Bulletin d’actualité Espace n°19-32

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Personalia

Jeff Bezos recevra l’Excellence in Industry Award de l’IAF au 70ème IAC à Washington D.C.
Parabolic Arc, 27 septembre 2019
Le fondateur de Blue Origin se verra décerner le prix en reconnaissance de sa contribution au développement de vols habités commerciaux par Jean-Yves Le Gall, Président du CNES et Président de l’IAF, en présence de Pascale Ehrenfreund, Directrice Générale du DLR et future Présidente de l’IAF.
La cérémonie de remise du prix se déroulera le mardi 22 octobre à 8h au Walter E. Washington Convention Center.

Bobby Braun, ancien chef de la technologie à la NASA, rejoint le programme d’exploration planétaire du JPL
Space News, 2 octobre 2019
Parabolic Arc, 2 octobre 2019
Il devrait prendre en charge une grande partie des Mars Exploration Directorate et Solar System Exploration Directorate du JPL.

Politique

La commission d’appropriations du Sénat vote sa proposition budgétaire pour la FAA en demandant la révision de son projet de réforme règlementaire
Space News, 26 septembre 2019
Space Policy Online, 19 septembre 2019

Le Sénat a voté un budget de 26,04 M$ au profit de l’Office of Commercial Space Transportation de la FAA pour l’année fiscale 2020 (légèrement au-dessus de la requête budgétaire présidentielle), tout en lui demandant de revoir en profondeur la proposition de simplification et d’assouplissement de sa réglementation en matière de lancements commerciaux et de rentrées atmosphériques. Cette proposition émise pour avis sous la forme d’une NPRM (Notice of Proposed Rulemaking) en avril dernier avait été vivement critiquée par la grande majorité des acteurs du secteur spatial privé (à l’exception d’ULA). Selon le Sénat, elle représente en l’état un frein au développement des sociétés commerciales et va à l’encontre des recommandations de la Space Policy Directive-2. La commission d’appropriation du Sénat encourage ainsi la FAA à rétablir le Streamlined Launch and Reentry Licensing Requirements ARC et à considérer la publication d’une nouvelle NPRM.
Article connexe publié précédemment : Bulletin d’actualité Espace n°19-28.

International

Artemis : la NASA à la conquête de partenaires internationaux
Space Policy Online, 21 septembre 2019
Space News, 23 septembre 2019
Moon Daily, 25 septembre 2019
Dans le cadre de son programme de retour sur la Lune, la NASA a rencontré les agences spatiales du Japon (JAXA) et de l’Australie (ASA) en l’espace d’une semaine :

  • discussion entre la NASA et la JAXA d’un partenariat bilatéral pour :
    • l’exploration à long-terme de la Lune (via la Gateway et une base lunaire) ;
    • la mission japonaise Smart Lander for Investigating the Moon (SLIM) ;
    • le lancement de cubesats japonais lors de la mission Artemis 1.
  • déclaration commune d’intention signée entre la NASA et l’ASA en présence du Premier Ministre australien et du Secrétaire au Commerce américain Wilbur Ross incluant :
    • l’apport au programme Artemis des compétences australiennes issues de l’exploitation minière dans les secteurs de la robotique, l’automatisation et la gestion de structures à distance (même si le rôle de l’ASA reste encore à déterminer) ;
    • la mention d’un budget de 102 M$ alloué par l’Australie à l’ASA dans les 5 prochaines années pour accompagner les activités d’acteurs australiens dans le cadre du programme Artemis.

Virgin Galactic signe un contrat de lancement avec l’armée de l’air italienne
Cf. Vols Suborbitaux

Sécurité et Défense

L’U.S. Air Force octroie des contrats à ULA pour le support opérationnel de lancement des cinq dernières Delta 4 Heavy et de trois Atlas V
Space News, 30 septembre 2019
Space News, 1er octobre 2019

Le contrat d’un montant de 1,18 Md$ signé entre ULA et l’Air Force Space and Missile Systems Center concerne le support opérationnel des lancements de cinq satellites classifiés de la NRO (National Reconnaissance Office) : NROL-44, NROL-82, NROL-91, NROL-68 et NROL-70. L’U.S. Air Force avait déjà octroyé à ULA le contrat couvrant le volet « production » des lanceurs à ULA en 2017 et 2018. Le montant total des contrats pour les cinq missions s’élève à environ 2,2 Md$. Les cinq lancements se dérouleront entre 2020 et 2024.
L’Air Force Space and Missile Systems Center a également octroyé un contrat subséquent couvrant une partie du volet opérationnel des lancements de trois Atlas V dans le cadre de la Phase 1 du programme NSSL (National Security Space Launch) (ex-EELV) pour un montant de 98,5 M$. Les trois Atlas V lanceront les satellites AEHF-6 (mars 2020), AFSPC-7 (X-37B, été 2020) et NROL-101 (2020).
Article connexe publié précédemment : Bulletin d’actualité Espace n°19-09.

