Bulletin d’actualité Espace n°18-33

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Politique

Quatrième réunion du National Space Council le 23 octobre
Département du Commerce, 23 octobre 2018
Space Policy Online, 24 octobre 2018

La quatrième réunion du National Space Council qui s’est tenue à Washington le 23 octobre sous la présidence du vice-Président Mike Pence, était principalement consacrée à la Space Force (cf. infra). Cette réunion a également été l’occasion d’aborder un certain nombre d’autres points :

  • L’administrateur de la NASA a confirmé qu’après l’échec du 11 octobre, il anticipait le prochain lancement d’un équipage américano-russe vers la station spatiale internationale avec un Soyouz en décembre. La NASA avait progressé dans la mise en œuvre de la Space Directive 1 établissant le retour des Américains sur la lune, l’objectif étant d’établir une architecture à la fois réutilisable et durable. Jim Bridenstine a également souligné que nombre d’Etats étaient désireux de se joindre à l’initiative américaine.
  • La Secrétaire au Transport Elaine Chao a indiqué que le DoT était en bonne voie pour la publication d’une réglementation apportant des modifications substantielles sur le lancement et la rentrée des fusées, en ligne avec la Space Policy Directive 2 (la date de publication de cette réglementation visée est le 1er février 2019).
  • La représentante du Département du Commerce a rappelé qu’un projet de texte (Space Act) portant notamment sur la création d’un Space Policy Advancing Commercial Space Enterprise (SPACE) (cf. infra). Un projet de texte révisant l’approche jusqu’alors adoptée sur l’octroi de licences en matière d’observation de la Terre avait été transmis à l’Office of Management and Budget (« to revise the way cameras in space are regulated so a high school student project is not treated the same way as cameras that can see your shoelaces from space »).
  • La représentante du Département d’Etat a précisé que les diplomates américains étaient engagés au niveau des Nations Unies sur des problématiques de sécurité de l’espace et de coopération internationale en lien avec l’utilisation pacifique de l’espace. Les Etats-Unis recherchaient activement des partenariats constructifs avec les puissances spatiales qui partageant l’objectif américain de renforcement de la sécurité, de la stabilité et de la durabilité de ses activités spatiales (America first does not mean America alone). Des rivaux et adversaires des Etats-Unis étaient en train de transformer pour leur part l’espace en domaine de combat.
  • le président du National Space Council Users’ Advisory Group (UAG), administré par la NASA, a rappelé les six comités de cette entité :
    • Exploration and Discovery ;
    • National Security ;
    • Economic Development and Industrial Base ;
    • Technology and Innovation ;
    • Outreach and Education ;
    • Space Policy and International Engagement.

Article connexe publié précédemment : Troisième réunion du National Space Council le 18 juin et première réunion de son comité consultatif le 19 juin.

Le vice-Président des Etats-Unis et l’administrateur de la NASA interviennent lors du débat Transformers : Space organisé par le Washington Post
Breaking Defense, 23 octobre
Le 23 octobre 2018, le Washington Post a organisé un débat (Transformers : Space), au cours duquel sont notamment intervenus le vice-Président Mike Pence, ainsi que l’administrateur de la NASA Jim Bridenstine.
Durant la discussion, le vice-Président Mike Pence a en particulier abordé la Space Force :

  • en soulignant les efforts importants déployés par des pays tels que la Russie ou la Chine dans le domaine de l’Espace militaire ;
  • en rappelant que le traité de l’Espace de 1967, s’il bannissait le placement d’armes de destruction massive dans l’Espace, n’interdisait pas les activités spatiales militaires ;
  • en réaffirmant la volonté des Etats-Unis de prédominance spatiale ("it’s absolutely essential that America remain as dominant in space from a national security perspective as we are on the Earth") ;
  • en réagissant à une remarque du modérateur sur le coût annoncé de la mise en place de la Space Force (13 Md$ sur 5 ans) par la formule What price, freedom ? ;
  • en insistant sur la nécessité de coordonner davantage les quelques 60 000 personnes du Renseignement et de la Défense qui travaillent aujourd’hui en lien avec l’Espace.

