Capital Gap

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De plus en plus de start-ups à la recherche de fonds de développement sont confrontées à un problème qualifié communément de "vide financier", selon le Mass High Tech, journal de la technologie en Nouvelle-Angleterre. Deux facteurs expliquent ce problème.
Tout d’abord, il existe un décalage entre les sociétés de capital-risque, dont le but est d’investir des fonds élevés pour un retour sur investissement important, et les start-ups, qui n’ont besoin, pour financer leur démarrage, que de peu de fonds, mais qui offrent également une rentabilité initiale modeste. On perçoit ce décalage dans les annonces d’investissements faites cet été en Nouvelle Angleterre, où 13 investissements de capital-risque ont été annoncés depuis août dernier pour une valeur totale de 115,75 millions de dollars. La valeur moyenne de chacun de ces investissements était de 8 millions de dollars, alors que la plupart des entrepreneurs n’ont en général besoin que de 3 millions de dollars, et ne souhaitent pas demander plus de fond.
Le second facteur est l’aversion au risque des petits investisseurs, tels que les "angel investors". James Geshwiler, Directeur et Manager de "CommonAngels", un groupe de "business Angels" basés en Nouvelle-Angleterre, souligne que s’il ne peut pas gagner d’argent lorsque l’entreprise ne fonctionne pas, et qu’il n’en gagne pas non plus lorsque celle-ci fonctionne bien, il ne voit pas son intérêt à investir.
A cause de ce dilemme, de nombreux chefs d’entreprises ne jouent aujourd’hui plus le jeu des sociétés de capital-risque et cherchent d’autres solutions pour financer leurs innovations.
Selon Andrew Updegrove, partenaire d’un cabinet d’avocats bostonien spécialisé dans le conseil pour les entreprises de haute technologie, il est nécessaire de rééduquer le marché et les entrepreneurs afin de faire savoir que les fonds d’amorçage et ceux des "angel investors" sont des moyens formidables pour démarrer une société. Toutes les compagnies n’ayant pas besoin de 30 millions de dollars pour réussir, l’une des solutions qui permettrait de combler ce "vide financier" serait alors selon lui de ne plus avoir une vue monolithique de l’industrie. Mais pour cela, il importe que les "business angels", qui tirent actuellement profit de ce problème, y voient leur intérêt.

Rédacteur :

Adriana Georges, science@consulfrance-boston.org

Voir en ligne : http://www.bulletins-electroniques….