Bulletin d’actualité Espace n°18-01

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Personalia

Nouvelle audition de Jim Bridenstine et Barry Lee Myers
SpaceRef, janvier 2018
Le processus de nomination de l’administrateur de la NASA et du sous-secrétaire d’Etat du Commerce pour les Océans et l’Atmosphère (cumulant les fonctions d’administrateur de la NOAA) n’ayant pas été mené à terme en 2017, la commission pour le Commerce, la Science et les Transports du Sénat examinera à nouveau les candidatures de Jim Bridenstine (réponses au premier questionnaire et éléments complémentaires après l’audition du 1er novembre) et Barry Lee Myers (réponses au premier questionnaire et éléments complémentaires après l’audition du 29 novembre) pour ces deux postes, reproposées début 2018 par l’administration Trump, le 18 janvier 2018 (vidéo en ligne).
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-34.

R. Lightfoot récompensé
Space Policy Online, RNASA, 8 janvier 2018
L’administrateur par intérim de la NASA, Robert Lightfoot, s‘est vu attribuer le 2018 National Space Trophy par la fondation Rotary National Award for Space Achievement (RNASA). La cérémonie de remise du prix aura lieu le 27 avril 2018 à Houston, Texas.

Politique

Rapport inaugural du Centre pour l’Entreprise, l’Exploration et la Défense dans l’Espace du Potomac Institute
SpaceRef, 11 janvier 2018
L’institut de recherche en politique publique indépendant et à but non lucratif Potomac Institute for Policy Studies a publié son premier rapport, Make America Great Again in Space, qui propose une réorganisation du programme spatial des Etats-Unis afin d’assurer le leadership américain dans l’espace dans les secteurs de l’entreprise privée, de la défense et du renseignement.
Soulignant que le secteur spatial pourrait générer une économie allant de 1 000 à 4 000 Md$ d’ici 2040, le rapport préconise des investissements publics continus en R&D et en infrastructure, afin de permettre la mise en place des bases du développement commercial dans l’espace. Il propose une vision nouvelle du rôle de la NASA en tant qu’agence jouant un rôle moteur et facilitateur de ce nouveau boom économique.
Le rapport estime en outre que l’espace est appelé à devenir un « domaine de guerre » (warfighting domain) et dans ce contexte, appelle le département de la Défense (DoD) à s’y préparer. Le rapport met en outre en exergue l’importance des capacités spatiales de renseignement, nécessaires pour comprendre les intentions des adversaires des Etats-Unis.

International

La Chambre inquiète du rattrapage technologique de la Chine
Space News, Space Policy Online, 10 janvier 2018
Le mardi 9 janvier 2018 s’est tenue une audition de la sous-commission Emerging Threats and Capabilities de la commission House Armed Services portant sur les ambitions chinoises en matière de hautes technologies, avec la participation d’Elise Stefanik (républicaine, New York), présidente de la sous-commission, Dean Cheng, chercheur au centre d’études asiatiques de l’Heritage Foundation, Doug Lamborn (républicain, Colorado), représentant à la Chambre, Paul Scharre, chercheur au Center for New American Security et William Carter, chercheur au CSIS (Center for Strategic and International Studies).
Points saillants des déclarations et des réponses aux questions posées :