Ce débat fut également l’occasion pour l’administrateur de la NASA de :

  • rappeler le fort soutien de la présente administration à la NASA et plus largement de l’ensemble du Congrès (le modérateur de la session rappelant que le budget de la NASA avait culminé à près de 5 % du budget fédéral lors du pic de développement du programme Apollo, alors qu’aujourd’hui il s’établissait à quelque 0,4 %) ;
  • souligner la ferme volonté de l’administration d’un retour durable des Américains sur la lune (SPD-1) ;
  • insister sur la nécessité de démarrer dès aujourd’hui la préparation du transfert de la responsabilité de la station spatiale internationale au secteur privé, étant entendu qu’il ne devrait pas y avoir de période d’absence d’astronautes à bord de celle-ci ;
  • rappeler la position qui est la sienne en matière de changement climatique depuis qu’il est à la tête de la NASA ("[…] we are responsible for a lot of the warming that we’re seeing of the planet right now. We do not want NASA to get involved in telling politicians what the solutions to the problems are because if we do that, we become very partisan, very political. […] We want to build the sensors that are studying the Earth. […]").

Lien vers le verbatim intégral du débat.

Willbur Ross soumet au Congrès une proposition de mise sur pied d’un Bureau of Space Commerce
Département du Commerce, 15 octobre 2018
Le 15 octobre le Secrétaire du Commerce Wilbur Ross a soumis au Congrès une proposition de loi portant sur la création d’un nouveau bureau du commerce spatial (Bureau of Space Commerce) dirigé par un Secrétaire adjoint aux commerce spatial. Parmi les attributions de ce bureau figurent la stimulation de l’activité spatiale commerciale, la rationalisation de la réglementation, la consolidation des activités du département du Commerce en lien avec l’espace commercial et l’approbation de la mise en œuvre de certaines obligations internationales.
Le texte prévoit un budget annuel de 10 M$ pour la période comprise entre les années fiscales 2020 et 2024.
Articles connexes publiés précédemment :

Un audit invite la NASA à poursuivre ses efforts dans la gestion de son patrimoine historique
Parabolic Arc, 23 octobre 2018

International

Le renseignement russe s’oppose à OneWeb
Reuters, 24 octobre 2018
Les services de renseignement russes (FSB) s’opposent à la mise en place en l’état du système OneWeb sur le territoire russe, mettant en avant des menaces à la sécurité nationale et des risques de monopole.
Pour mémoire, OneWeb avait mis sur pied en 2015 une joint-venture avec l’opérateur de satellites Gonets (une filiale de Roscosmos) pour la mise en place du système en Russie, une société détenue à 60 % par OneWeb et 40 % par Gonets. Dans ce contexte, la passation du contrôle de la joint-venture de OneWeb à la Russie serait désormais envisagée (augmentation de la participation russe à 51 %).
D’autres conditions pourraient être imposées par la partie russe.
Par ailleurs, la Russie a indiqué être favorable au développement d’une constellation Internet analogue à OneWeb en partenariat avec des pays tels que l’Inde ou la Chine.
A noter également qu’en 2015, OneWeb a signé un accord avec Roscosmos et Arianespace pour lancer la plupart des 900 satellites de la constellation depuis le centre spatial de Baïkonour ou la Guyane française (pour un montant d’1 Md$).
Article connexe publié précédemment : Bulletin d’actualité Espace n°18-14.

Dmitry Rogozin bientôt en visite aux Etats-Unis ?
Parabolic Arc, Defense One, 22 octobre 2018
La presse russe indique que l’administrateur de la NASA aurait obtenu des autorités américaines la levée temporaire de l’interdiction d’entrée sur le territoire national de Dmitry Rogozin, directeur général de Roscosmos, afin de lui permettre notamment de se rendre à Houston pour tenir une conférence à l’université Rice.
Pour mémoire, Dmitry Rogozin figure depuis 2014 sur la liste des personae non grata aux Etats-Unis dans le cadre des sanctions contre les personnes « responsible for the deteriorating situation in Ukraine ».

Le « modèle luxembourgeois » vu par The Aerospace Corporation
Parabolic Arc, 25 octobre 2018
The Aerospace Corporation a publié une étude qui examine le développement de l’activité spatiale du Grand-Duché, envisage dans quelle mesure le « modèle luxembourgeois » pourrait être décliné pour d’autres Etats animés d’ambitions spatiales et analyse le positionnement que les Etats-Unis pourraient adopter dans leur propre intérêt vis-à-vis de ceux-ci.
Article connexe publié précédemment : Bulletin d’actualité Espace n°18-29.