Première certification du Falcon Heavy de SpaceX pour les missions de sécurité nationale
Space News, 21 septembre 2019
Suite à son troisième lancement réussi le 25 juin dernier (mission gouvernementale STP-2), le Falcon Heavy de SpaceX a reçu la certification de l’U.S. Air Force (USAF) pour lancer des satellites sur les deux orbites définies dans la Phase 1A du programme National Security Space Launch (NSSL).
L’USAF s’apprête à lancer l’appel d’offre pour la Phase 2 du programme NSSL dans le cadre duquel les fournisseurs de lanceurs devront démontrer leur capacité à placer sur neuf orbites de référence une large gamme des satellites les plus stratégiques et sensibles de l’armée et de la communauté du renseignement américaines . En compétition avec Blue Origin, Northrop Grumman et ULA, SpaceX devra répondre à ces exigences avec sa gamme de lanceurs Falcon9 et Falcon Heavy (Falcon 9 étant déjà certifié NSSL depuis mai 2015)

le NRO octroie le premier contrat d’étude d’imagerie hyperspectrale à HySpecIQ
Space News, 23 septembre 2019
Parabolic Arc, 24 septembre 2019
Avec cette attribution (montant non-dévoilé), la start-up privée HySpecIQ devra prouver sa capacité à collecter et délivrer de l’imagerie satellite pour permettre au National Reconnaissance Office (NRO) de construire une architecture GEOINT adaptable, robuste et abordable (à l’instar de trois autres études similaires menées par BlackSky, Maxar et Planet)
Pour mémoire, la société HySpecIQ créée en 2013 a annoncé dès 2014 vouloir déployer deux détecteurs hyperspectraux sur de petits satellites Boeing 502 Phoenix. En 2015, elle a obtenu un permis de la NOAA pour opérer les satellites HySpec-1 et HySpec-2 emportant des détecteurs d’imagerie panchromatique et hyperspectraux électro-optiques sur une orbite héliosynchrone, mais a annulé ce projet la même année. La start-up affirme disposer aujourd’hui d’un plan pour développer un outil d’analyse de données et une constellation de satellites dont les 3 premiers devraient être lancés dans les 24 à 36 mois.

Transfert du satellite GOES-13 de la NOAA à l’USAF
Space News, 19 septembre 2019
Mis à la retraite par la NOAA en 2018 après dix années opérationnelles, le satellite GOES-13 en orbite géostationnaire va être transféré vers une nouvelle position orbitale (non dévoilée) afin de fournir des données météorologiques au profit de l’U.S. Air Force.

Lancements à venir

DateMissionOrbiteLanceurCompagnieSite
9 octobre Eutelsat 5 West B MEV 1 GEO Proton-M Briz-M (Ph.4) Roscosmos Baïkonour (Kazakhstan)
10 octobre ICON (MIDEX 8) LEO Pegasus XL Northrop Grumman Cap Canaveral (Floride)
14 octobre PALISADE Inconnue Electron KS Rocket Lab Onenuia Station (Nouvelle-Zélande)
17 octobre Starlink 1-1 à 60 LEO Falcon 9 v1.2 (Block 5) SpaceX Cap Canaveral (Floride)
28 octobre Starliner F1 (CST-100 F1) LEO Atlas V N22 NASA Cap Canaveral (Floride)
29 octobre Cygnus CRS-12 (NG 12)
SORTIE (Helio 5)
CAPSat
CryoCube 1 (CC 1)
CySat 1
HARP
NEUTRON 1
Phoenix
RadSat-u
SOCRATES
SPOC
MVP-Argus (SLU 06)
TJREVERB
AztechSat 1
HuskySat 1 (HS 1)
SwampSat 2
LEO Antares 230+ Northrop Grumman Wallops Island (Virginie)