  • le lancement en août 2016 du satellite chinois de télécommunications quantiques Micius, qui aurait permis l’établissement d’une vidéoconférence hautement cryptée entre Pékin et Vienne un an plus tard, illustre l’avance de la Chine dans ce domaine de la plus haute importance stratégique ;
  • la Chine est dorénavant capable de produire des technologies satellitaires par elle-même ;
  • la Chine est en mesure de répondre à la demande du marché mondial en satellites peu chers, permettant ainsi à des pays comme le Nigéria, la Bolivie ou encore le Venezuela de se doter de satellites à des prix que nul autre pays ne peux offrir ;
  • la Chine est sur le point de devenir un acteur majeur dans le secteur des petits satellites ;
  • la Chine pourrait rapidement progresser dans l’exploitation des données spatiales et offrir des services sur le marché mondial à des prix défiant toute concurrence ;
  • la Chine envisage l’énergie dirigée (DE ; Directed Energy) comme arme contre les satellites (absence de création de débris) ;
  • la Chine dispose d’une industrie satellitaire à croissance rapide ;
  • les entreprises d’Etat chinoises fournissant des services de lancement reçoivent des subventions gouvernementales, ce qui défavorise le tissu industriel spatial américain en matière de concurrence ;
  • le gouvernement centralisé de la Chine permet plus facilement de transférer les innovations du secteur privé vers le secteur militaire, ce qui donne à la Chine un avantage de taille pour notamment atteindre son objectif d’être le leader mondial en matière d’intelligence artificielle d’ici 2030 ;
  • l’innovation américaine est la réponse la plus appropriée pour contenir la progression technologique chinoise ;
  • l’augmentation des investissements chinois en R&D permet à la Chine d’effectuer un véritable rattrapage technologique sur les Etats-Unis en matière d’espace, de cyberespace, de cryptage, d’intelligence artificielle et autres technologies clés intervenant dans des problématiques de sécurité nationale ;
  • le risque bien réel d’une domination de la Chine dans ces domaines devrait être pris en compte par les législateurs américains ;
  • le sous-secrétaire de Défense pour la recherche et l’ingénierie doit être le principal moteur pour conduire le changement et encourager l’innovation au sein du DoD (pour mémoire, l’ancien administrateur de la NASA, Mike Griffin, est en attente de confirmation pour occuper ce poste).
    A noter que les avis ont divergé sur la vacance de poste à la tête de l’OSTP (Office of Science and Technology Policy) de la Maison Blanche (« il est nécessaire de nommer une personnalité afin de traiter efficacement la question chinoise » versus « mieux vaut une vacance de poste plutôt que de voir cette instance dirigée par une personnalité comme John Holdren sous l’administration Obama, en faveur d’un rapprochement sino-américain »).

Sécurité et Défense

Formalisation d’un plan de certification du NGL d’orbital ATK avec l’USAF
Florida Today, Parabolic Arc, 4 janvier 2018
Orbital ATK a conclu un CRADA (Cooperative Research and Development Agreement) avec l’USAF qui formalise un plan de certification du système NGL (Next Generation Launch) d’Orbital ATK pour les lancements de sécurité nationale. Le plan de certification envisage deux lancements de la version intermédiaire du NGL en 2021 puis deux lancements d’une version lourde en 2024.
L’USAF devrait octroyer des contrats initiaux pour la poursuite du développement ou d’amélioration de systèmes de lancement, à trois sociétés mi-2018, et sélectionner deux sociétés en 2019 pour des premiers lancements début 2022. ULA et SpaceX sont également sur les rangs pour ces activités.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-08.

Perte du satellite classifié Zuma construit par Northrop Grumman et lancé par SpaceX
Cf. Lanceurs et lancements

Succès du lancement du satellite de reconnaissance NROL-47
Cf. Lanceurs et lancements

Rapport inaugural du Centre pour l’Entreprise, l’Exploration et la Défense dans l’Espace du Potomac Institute
Cf. Politique

Lanceurs et Lancements

Perte du satellite classifié Zuma construit par Northrop Grumman et lancé par SpaceX
Space News, 7 janvier 2018
Spaceflight Insider, Parabolic Arc, 8 janvier 2018
Spaceflight Now, 9 janvier 2018
Quartz, 9 janvier 2017

Après plusieurs jours d’incertitude, la perte totale du satellite classifié Zuma, lancé par SpaceX à l’aide d’un Falcon 9 depuis le pas de tir 40 à Cap Canaveral le 7 janvier, est la thèse qui prédomine largement dans les médias. Le satellite, d’une valeur estimée à plusieurs milliards de dollars, ne se serait pas séparé comme prévu de l’adaptateur le fixant au deuxième étage du lanceur, ce problème occasionnant la perte du satellite qui se serait abîmé dans l’océan Indien.
Du fait du caractère hautement confidentiel de la mission, ni les autorités américaines, ni les principaux industriels impliqués, à savoir Northrop Grumman, contractant principal du satellite et responsable du choix du service de lancement, ni SpaceX, n’ont fourni de détails sur cette perte (cette dernière a toutefois indiqué que son lanceur ne serait pas en cause).
En l’absence d’informations officielles sur les causes de cet échec, la presse relève plusieurs points :