Les Etats-Unis s’ouvrent à Galileo
Cf. Navigation et Positionnement

L’Air Force Space Command communique les résultats du Schriever Wargame
Cf. Sécurité et Défense

Sécurité et Défense

Le National Space Council adopte six recommandations en lien avec la Space Force
Space Policy Online, Space News, 23 octobre 2018
Lors de sa quatrième réunion, qui s’est tenue le 23 octobre sous la présidence du Vice-Président Mike Pence, le National Space Council a approuvé un ensemble de six recommandations en lien avec la Space Force (communiqué de la Maison Blanche) :

  • mise sur pied d’un commandement spatial des Etats-Unis destiné à diriger les forces spatiales nationales et développer les stratégies, techniques et procédures en lien avec les opérations spatiales militaires ;
  • établissement d’une Space Force, comme branche séparée et distincte de l’Armée, avec pour mission l’organisation, l’entrainement et l’équipement des forces spatiales de combat ;
  • demande au Congrès d’autoriser la création d’une Space Force et d’allouer un budget au commandement spatial des Etats-Unis (Ndr : année fiscale 2020) ;
  • afin de remplir les objectifs de sécurité nationale, lancement par le National Space Council et le National Security Council d’une revue conjointe sur les organes spatiaux opérationnels existants, complétée par une évaluation par le DoD des niveaux d’autorisations nécessaires ;
  • création d’une agence de développement spatial destinée à assurer qu’au travers de la Space Force, les Etats-Unis disposent de capacités de combat de pointe ;
  • mise en place de mécanismes collaboratifs avec la communauté du Renseignement afin de renforcer la convergence des efforts dans le développement des capacités et des opérations spatiales.

Cet ensemble de mesures devrait être proposé sous peu à la promulgation par le Président Donald Trump (Space Policy Directive 4).

L’adoption de ces recommandations a été précédée par l’intervention de trois grands témoins et une séance de questions et réponses :

  • James K. « Kevin » McLaughlin, ancien lieutenant-général de l’USAF et commandant adjoint du U.S. Cyber Command (USCYBERCOM), dont il a porté la création, a lancé un appel afin d’éviter que ne s’installe la confusion dans la responsabilité des missions, entre le commandement spatial des Etats-Unis et la branche de l’Armée que constituera la Space Force ;
  • Doug Loverro, ancien assistant adjoint au secrétaire de la Défense pour la politique spatiale de l’administration Obama, partisan de la création d’une Space Force, a exprimé sa crainte que le débat sur ce sujet ne tourne à un affrontement entre républicains et démocrates ;
  • Mark Sirangelo, ancien directeur de la Space Division chez Sierra Nevada Corporation (SNC), ayant dirigé le programme Dream Chaser chez SNC, s’est déclaré en faveur du processus de consolidation des efforts spatiaux de défense visé par la création d’une Space Force, établissant une analogie avec la mise sur pied, en son temps, de l’Air Force ;

Rappel
Le concept de Space Force porté par la présidence a dès sa première évocation suscité l’opposition plus ou moins ouverte de plusieurs personnalités du Congrès, de groupes de réflexions, et même du DoD.
Le 18 juin, lors de la troisième réunion du National Space Council, le Président Donald Trump a ordonné au général Joseph Dunford Jr., Chairman of the Joint Chiefs of Staff, d’entamer immédiatement le processus de mise en œuvre de cette nouvelle entité.
La Space Force constitue en quelque sorte une extension du concept poussé par le House Armed Services Committee (HASC) visant à créer un Space Corps au sein de l’Air Force. Le HASC n’avait pu convaincre les Sénateurs et le National Defense Authorization Act pour l’année fiscale 2018 s’était limité à commanditer une étude sur le sujet auprès du DoD (cf. section 1601 de H.R. 2810). Le rapport en question, également dénommé rapport Shanahan, a été publié le 9 août.