Lanceurs

SpaceX dévoile au Texas son prototype du Starship, le Mk. 1
Space Flight Now, 29 septembre 2019
Le prototype présenté par Elon Musk à Boca Chica (Texas) devrait effectuer un vol d’essai dans la haute atmosphère d’ici deux mois (altitude visée : 20 km).
En acier inoxydable, d’une hauteur de 50 m pour 9 m de diamètre, d’une masse de 200 tonnes à vide, le Mk.1 affiche une capacité d’emport de 150 tonnes de fret ou d’un équipage de 100 personnes. Il devrait être intégralement récupéré à l’issu du vol d’essai (à noter que son étage propulsif, le Falcon Super Heavy, n’a pas encore été construit).
Elon Musk a annoncé que l’assemblage du Mk. 2 devrait commencer le mois prochain en Floride pour une livraison en décembre tandis que le Mk. 3 sera construit au Texas pour une livraison en janvier 2020. Le Mk.4 et le Mk.5 devraient être les premiers Starhips à atteindre l’orbite basse terrestre en mars 2020 avec pour objectif d’y emmener des passagers d’ici 2021, puis à terme vers la Lune et Mars (le milliardaire japonais Yusaku Maezawa a d’ores et déjà pris son ticket pour la Lune en 2023).

Vols Suborbitaux

Virgin Galactic signe un contrat de lancement avec l’armée de l’air italienne
Space News, 2 octobre 2019
L’accord prévoit le lancement d’ici fin 2020 d’un ensemble de charges utiles dédiées à la recherche et développées en collaboration avec l’agence spatiale italienne (ASI). Ces charges utiles seront lancées par le SpaceShipTwo depuis Spaceport America (Nouveau-Mexique) qui emportera à son bord un équipage de trois personnes : un chercheur pour surveiller les instruments, un chirurgien pour étudier l’exposition à la microgravité et un pilote d’essai (ou un astronaute) pour approfondir les connaissances des vols suborbitaux.
Cette mission, si elle est concluante, ouvrirait la porte à des lancements similaires depuis les USA ou l’Italie, Virgin Galactic négociant depuis juillet 2018 des accords de lancements depuis les Pouilles.

Blue Origin repousse son premier vol suborbital habité
Parabolic Arc, 27 septembre 2019
Blue Origin effectuera deux vols d’essai supplémentaires de son lanceur réutilisable New Shepard à partir de novembre 2019. Onze vols d’essais ont déjà été réalisés avec succès (à l’exception d’un booster non récupéré). Le premier vol habité semble repoussé à 2020.

Station Spatiale Internationale et Vol Habité en Orbite Basse

SpaceX a-t-il planifié son essai d’interruption en vol du Crew Dragon ?
Parabolic Arc, 26 septembre 2019
SpaceX a déposé un dossier auprès de la FCC pour effectuer un lancement suborbital entre le 23 novembre 2019 et le 23 mai 2020 depuis le pas de tir 39A du Kennedy Space Center. Il pourrait s’agir de l’essai d’interruption en vol de sa capsule Crew Dragon, précondition nécessaire à un vol habité vers l’ISS.

Télécommunications

Confronté à des difficultés, LeoSat revoit sa constellation
Space News, 26 septembre 2019
La société LeoSat qui prévoyait de déployer une constellation de 108 satellites de télécommunications en orbite basse (à 1 400 km d’altitude pour un coût de 3,5 Md$) serait confrontée à des difficultés de financement. Alors que dans le même temps OneWeb, SpaceX et Telesat semblent sécuriser le financement de leurs constellations, LeoSat prévoit de réduire le nombre de satellites ainsi que leur masse (de 1 250 kg à 800 kg) pour diminuer le coût du projet.
Dans cette optique, LeoSat a annoncé lancer un nouvel appel d’offres pour la construction des satellites, lesquels devaient initialement être conçus par Thales Alenia Space. Le nouveau plan financier de la société prévoit 1 Md$ en capitaux propres et 2 Md$ en emprunts.

Connaissance de l’Environnement Spatial

Space Safety Coalition : un nouveau groupement d’opérateurs de satellites s’engage à améliorer la sécurité dans l’Espace
Space News, Parabolic Arc, 18 septembre
La Space Safety Coalition rassemble une vingtaine d’opérateurs et autres acteurs privés du secteur spatial dont Inmarsat, Intelsat, SES, OneWeb, Iridium, Planet et Virgin Orbit. La coalition a publié un ensemble de mesures non-contraignantes allant plus loin que la réglementation en vigueur pour améliorer la sécurité dans l’espace, réduire les risques de collision et limiter la création de débris spatiaux. A titre d’exemple parmi la quarantaine de mesures, les membres de la coalition s’engagent à désorbiter leurs satellites dans les cinq années suivant leur fin de vie (les réglementations U.S. et internationales demandent aujourd’hui une désorbitation dans les 25 années).