  • SpaceX avait retardé le lancement du satellite, initialement prévu pour la mi-novembre dernier, afin d’étudier des données issues de tests effectués sur une coiffe destinée à un autre client ;
  • l’adaptateur utilisé n’était pas l’adaptateur standard proposé par SpaceX, mais un adaptateur fourni par Northrop Grumman.

A noter que le premier étage du lanceur Falcon 9 a été récupéré après le vol.

Succès du lancement du satellite de reconnaissance NROL-47
Spaceflight Insider, Parabolic Arc, 12 janvier 2018
Après plusieurs reports de lancement causés par des vents forts puis par une anomalie au niveau d’une valve sur le segment sol, un lanceur DELTA IV medium d’ULA (5 m de diamètre et deux propulseurs latéraux), a placé avec succès depuis la base de Vandenberg (Californie) le satellite NROL-47 pour le compte du National Reconnaissance Office.
Il s’agissait du 36ème vol d’une DELTA-IV, le premier vol ayant eu lieu en 2002 et du 50ème satellite lancé pour le compte du NRO (le 47ème par ULA).
Le satellite, qui devrait être positionné sur une orbite rétrograde inclinée à 123 degré, emporterait une charge utile d’imagerie radar, pour une mission inscrite dans le cadre de la constellation Future Imagery Architecture (alias Topaz) du NRO (mission classifiée).
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-25.

L’autodestruction comme nouvel avantage pour SpaceX ?
Quartz, 4 janvier 2018
Le site Quartz relève que l’Automatic Flight Safety System, un ordinateur de bord développé avec l’USAF en 2017 permettant l’autodestruction de lanceurs de SpaceX en cas de trajectoire déviant du plan de vol nominal, pourrait permettre aux fusées Falcon d’être lancées depuis Cap Canaveral pour des missions en orbite polaire. Cette fonctionnalité, que seule SpaceX possède aujourd’hui, pourrait être adoptée à l’horizon 2020 par les futurs lanceurs actuellement développés par ULA ou Blue Origin.

Encore quelques semaines d’attente pour le vol inaugural du Falcon Heavy
Space News, 4 janvier 2018
SpaceX a annoncé qu’elle prévoyait désormais le premier lancement de son lanceur lourd Falcon Heavy à la fin du mois janvier. En cas de succès de ce vol inaugural, SpaceX pourrait effectuer deux lancements opérationnels du Falcon Heavy en 2018, avec à bord Arabsat 6A et le Space Test Program 2 de l’USAF.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-34.

Electron paré au lancement à partir du 20 janvier
Space News, 12 janvier 2018
Rocket Lab a indiqué que la nouvelle fenêtre de lancement pour le deuxième vol de sa fusée Electron depuis la Nouvelle-Zélande, s’ouvrait le 20 janvier (date locale) pour une période de neuf jours (fenêtre quotidienne de quatre heures).
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-33.

Nouveau retard de SpaceX pour le programme commercial de vols habités
Cf. Spatioports

Inquiétude sur la sécurité des futures navettes habitées commerciales de desserte de l’ISS
Cf. Station spatiale internationale et vol habité en orbite basse

Formalisation d’un plan de certification du NGL d’orbital ATK avec l’USAF
Cf. Défense

SpaceX loue une infrastructure de l’USAF à Cap Canaveral
Cf. Spatioports

Double contrat de lancement de satellites de télécommunication d’Intelsat (avec MEV-2) pour Arianespace
Cf. Télécommunications

Après le succès des tests cryogéniques, quelle date de lancement pour James Webb ?
Cf. Exploration et Sciences de l’univers

Spatioports

Nouveau retard de SpaceX pour le programme commercial de vols habités
Space News, 11 janvier 2018
SpaceX :

  • Demonstration Mission 1 : août (et non plus avril) 2018 ;
  • Demonstration Mission 2 (avec équipage) : décembre (et non plus août) 2018.