A noter que le journal Space News indique que selon le projet de texte législatif du DoD, dont il aurait pu avoir connaissance, la Space Force comprendrait un Department of the Space Force, ainsi qu’une composante dénomée la U.S. Space Force. Cette dernière aurait pour mission de développer une « domain specific expertise on the proper employment of space power for the DoD, and will serve as the DoD’s proponent of and advocate of space power ».
Dans un premier temps, la Space Force n’absorberait pas la mission de renseignement, de surveillance et de reconnaissance stratégique du NRO (National Reconnaissance Office), un Space Force Element NRO étant mis en place pour assurer la coordination entre les deux entités.
La Space Force incorporerait dans un premier temps du personnel issu d’entités existantes, telles que l’Air Force Space Command, le Navy Space and Warfare Systems Command, le Naval Satellite Operations Center ou l’Army’s 1st Space Brigade.
Article connexe publié précédemment : Bulletin d’actualité Espace n°18-32.

L’Air Force Space Command communique les résultats du Schriever Wargame
GPS World, 19 octobre 2018
Breaking Defense, 23 octobre 2018

La session 2018 de l’exercice de simulation de guerre (Schriever wargame) de l’Air Force a été conclue le 19 octobre. Cette année, l’exercice s’est concentré sur les possibilités de conflits en Asie-Pacifique, avec un quintuple objectif :

  1. Examining how international partner capabilities can deter an adversary from extending or escalating a conflict into space ;
  2. Gaining insight into resiliency, deterrence, and warfighting through international partner synchronization of space and cyberspace operations ;
  3. Exploring various combined command and control (C2) frameworks to employ and defend air, space and cyberspace capabilities in support of global and geographic/regional operations ;
  4. Identifying the strategic and operational contributions of space and cyberspace in a multi-domain conflict ; and
  5. Exploring partnerships framed by a whole of governments approach (International, Civil, and Commercial) to combined space and cyberspace operations.

Quelque 350 experts relevant de 27 agences civiles ou militaires américaines, ainsi que d’entités gouvernementales étrangères (Allemagne, Australie, Canada, France, Japon, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni) ont participé à cet exercice.

Le vice-Président des Etats-Unis et l’administrateur de la NASA interviennent lors du débat Transformers : Space organisé par le Washington Post
Cf. Politique

Le Space Rapid Capabilities Office octroie un contrat d’un montant de 119 M$ à Sierra Nevada Corporation pour un satellite de météorologie
Space News, 24 octobre 2018
Le Space Rapid Capabilities Office, s’appuyant sur le bureau de prototypage de petits satellites du centre de recherche Ames de la NASA, a octroyé en septembre dernier un contrat d’un montant de 119 M$ à Sierra Nevada Corporation pour la fabrication d’un satellite dédié à la caractérisation des nuages et à l’acquisition de prises de vues météorologiques sur les théâtres d’opération (lancement prévu en 2022) qui s’inscrit dans le cadre de la continuité du programme ORS-8. Ce satellite devrait en particulier embarquer un nouvel instrument qui sera testé pour un éventuel emport sur le satellite WSF-E (Weather Satellite Follow-on) qui devrait être opérationnel en 2024 (investissement de 450 M$).

Le Space Rapid Capabilities Office a été créé au travers du National Defense Authorization Act de 2018, en remplacement du Operationally Responsive Space. Placé sous la tutelle de l’Air Force Space Command, son siège est située au sein de la Kirtland Air Force Base, dans le Nouveau Mexique (alors que le siège de l’Air Force Space and Missile Systems Center est à Los Angeles, Californie).
Ce bureau a été doté d’un budget de 371 M$ pour l’année fiscale 2019, destiné à couvrir principalement trois domaines d’activité : ORS-8, un projet de captation de l’énergie solaire à destination des forces armées déployées sur le terrain et le programme BlackJack (lien 1 , lien 2) développé avec la DARPA.

ULA annonce avoir été retenue par la NRO pour un lancement avec un Delta IV Heavy
Parabolic Arc, 25 octobre 2018

Vector se rapproche davantage du Département de la Défense
Parabolic Arc, 25 octobre 2018
Vector élargit sa collaboration avec le Département de la Défense au travers de la signature d’un Cooperative Research and Development Agreement (CRADA) avec le Space and Missile Systems Center de l’USAF. Ce CRADA, établi pour une année, vient renforcer une coopération lancée il y a presque trois ans entre Vector et la DARPA.
Article connexe publié précédemment : Bulletin d’actualité Espace n°18-32.

