Conférence NANOTECH 2006

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Du 7 au 11 mai s’est tenue à Boston la 9ème conférence annuelle du Nano Science and Technology Institute, NANOTECH 2006, qui est certainement l’évènement Nano le plus important du territoire américain. On a compté cette année plus de 3200 participants, venus de 32 pays différents, avec cependant une majorité d’américains (70%). Le nombre de communications soumises a augmenté de plus de 22% par rapport à 2005. Seulement 60% ont été sélectionnées pour être présentées soit oralement (environ 400 communications) soit par affiche (plus de 500 posters). Tous les domaines concernés par les nanotechnologies ont été abordés, regroupés en différentes thématiques : électronique et micro-systèmes, sciences de la vie et médecine, matériaux et procédés, auxquelles il convient d’ajouter les aspects concernant les entreprises et le développement de start-ups qui faisaient l’objet de plusieurs sessions. Les deux premiers jours, un immense hall accueillait plus de 250 exposants, pour la plupart des entreprises développant des nanomatériaux, ou proposant des équipements scientifiques, mais également des organismes de recherche, des laboratoires nationaux, des laboratoires du réseau national NNIN, etc., présentant leurs installations et activités.
Il est bien entendu très difficile de tirer des conclusions générales d’une manifestation de cette ampleur. Elle confirme la tendance d’une augmentation de l’activité de recherche autour des nanotechnologies et montre que des efforts de recherche fondamentale importants sont encore nécessaires avant que les avancées spectaculaires promises par les nanotechnologies ne se retrouvent dans des produits, notamment en électronique et en médecine. Beaucoup de progrès ont été accomplis dans la connaissance des nanotubes de carbone, mais il apparaît clairement que, dans l’avenir, le rôle des chimistes va être déterminant, car le développement d’applications dépend du contrôle du type, de la qualité et de la pureté des nanotubes, aussi bien que de leur manipulation. Dans le domaine biomédical, on note un accroissement de l’activité dans le domaine des biocapteurs destinés au diagnostic précoce, ainsi que de nombreuses études orientées sur la vectorisation des médicaments vers des sites spécifiques en utilisant des nanoparticules polymères, des nanosystèmes lipidiques tels que liposomes et nanoémulsions, ou encore des nanosystèmes auto-asssemblés comme les micelles. Un renforcement significatif des recherches en micro et nano fluidique est également observé, tant sur le plan de la modélisation que de la réalisation de systèmes permettant par exemple de trier des molécules biologiques et de les analyser. D’un autre côté, le nombre d’études orientées sur les impacts des nanoparticules sur la santé et l’environnement reste relativement limité, et ce en dépit d’une session intitulée "Navigating the Uncertainties" dans laquelle responsables d’agences et industriels ont souligné l’importance stratégique de telles études.

Source :

Site de la Conférence : http://www.nsti.org/Nanotech2006/

Rédacteur :

Roland Hérino attache-phys.mst@consulfrance-houston.org

Voir en ligne : http://www.bulletins-electroniques….