Boeing :

  • Orbital Flight Test : août 2018 ;
  • Boeing Crew Flight Test : Novembre 2018.

Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-34.

SpaceX loue une infrastructure de l’USAF à Cap Canaveral
USA Today, 2 janvier 2018
SpaceX a conclu un contrat de location de l’infrastructure Area 59 de l’USAF à Cape Canaveral (ancienne infrastructure dédiée aux opérations sur satellites), afin d’y mener des activités autour de la capsule Dragon 2 qui transportera des équipages vers l’ISS. La première capsule Dragon 2 devrait être apportée sur ce site durant l’été 2018.

Station Spatiale Internationale et vol habité en orbite basse

L’OIG critique sur les performances du CASIS
Space Policy Online, 12 janvier 2018
Le bureau de l’inspecteur général de la NASA (OIG ; Office of Inspector General) a publié un rapport évaluant la gestion du CASIS (Center for the Advancement of Sicence in Space) par la NASA, laquelle lui aura apporté d’ici 2024 un financement global atteignant 196 M$.
L’OIG porte un avis critique sur les performances du CASIS, relevant en particulier que les 21,7 Md$ versés de financement octroyés pour l’utilisation de l’ISS n’avaient pas permis d’atteindre de façon satisfaisante l’objectif de la NASA de faire émerger une économie spatiale en orbite terrestre.
Le rapport émet un ensemble de sept recommandations à la NASA, parmi lesquelles :

  • développer une stratégie de performance courant jusqu’à la fin de l’accord actuel d’utilisation de la station spatiale internationale, en 2024 ;
  • évaluer les performances du CASIS deux fois par an ;
  • s’assurer que le programme de performance inclue des cibles et indicateurs de résultat spécifiques pour chacune des catégories d’utilisation de la station.

Inquiétude sur la sécurité des futures navettes habitées commerciales de desserte de l’ISS
Space Policy Online, 11 janvier 2018
Space News, 12 janvier 2018

L’Aerospace Safety Advisory Panel (ASAP) de la NASA a publié son rapport annuel mettant en exergue ses préoccupations liées aux débris spatiaux et micro-météorites (MMOD ; micrometeroids and orbital debris), notamment au regard de son programme Commercial Crew et des capsules habitables développées par SpaceX et Boeing. Eu égard à ces risques, l’ASAP émet des doutes quant à la capacité des deux entreprises à répondre aux exigences PRA (Probabilistic Risk Assessment) et LOC (Loss of Crew).
L’ASAP exprime tout particulièrement, cette année encore, ses réserves concernant le plan « Loan and go » de SpaceX qui consiste à placer l’équipage à bord de la capsule Dragon, au sommet de Falcon 9, avant que la fusée ne soit alimentée en carburant. La commission recommande à ce titre à la NASA de ne pas certifier SpaceX tant que l’explosion du Falcon 9 de 2016 lors de sa préparation pour un test de mise à feu statique ne sera pas mieux comprise.

Fin de la mission CRS-13
Spaceflight Insider, 18 janvier 2018
Le 13 janvier 2018, la capsule Dragon de la mission CRS-13 lancée avec succès par SpaceX le 15 décembre dernier a quitté l’ISS avec à son bord 1,860 tonnes de fret, dont des échantillons de démonstrations scientifiques et technologiques, avant d’amerrir par parachute dans l’océan Pacifique.
Il s’agissait de la deuxième utilisation d’une capsule recyclée pour une mission de ravitaillement de l’ISS (vol précédent effectué lors de la mission CRS-6 en avril 2015) et du premier départ de l’ISS effectué à l’aide de systèmes robotiques terrestres, sous la supervision de deux astronautes américains à bord de la station.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité espace n°17-33.