Lanceurs et Lancements

Viasat choisit Falcon Heavy
Space News, 25 octobre 2018
Viasat-3, l’un des trois satellites de télécommunication en bande Ka de la flottille géostationnaire de troisième génération de Viasat, devrait être lancé par un Falcon Heavy entre 2020 et 2022, depuis le Kennedy Space Center. La société avait choisi Ariane 5 et Atlas 5 pour les deux autres lancements. Pour mémoire, la société avait renoncé en 2016 à lancer son satellite ViaSat-2 avec un Falcon Heavy du fait des retards dans le développement du lanceur (basculement sur une Ariane 5).
Les trois satellites, dont deux à propulsion plasmique en construction chez Boeing, couvriront chacun une zone géographique (Amérique du Nord et du Sud / Europe, Afrique et Moyen Orient / Asie-Pacifique).
Viasat estime que les capacités de transmission de sa flottille dépasseront celles initialement estimées (plus d’un téraoctet par seconde). L’entreprise devrait annoncer d’ici la fin de l’année le choix du constructeur pour le troisième satellite.
Articles connexes publiés précédemment :

SpaceX prévoit cinq lancements pour clôturer 2018
NASAspaceflight.com, 22 octobre 2018
SpaceX prévoit jusqu’à cinq lancements de Falcon 9 pour clôturer l’année, ce qui porterait à 22 le nombre de lancements de la société en 2018.

  • 14 novembre : lancement en orbite de transfert géostationnaire du satellite de télécommunications qatari Es’hail 2 depuis la pas de tir 39A du Kennedy Space Center en Floride (avec tentative de récupération du premier étage sur une barge) ;
  • 19 novembre : lancement en orbite basse héliosynchrone d’un ensemble de 70 charges utiles dans le cadre de la mission SSO-A pour le compte de Spaceflight Industries depuis la base de Vandenberg, en Californie (avec la première tentative de réutilisation d’un premier étage ayant déjà volé [sans essai de récupération] et tentative de récupération de la coiffe) ;
  • 27 novembre : lancement d’un véhicule de fret vers la station spatiale internationale (mission CRS-16) depuis le pas de tir SLC-40 à Cap Canaveral en Floride (avec tentative de récupération du premier étage sur la terre ferme) ;
  • 15 décembre : lancement vers une orbite MEO du satellite GPS III-1 pour le compte de l’USAF (sans tentative de récupération du premier étage, en raison de la puissance nécessaire pour atteindre l’orbite visée) ;
  • 30 décembre : lancement en orbite basse d’une grappe de dix satellites de télécommunications Iridium-NEXT depuis le pas de tir SLC-4E à Vandenberg (avec tentative de récupération du premier étage [déjà réutilisé une fois] sur une barge et de la coiffe).

Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°18-30.

Le premier vol Vulcan retardé à avril 2021
Space News, 25 octobre 2018
ULA prévoit désormais d’effectuer le premier vol de certification du Vulcan en avril 2021 (initialement prévu en 2020), un retard attribué aux conditions de mission spécifiques attachées au contrat Launch Services Agreement de l’USAF du 10 octobre dont ULA est l’un des trois bénéficiaires.
Articles connexes publiés précédemment :

ULA annonce avoir été retenue par la NRO pour un lancement avec un Delta IV Heavy
Cf. Sécurité et Défense

Vector se rapproche davantage du Département de la Défense
Cf. Sécurité et Défense

SpaceX chercherait à obtenir un prêt levier de 500 M$ via Goldman Sachs
Cf. Secteur Privé

Station Spatiale Internationale et Vol Habité en Orbite Basse

Après l’échec du 11 octobre, Jim Bridenstine optimiste sur un retour en vol avec équipage du Soyouz en décembre
SpaceFlightNow, Space.com, 23 octobre 2018
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°18-31.

Télécommunications

Le renseignement russe s’oppose à OneWeb
Cf. International

Viasat choisit Falcon Heavy
Cf. Lanceurs et Lancements

Météorologie Spatiale Civile et Militaire

La NASA reporte à nouveau le lancement de la mission ICON (Ionospheric Connection Explorer) initialement prévue pour décembre 2017, pour effectuer des tests supplémentaires sur le lanceur Pegasus XL
Space.com, 23 octobre 2018
Article connexe publié précédemment : Bulletin d’actualité Espace n°17-29.

