A ce jour, Stratolaunch a effectué deux essais de roulage au Mojave Air and Space Port en Californie, le plus récent ayant eu lieu en février dernier (74 km/h). Trois essais similaires sont encore prévus à des vitesses supérieures (130 km/h puis jusqu’à 220 km/h).
Le premier lancement de fusée par Stratolaunch n’est quant à lui pas prévu avant plusieurs années, l’avion devant d’abord valider un processus d’aéronavigabilité par la Federal Aviation Administration (FAA) pouvant durer en 18 et 24 mois.
Stratolaunch prévoit aujourd’hui d’utiliser dans un premier temps des fusées Pegasus XL d’Orbital ATK. Si une seule fusée est prévue pour les débuts opérationnels du Stratolaunch, la société serait en train d’étudier la possibilité de lancer trois fusées par vol, afin d’être à même de proposer une capacité de lancement réactive, notamment pour des missions de sécurité nationale. D’autres lanceurs seraient également considérés.
Pour mémoire, Stratolaunch avait signé un Space Act Agreement avec le centre spatial Stennis de la NASA en septembre dernier afin de mener le développement de systèmes de propulsion, de lancement et de systèmes terrestres ainsi que des activités d’essais. La société étudierait en outre le concept d’avion spatial réutilisable Black Ice pouvant être lancé par le Stratolaunch, avec une option d’emport de passagers.
Articles connexes précédemment publiés :

Rapport sur la récupération des capsules Dragon et de la coiffe des lanceurs des Falcon 9
Cf. Station Spatiale Internationale et vol habité en orbite basse

Informations sur les activités de SpaceX en lien avec la récupération de coiffe (et de parachute de freinage)
Parabolic Flight, 12 avril 2018

Spaceflight Industries, nouveau client d’Arianespace
Cf. International

Station Spatiale Internationale et vol habité en orbite basse

Rapport sur la récupération des capsules Dragon et de la coiffe des lanceurs des Falcon 9
Space News, 10 avril 2018
Un projet d’évaluation environnementale de la Federal Aviation Administration (rapport de 110 pages) envisage la possibilité pour SpaceX de faire amerrir ses capsules Dragon dans le Golfe du Mexique, comme option alternative lors de ses missions de fret, ainsi que pour assurer une option supplémentaire pour ses futures missions Dragon habitées. La zone visée, située dans la zone économique exclusive américaine, servirait à soutenir les missions lancées depuis la Floride ou depuis le site de SpaceX en construction près de Brownsville, au Texas.
A ce jour, SpaceX fait amerrir ses capsules dans l’océan Pacifique et détient l’autorisation d’effectuer de futurs amerrissages dans l’océan Atlantique. SpaceX prévoit d’effectuer trois amerrissages de capsule Dragon par an dans le Pacifique entre 2018 et 2020 ainsi que trois amerrissages par an de sa capsule Dragon v2 (ou Crew Dragon) dans l’Atlantique, scénarios pour lesquels le Golfe du Mexique ne constituerait qu’une solution d’urgence. Dans le document, la société indique souhaiter obtenir l’autorisation d’effectuer jusqu’à six amerrissages de capsules Dragon par an dans les eaux situées entre le Texas et la Floride. SpaceX prévoit en outre de déplacer, à l’approche des missions habitées, le site principal de récupération des capsules Dragon (aujourd’hui situé au large de la Basse Californie) au large de Cap Canaveral.
Le rapport aborde également la problématique de récupération de la coiffe des lanceurs de SpaceX (utilisation d’un système propulsif à azote froid pour orienter les demi-coiffes lors de la rentrée atmosphérique après le lancement et d’un système de parachutes de freinage et d’un parafoil).
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°18-10.