Maintenance en orbite

Orbital ATK se voit attribuer le développement du satellite MEV-2 par Intelsat
Via Satellite, Space News, 4 janvier 2018
Après MEV-1, Intelsat a attribué un nouveau contrat à Orbital ATK pour la construction, les tests et le lancement de MEV-2 (Mission Extension Vehicle 2) à l’horizon mi-2020.
MEV-2 serait doté de nouvelles fonctionnalités, permettant notamment l’emport d’instruments et le déploiement en orbite de petits satellites.
Tout comme MEV-1, MEV-2 devrait être conçu pour une durée de vie nominale de quinze ans.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-33.

Double contrat de lancement de satellites de télécommunication d’Intelsat (avec MEV-2) pour Arianespace
Cf. Télécommunications

Organisation le 30 janvier 2018 au centre Goddard d’une nouvelle édition du NASA Satellite Servicing Technology Transfer Industry Day
SpaceRef, janvier 2018

Observation de la Terre

Pour la première fois, la NASA embarque une charge utile scientifique sur un satellite commercial de télécommunication
Via Satellite, 5 janvier 2018
L’instrument GOLD (Global-scale Observations of the Limb and Disk) de la NASA, un spectromètre haute définition fonctionnant dans l’ultraviolet lointain conçu pour étudier les couches supérieures de l’atmosphère afin d’améliorer la compréhension des mécanismes d’interaction de la ionosphère avec la météorologie de l’espace et l’activité solaire, volera en tant que charge utile secondaire à bord du satellite SES 14, dont le lancement est prévu à bord d’une Ariane 5, le 25 janvier 2017.

La NASA en passe d’acheter des données commerciales d’observation de la Terre
Space News, 9 janvier 2018
La NASA a annoncé son intention de passer dans le courant du mois de mars des contrats en gré à gré avec plusieurs sociétés privées américaines pour l’achat de données d’observation de la Terre dans la cadre d’un projet pilote, des données qui seront, à ce stade, partagées uniquement avec des chercheurs afin d’assister l’agence pour la détermination de leur valeur scientifique. L’agence devrait consulter sous peu les onze entreprises qui ont été retenues dans le cadre de l’appel à idées lancé en décembre auprès des entités privées exploitant une constellation comprenant au moins trois petits satellites, afin d’examiner les propositions techniques, le coût des données et le type de licence d’utilisation qui pourrait être conclu. Pour mémoire, le précédent appel à idées analogue lancé en 2016, qui ne s’était pas matérialisé par l’achat effectif de données, avait donné lieu à cinq propositions privées, dont seules trois avaient été estimées satisfaisantes. La NASA pourrait relancer un nouvel appel à idées dans deux ou trois années et envisager l’ouverture de la consultation aux sociétés privées non-américaines.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-33.

Arkyd-6 de Planetary Resources est en orbite
Cf. Exploration et Sciences de l’univers.

Télécommunications

Alerte aux interférences dans la bande 1 675 à 1 680 MHz
Space News, 10 janvier 2018
Dans le rapport Bracing for Impact : Terrestrial Radio Interference to Satellite-Based Services rendu public à la mi-janvier 2018, l’Aerospace Corporation lance un avertissement : « les puissants signaux terrestres émis dans les bandes de fréquence de 1 675 à 1 680 MHz pourraient interférer avec les récepteurs conçus pour le suivi de signaux beaucoup plus faibles transmis par les satellites météorologiques et de navigation ».
Signe de la fragilisation de l’utilisation de cette bande de fréquences pour les services spatiaux, la Federal Communications Commission (FCC) et la National Telecommunications and Information Administration (NTIA) envisageraient d’étudier une proposition de la transmission terrestre sans fil d’informations via des pylônes dans ces gammes de fréquences.

Problème d’antenne sur ViaSat-2
Space News, 9 janvier 2018
L’opérateur de télécommunications ViaSat a annoncé travailler de concert avec Boeing pour identifier la cause des dysfonctionnements constatés au niveau des faisceaux ponctuels (spot beams) du satellite ViatSat-2 lancé en juin 2017 afin de couvrir avec un débit pouvant atteindre 300 Gbps, l’Amérique du nord, les Caraïbes, une partie de l’Amérique du sud, ainsi qu’une bande de l’océan Atlantique fréquentée par les navires et aéronefs transitant entre l’Amérique et l’Europe.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité n°17-34 et n°17-32.