Le partage de données, précondition à la connaissance de l’environnement spatial et à la gestion du trafic
Space News, 20 septembre 2019
Space News, 18 septembre 2019

Dans le cadre de la conférence annuelle AMOS (Advanced Maui Optical and Space Surveillance Technologies) tenue à Hawaï fin septembre, les intervenants du secteur public et privé se sont accordés sur l’importance du partage et de la mise en commun de données pour la gestion du trafic spatial. Kevin O’Connell, Directeur de l’Office of Space Commerce du Département du Commerce, estime que la mise en place de l’Open Architecture Data Repository telle que demandée par la Space Policy Directive-3 est un premier pas dans ce sens.
A noter qu’aujourd’hui l’U.S. Air Force est l’entité en charge de la surveillance de l’environnement spatial aux Etats-Unis. Dans ce cadre, elle a conclu des accords avec 450 organisations opérant quelque 2200 satellites et partage chaque jour à travers son 18th Space Control Squadron quelque 35 000 messages d’identification d’approches potentielles.
Article connexe publié précédemment : Bulletin d’actualité Espace n°19-17.

Des amas de débris en orbite plus risqués que les méga-constellations
Space News, 22 septembre 2019
Dans le cadre de la conférence annuelle AMOS (Advanced Maui Optical and Space Surveillance Technologies) tenue à Hawaï fin septembre, un représentant de Centauri a mis en garde au sujet des amas de débris spatiaux présentant un risque plus important que le déploiement des méga-constellations. Il existerait aujourd’hui trois amas de débris, provenant principalement d’étages de lanceurs non manœuvrables, dont la masse totale serait largement supérieure à celle de la constellation OneWeb. Les trois amas se trouveraient respectivement aux altitudes de 775 km, 850 km et 975 km. En mai dernier, deux étages de lanceurs se trouvant dans l’amas situé à 850 km sont passés à 87 mètres l’un de l’autre à une vitesse relative de 14 km/s. Une collision des deux objets aurait doublé le nombre total de débris répertoriés. Dans ce contexte l’intervenant à vivement recommandé à la communauté spatiale d’engager rapidement des mesures actives de réduction des débris en orbite.

Lune et cis-lunaire

La NASA octroie à Lockheed Martin un contrat pour la fourniture de douze capsules Orion
Space Policy Online, Space News, Ars Tecnica, 24 septembre 2019
Le contrat en régie prévoit le versement d’un montant de 4,6 Md$ pour les six premières capsules, avec la possibilité d’en commander six supplémentaires d’ici septembre 2030. A noter que la NASA a déjà fait l’acquisition des capsules Orion pour les deux premières missions du programme Artemis, une première mission test sans équipage (Artemis-1) et une deuxième mission circumlunaire avec équipage (Artemis-2).
Le Orion Production and Operations Contract sera géré par le Johnson Space Center de la NASA au Texas. D’aucuns estiment que cette décision a été prise suite à la « bronca » des membres du Congrès Texan ((en août dernier) suite au choix de la NASA de confier la gestion du contrat de l’alunisseur Artemis au Marshall Spaceflight Center (Alabama).
Article connexe publié précédemment : Bulletin d’actualité Espace n°19-31.

Appel à propositions de la NASA pour l’alunisseur du programme Artemis
Space News, 30 septembre 2019
Parabolic Arc, 1er octobre 2019

Le 30 septembre, la NASA a publié la version finale de son appel à propositions pour le système d’alunisseur du programme Artemis.
L’appel à proposition Human Landing System s’inscrit dans le cadre du programme Next Space Technologies for Exploration Partnerships (NextSTEP) de la NASA (Annexe H). Celui-ci offre aux sociétés intéressées davantage de flexibilité dans leurs propositions attendues d’ici le 1er novembre, en particulier pour faciliter la tenue des objectifs calendaires de la première phase du programme (alunissage d’un équipage en 2024). Il permet par exemple de s’affranchir en phase 1 d’un passage par la Gateway pour récupérer les équipages, au profit d’un rendez-vous direct avec Orion. Il maintient cependant la nécessité d’être intégré à l’architecture de la Gateway pour la seconde phase en 2028, considérée comme une approche plus pérenne. Il rend également optionnel la possibilité de ravitaillement des alunisseurs.
D’aucuns s’attendent à ce que la NASA sélectionne deux contractants afin de procéder au développement d’alunisseurs : une première société pour la fourniture d’un alunisseur pour la mission Artemis-3 en 2024 (premier alunissage) et une deuxième pour l’alunisseur de la mission Artemis-4 en 2025.
Article connexe publié précédemment : Bulletin d’actualité Espace n°19-27.