Observation de la Terre

L’Environmental Defense Fund entend développer le satellite MethaneSAT
Space News, 13 avril 2018
L’organisation environnementale Environmental Defense Fund (EDF) a annoncé son projet de développer et d’exploiter son propre satellite, MethaneSAT, afin de suivre, avec une précision supérieure aux systèmes existants, les émissions de méthane générées par l’activité humaine, plus particulièrement par les infrastructures pétrolières et gazières. L’EDF prévoit notamment d’utiliser le satellite pour suivre, avec un temps de revisite de sept jours ou moins, cinquante régions pétrolifères comptant pour 80 % de la production mondiale de méthane. Les données collectées seront libres d’accès.
L’ex-directeur général de Skybox Imaging (aujourd’hui acquis par Planet), qui était notamment responsable du développement d’une constellation de satellites d’imagerie de haute résolution SkySat, a rejoint le projet. L’université Harvard et le centre de recherche Smithsonian Astrophysical Observatory devraient quant à eux être responsables du développement des critères scientifiques et techniques de la mission, dont le lancement est aujourd’hui prévu pour la fin de l’année 2020 ou le début de l’année 2021.
Les financements d’amorçage du projet devraient être fournis par l’initiative The Audacious Project établie par les organisateurs de la conférence TED pour la « philanthropie collaborative pour les idées audacieuses ». L’initiative a levé plus de 250 M$ à ce jour, des fonds destinés aux cinq projets qu’elle soutient, parmi lesquels MethaneSat.

Cartographie urbaine
Satellite Today, 13 avril 2018
Digital Globe s’est associée avec Ecopia Tech pour l’élaboration de relevés d’empreintes au sol des bâtiments, en s’appuyant sur des algorithmes d’intelligence artificielle et sur l’infonuagique. Un relevé exhaustif sur le territoire des Etats-Unis devrait être établi d’ici mi-2018, étendu à de nombreuses régions dans le monde d’ici le début de l’année 2019. Digital Globe entend commercialiser des produits sur étagère et sur demande, avec options de haute-résolution et de rafraichissement des données dans le temps.

Télécommunications

Mudrick Capital Management investit 150 M$ dans GlobalStar
Cf. Secteur privé

La FCC revendique un siège au sein du National Space Council
Cf. Politique

Lune et cis-lunaire

Rapport de l’Aerospace Corporation sur le développement cis-lunaire
Site de L’Aerospace Corporation, 17 Avril 2018
L’Aerospace Corporation a publié un rapport sur les applications potentielles pour le développement de l’espace cislunaire (avant-poste sur la lune, opérations minières, stations interplanétaires) et sur les infrastructures nécessaires à la réalisation de ces objectifs (transport inter-orbital, standardisation, stockage de propergol, distribution énergétique, services de communication et de navigation, extraction des ressources, traitement des matériaux).
Les auteurs estiment que les investissements dans le développement cis-lunaire peuvent participer d’une stratégie de long terme pouvant stimuler l’économie spatiale américaine et étendre l’empreinte humaine dans le système solaire, et appellent à une coordination renforcée entre agences gouvernementales, entrepreneurs privés et partenaires internationaux des Etats-Unis.

Exploration et Sciences de l’Univers

3,5 M$ de financement pour Deep Space Industries
Cf. Secteur privé

Secteur privé

Près d’un milliard de dollars investis dans les entreprises spatiales au premier trimestre 2018
Space News, 12 avril 2018
Selon un rapport du fonds d’investissement Space Angels publié le 10 avril, les entreprises du secteur spatial auraient levé 976 M$ d’investissements en capité privé au premier trimestre 2018, dont plus de la moitié par SpaceX (cf. Infra). En mars, 150 M$ auraient été levés par le fournisseur de connectivité par satellite Global Eagle auprès de Searchlight Capital Partners ainsi que 150 M$ de financements de série C par Spaceflight dans le cadre de sa joint-venture avec Thales Alenia Space et Telespazio pour le développement de la constellation d’imagerie BlackSky.
Ce premier trimestre marque en outre les premiers investissements de sociétés de capital-risque de premier rang de la Silicon Valley dans le domaine spatial, à l’instar d’Andreesen Horowitz, qui a conduit une levée de série A de 18 M$ pour la société Astranis, basée à San Francisco (développement de petits satellites géostationnaires de communication à large bande) ou encore d’Accel Partners, qui a mené une série C de 26,5 M$ - à laquelle le Space Angels a également participé - pour World View, la société basée en Arizona spécialisée dans la construction de ballons de haute altitude pour la recherche et le tourisme. Space Angels a également investi dans une deuxième société au cours de ce premier trimestre 2018 en conduisant un tour d’amorçage de 1,6 M$ pour la société canadienne SkyWatch développant une plateforme pour les données satellitaires de télédétection.
Space Angels, qui investit dans les sociétés en phase de démarrage, s’est déclarée optimiste concernant le reste de l’année, en particulier eu égard à l’émergence de projets de lanceurs légers à même de soutenir la croissance de sociétés en lien avec les petits satellites.