Double contrat de lancement de satellites de télécommunication d’Intelsat (avec MEV-2) pour Arianespace
Parabolic Arc, 12 janvier 2017
Intelsat a signé un double contrat de lancement avec Arianespace. La société européenne devrait lancer en 2020 le satellite Galaxy 30 d’Intelsat (bandes C, Ku et Ka), en doublet avec le Mission Extension Vehicle-2 (MEV- 2) d’Orbital ATK, ainsi qu’un satellite additionnel d’Intelsat.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-19.

Intelsat choisit Orbital ATK pour la construction de son satellite Galaxy 30
Via Satellite, 8 janvier 2018
Intelsat a attribué un contrat à Orbital ATK pour la conception, la construction (reposant sur l’emploi d’une plateforme GEOStar 2) et les tests de son futur satellite de télécommunications Galaxy 30 (le 11ème commandé à Orbital ATK) en bandes C, Ka et Ku.
Outre des services de diffusion classique comme l’ultra-haute définition, ce satellite devrait proposer des services directs de vidéo, hors fournisseur d’accès à Internet (Over-the-Top video) sur l’ensemble de l’Amérique du nord.
Le lancement est prévu pour le début de l’année 2020.

Météorologie de l’espace

Pour la première fois, la NASA embarque une charge utile scientifique sur un satellite commercial de télécommunication
Cf. Observation de la Terre

Météorologie spatiale civile et militaire

La NOAA et la réduction des coûts de transmission des données satellitaires
Space News, 10 janvier 2018
Lors d’une réunion de l’American Meteorological Society, le 10 janvier 2018, la NOAA a indiqué qu’un des résultats de l’étude NSOSA (NOAA Satellite Observing System Architecture) présentée en avril 2017, était la possibilité de réduire de 40 à 60 % les coûts de transmission des données pour sa prochaine génération de satellites météorologiques, après GOES et JPSS.
Cette réduction pourrait être obtenue en renonçant à utiliser ses propres satellites pour la diffusion des données aux utilisateurs et en recourant :
-  soit à des charges utiles de communications dédiées embarquées sur des satellites commerciaux (hosted payload) ;
-  soit à des services commerciaux de télécommunications (tels que ceux offerts par Iridium, Globalstar ou ceux susceptibles de l’être dans le futur par OneWeb, SpaceX ou Boeing).
L’étude relève toutefois que d’autres facteurs que le coût devaient être pris en compte (fiabilité et disponibilité) et que certains services fournis par la NOAA, comme les services de recherche et de sauvetage, pourraient ne pas entrer dans ce cadre.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-21.

Les adieux de GOES-13
Space.com, 14 janvier 2017
La NOAA a annoncé le retrait du service opérationnel du satellite géostationnaire de météorologie GOES-13. Pour mémoire, le satellite GOES-16 (couvrant les Etats-Unis et l’océan Atlantique) lancée en 2016, a été déclaré opérationnel en décembre dernier. Le lancement du satellite de nouvelle génération GOES-R, appelé à remplacer à terme le satellite GOES-15 (couvrant la partie occidentale des Etats-Unis, l’Alaska, Hawaii et l’océan Pacifique) est à ce jour prévu le 1er mars 2018.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-34.

Les ambitions de Spire
Space News, 10 janvier 2018
Spire, qui exploite actuellement une flotte de 48 cubesats fournissant des mesures de radio-occultation GPS, ambitionne de couvrir de façon permanente 97 % de la Terre en faisant passer sa constellation à 150 cubesats.
L’entreprise produit à ce jour un satellite par semaine dans son usine écossaise. Elle pourrait augmenter la cadence de production en passant à deux voire trois satellites fabriqués par semaine.
Parallèlement Spire élargit son réseau de 27 stations sol, avec l’objectif d’atteindre le nombre de 50 stations, afin d’alimenter ses clients en données dans les 30 minutes qui suivent leur requête.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-09.