Le Space Rapid Capabilities Office octroie un contrat d’un montant de 119 M$ à Sierra Nevada Corporation pour un satellite de météorologie
Cf. Sécurité et Défense

Lune et cis-lunaire

La NASA lance une consultation afin de déterminer les caractéristiques du module logistique de la Gateway
Moon Daily, 23 octobre 2018
La NASA lance une consultation auprès des industriels américains afin de déterminer les caractéristiques du module logistique devant servir à transporter du fret pressurisé et non-pressurisé vers la Gateway. La NASA prévoit d’utiliser le module dans le cadre d’au moins trois missions, dont la première pourrait permettre le transport en 2024 d’un bras robotique fourni par des partenaires internationaux (lanceurs commerciaux pour les deux premières missions, le lanceur SLS étant ensuite également disponible). Le module d’utilisation devra :

  • inclure un système de navigation, de propulsion et de puissance pour permettre l’amarrage à la Gateway ;
  • être conforme aux International Docking Standards ;
  • être en mesure de gérer sa fin de vie de façon autonome (self-disposal) au plus tard après trois années de service en orbite.

Les réponses sont attendues pour le 2 novembre 2018.
Les détails de la consultation qui fait suite à la celle lancée en septembre dernier sur le module de puissance et de propulsion de la Gateway, sont disponibles ici.
Article connexe publié précédemment : La (Lunar) Gateway de la NASA.

La NASA et l’USAF ont réalisé des tests des systèmes de sauvetage de la capsule Orion (amerrissage dans des conditions météorologiques difficiles avec utilisation de balises de localisation)
Space.com, 22 octobre 2018
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°18-27.

Le directeur général de l’ESA et l’administrateur de la NASA participeront à une manifestation organisée le 16 novembre au Kennedy Space Center en Floride à l’occasion de l’arrivée depuis Brême du module de service européen d’Orion
Parabolic Arc, le 25 octobre 2018
Article connexe publié précédemment : Bulletin d’actualité Espace n°18-30.

Les Etats-Unis s’ouvrent à Galileo
Reuters, 24 octobre 2018
La Federal Communications Commission (FCC) a annoncé qu’elle voterait en novembre prochain un texte autorisant les instruments américains à utiliser le système Galileo. La FCC se propose de renoncer à ses exigences en matière de licence portant sur des activités non-fédérales en lien avec les signaux E1 et E5 de Galileo, à certaines conditions.

Exploration et Sciences de l’Univers

La NASA organise une séance d’information sur l’atterrissage sur Mars d’Insight
Space Policy Online, 28 octobre 2018
La séance, qui s’ouvrira à 16h30 (heure de France métropolitaine) le 31 octobre, sera retransmise sur la chaine télévisée de la NASA, le site de la NASA et la page Facebook de la NASA sur InSight.
Pour mémoire, l’atterrissage est prévu le 26 novembre à 19h48 (heure de France métropolitaine).
Article connexe publié précédemment : Succès du lancement d’InSight : SEIS, le sismomètre français est en route vers Mars.

Chandra et Hubble de nouveau en opération
Space.com, 24 octobre 2018
Space News, 27 octobre 2018

Articles connexes publiés précédemment :

Kepler passe en mode veille du fait de l’épuisement de son ergol
Space.com, 24 octobre 2018
Kepler, l’emblématique satellite chasseur de planètes de la NASA lancé en mars 2009 (ayant identifié plus de 2 650 planètes) arrive en fin de vie. Son successeur, TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite), en orbite depuis avril de cette année pourrait permettre l’identification de quelque 10 000 exoplanètes dans les deux prochaines années.
Article connexe publié précédemment : Bulletin d’actualité Espace n°18-26.

Secteur Privé

SpaceX chercherait à obtenir un prêt levier de 500 M$ via Goldman Sachs
Reuter, 25 octobre 2018
Article connexe publié précédemment : Bulletin d’actualité Espace n°18-22.

Rapports et Etudes

Un audit invite la NASA à poursuivre ses efforts dans la gestion de son patrimoine historique
Cf. Politique

The Aerospace Corporation : A Model for Space Sector Growth : A Luxembourg Case Study
Cf. International

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Ambassade de France aux États-Unis d’Amérique
Service spatial – Bureau du CNES