Exploration Habitée

SLS/Orion : le GAO pointe toujours un calendrier et des coûts critiques malgré les efforts de la NASA
Parabolic Arc, 20 septembre 2019
Depuis la controverse en juin entre la NASA et le Government Accountability Office (GAO), l’agence de contrôle gouvernementale a publié un nouveau rapport concernant le projet Artemis. Ce rapport a été rendu public en prélude de l’audition devant la Sous-Commission sur l’Espace et l’Aéronautique de la Chambre durant laquelle sa Présidente Eddie Bernice Johnson (démocrate - Texas) a exprimé de sérieuses réserves sur la capacité de la NASA à tenir le calendrier.
La date de lancement d’Artemis-1 est désormais estimée à août 2020 (contre juin 2020 initialement). Un risque de retard de 6 à 12 mois est également identifié, lié à l’intégration de l’Exploration Ground Systems (EGS) contraint par la disponibilité du Space Launch System (SLS) et d’Orion, ce qui pourrait repousser le premier tir en juin 2021.
Article connexe publié précédemment : Bulletin d’actualité Espace n°19-31.

Exploration et Sciences de l’Univers

Un télescope spatial de la NASA pour détecter les astéroïdes géocroiseurs
Space News, 23 septembre 2019
Parabolic Arc, 24 septembre 2019
S’appuyant largement sur le concept de la mission NEOCam du programme Discovery, la Near-Earth Object Surveillance Mission sera menée par le JPL dans le cadre du programme de défense planétaire de la NASA (subventionnant déjà l’impacteur DART dont le lancement est prévu en 2021). Selon les directives du Congrès américain, ce programme, bénéficiant d’une première tranche de financement de 150 M$, devra être en mesure de détecter et de suivre au moins 90 % des astéroïdes géocroiseurs de diamètre supérieur à 140 m.
Les principales caractéristiques de la charge utile sont :

  • téléscope de 50 cm opérant dans l’infrarouge entre 4 et 10 microns ;
  • masse de 1 300 kg ;
  • compatible d’un lancement par un Atlas V ou une Falcon 9 au point de Lagrange L1 du système Terre-Soleil au plus tôt en 2025 ;
  • durée de vie de 12 ans.
  • coût entre 500 et 600 M$ ;

Secteur Privé

Momentus teste avec succès son système de propulsion à eau
Space News, 25 septembre 2019
Placé en orbite le 5 juillet, le prototype de nanosat 16U El Camino Real a démontré que la propulsion aqua-plasmique pouvait fonctionner dans l’espace. Momentus poursuit ses tests sur les sous-systèmes de son remorqueur Vigoride (avionique, logiciels de vol, altimètres, microondes, propulsion aqua-plasmique, système d’alimentation).
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace n°19-26.

Technologie

Le programme NASA Innovative Advanced Concepts (NIAC) en quête d’idées "farfelues"
Parabolic Arc, 26 septembre 2019
Space Ref, 25 septembre 2019
Créé en 2012, le programme NIAC a pour objectif de soutenir le développement de concepts futuristes innovants et en rupture pour de nouvelles missions de la NASA. En 2019, 18 lauréats avaient été sélectionnés :

  • 12 lauréats sur la Phase I bénéficiant d’une dotation de l’ordre de 125k$ sur une période de 9 mois pour des analyses de faisabilité de concepts innovants ;
  • 6 lauréats sur la Phase II avec une dotation pouvant atteindre 500k$ sur une période de 2 ans pour le développement des concepts les plus prometteurs issus de la Phase I et leur intégration dans les missions de la NASA.

Depuis cette année, une Phase III offre une dotation de 2 M$ destinée à la démonstration de quelques projets à fort potentiel issus de la phase II.

Projets retenus pour la Phase I :

Projets retenus pour la Phase II :

Projets retenus pour la Phase III :

A noter que le symposium NIAC s’est tenu à Huntsville (Alabama) du 24 au 26 septembre.

Retrouvez également toutes les actualités mises en ligne par la mission pour la science et la technologie en cliquant sur ce lien.
Ambassade de France aux États-Unis d’Amérique
Service spatial – Bureau du CNES