Rapport du GAO sur le GPS
Site du GAO, 12 décembre 2017
Le GAO a publié le rapport « GPS : Better Planning and Coordination Needed to Improve Prospects for Fielding Modernized Capability », qui pointe en particulier le risque lié au développement simultané par le DoD, à la fois du système GPS (segments spatial et terrestre) et des cartes réceptrices permettant l’utilisation des signaux de radionavigation. Ce rapport recommande dans ce contexte la mise en place d’une organisation à même de collecter les informations sur le sujet, d’en tirer les enseignements et de proposer toute mesure correctrice appropriée.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-33.

Exploration et Sciences de l’Univers

WFIRST jouera son avenir au printemps 2018
Space News, 9 janvier 2018
La NASA devrait organiser une revue déterminante (Key Decision Point B) pour WFIRST (Wide Field Infrared Survey Telescope) en mars ou avril 2018, qui statuera sur le passage en phase B de ce projet. Cette revue s’appuiera sur les résultats d’une revue des exigences relatives au système et d’une revue de définition de la mission, prévues en février, suivies d’une évaluation indépendante des coûts de la mission.
Pour mémoire, une analyse indépendante avait estimé en octobre 2016 le coût de la mission à au moins 3,6 Md$, ce qui avait conduit la NASA à lancer un exercice de revue à la baisse des objectifs de la mission pour ramener son coût au niveau jusque-là estimé de 3,2 Md$.
Parmi les pistes envisagées pour contenir le coût du programme, la NASA envisage de réduire les possibilités scientifiques du coronographe, mettant en avant le fait que l’instrument constituerait essentiellement une démonstration technologique. L’instrument à large champ de vue de WFIRST pourrait en outre se voir doter d’un nombre réduit de modes opératoires et les exigences de performance des détecteurs pourraient être revues à la baisse. La NASA aurait également engagé des discussions avec cinq partenaires étrangers pour des contributions en nature.
Enfin, un raccourcissement de six mois du calendrier de développement pourrait également être envisagé.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-32.

Après le succès des tests cryogéniques, quelle date de lancement pour James Webb ?
Space Policy Online, 10 janvier 2018
La NASA a annoncé le 10 janvier que les cents jours de tests cryogéniques du télescope spatial James Webb (JWST) effectués l’an passé à Houston avaient été pleinement concluants et ce, en dépit des difficultés rencontrées (ouragan Harvey). Une étude indépendante, dont les conclusions sont attendues pour la fin du mois de janvier, devrait aborder un nouvel éclairage sur la question de la date de lancement (la NASA avait annoncé en septembre dernier un glissement de six à neuf mois par rapport à l’échéance jusqu’alors fixé à octobre 2018, du fait de difficultés techniques rencontrées par Northrop Grumann au niveau de l’intégration).
Article connexe précédemment publié : Réussite des tests cryogéniques du James Webb Space Télescope.

Arkyd-6 de Planetary Resources est en orbite
Parabolic Arc, 12 janvier 2018
Planetary Resources a annoncé que son cubesat Arkyd-6 avait été lancé avec succès à bord du lanceur indien PSLV le 12 janvier 2018. Arkyd-6 est un démonstrateur de technologies conçu pour détecter les ressources en eau dans l’espace. Les données récoltées seront utilisées pour le développement du futur satellite Arkyd-301 et servira aux analyses scientifiques et économiques des astéroïdes dans le cadre des ambitions d’exploration des ressources spatiales de l’entreprise.
Parmi les 17 technologies embarquées par Arkyd-6, l’imageur MWIR (Mid-Wave InfraRed) représente l’élément central du satellite dont la mission portera également sur des cibles terrestres telles que les terres agricoles et les régions et les infrastructures dédiées à l’exploitation minière et énergétique.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°17-14.

Secteur privé

Intelsat choisit Orbital ATK pour la construction de son satellite Galaxy 30
Cf. Télécommunications

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Ambassade de France aux États-Unis d’Amérique
Service spatial – Bureau du CNES