SpaceX bientôt valorisée à 25 Md$ ?
Fortune, 13 avril 2018
Reuters, Space News, 12 avril 2018

SpaceX aurait levé 507 M$ dans le cadre d’une nouvelle série de financement qui pourrait conduire sa valorisation entre 24 Md$ et 27 Md$, faisant potentiellement de la société d’Elon Musk l’une des entreprises technologiques privées financées par capital-risque les plus valorisées, après Uber et Airbnb.
Les nouveaux statuts de la société font état de l’ajout de trois millions d’actions de série I par rapport aux statuts déposés en novembre dernier, avec une valeur initiale 169,25 % plus élevée que leur valeur lors du tour de financement antérieur de la fin de l’année dernière.
Cette nouvelle série de financement, que la société n’a pas encore annoncée publiquement, aurait été menée par Fidelity Investments et serait destinée au développement du réseau de satellites de télécommunications Starlink.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-16.

Mudrick Capital Management investit 150 M$ dans GlobalStar
Space News, 12 avril 2018
La société d’investissements Mudrick Capital Management prévoit d’investir un montant de 150 M$ dans la constellation de satellites en orbite basse Globalstar sur la période courant jusqu’à 2019. Mudrick Capital considère en effet qu’en raison de sa dette, Globalstar serait largement sous-évaluée alors que la bande S devrait jouer un rôle majeur dans le futur proche des réseaux de connectivité 5G.
Pour mémoire, Globalstar, dont la valeur de l’action, aujourd’hui à moins d’un dollar, a perdu près de 70 % en un an, avait averti les investisseurs en février dernier que ses recettes actuelles étaient insuffisantes pour couvrir les remboursements de sa dette (575 M$ en date du 23 février), liées pour la plupart à des prêts bancaires pour la construction et le lancement de sa constellation de deuxième génération (2013) octroyés par l’agence de crédits à l’exploration BPI France Assurance Export.
Mudrick Capital Management, basée à New York, détient 5 % du capital de Globalstar et gère quelque 1,8 Md$.

3,5 M$ de financement pour Deep Space Industries
Deep Space Industries, avril 2018
La société de technologies spatiales Deep Space Industries a finalisé le premier volet de sa levée de fonds de série A, qui s’est conclue avec quelque 3,5 M$ destinés au développement du moteur de seconde génération Meteor (livraison prévue pour plus tard cette année) ainsi qu’à la poursuite du développement du système Xplorer. Cette plateforme d’exploration lointaine, que Deep Space industries ambitionne de lancer en 2020 lors de ce qui pourrait être la première mission vers l’espace lointain effectuée par le secteur privé, est destinée à des missions scientifiques et commerciales en orbite terrestre basse et en espace lointain.
Deep Space Industries, basée dans la Silicon Valley et qui possède également des bureaux en Floride et au Luxembourg, a par ailleurs récemment annoncé la passation de deux contrats liés à son système de propulsion à eau pour petits satellites Comet.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-29.

Les avantages potentiels des partenariats publics-privés
Site de l’Aerospace Corporation, 12 Avril 2018
L’Aerospace Corporation a publié un rapport sur le rôle que peuvent jouer les partenariats publics-privés pour stimuler l’innovation dans le domaine spatial, analysant les raisons pouvant inciter les autorités à s’engager dans de tels partenariats. En s’appuyant sur l’analyse de quelques partenariats publics-privés existants, le rapport propose une approche permettant de concevoir une stratégie, une planification et la mise en œuvre de tels accords.
Selon l’Aerospace Corporation, un partenariat équilibré (maintien d’un certain contrôle gouvernemental et un transfert limité de risque au secteur privé) pourrait en particulier offrir pour certains programmes des avantages en termes de calendrier de livraison, de qualité du service et d’innovation.

Cartographie urbaine
Cf. Observation de la Terre

Technologie

3,5 M$ de financement pour Deep Space Industries
Cf. Secteur privé

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Ambassade de France aux États-Unis d’Amérique
Service spatial – Bureau du CNES