De la DRAM et flash comme mémoire de masse

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Une équipe du Stanford Linear Acceleration Center (SLAC) a lancé le projet Petacache, qui a pour but d’accélérer la vitesse de traitement des données du centre par l’utilisation de nouveaux types de mémoires et de logiciel adaptés. Les superordinateurs du SLAC utilisent actuellement des disques durs comme mémoire de masse, après avoir utilisé des bandes magnétiques. Si la bande passante pour l’accès aux données a bien augmenté, le temps de latence reste actuellement un facteur limitant. L’équipe veut utiliser de la DRAM et de la mémoire flash comme mémoire de stockage des données. Le prototype actuel comprend 2 ensembles de 64 serveurs, équipés de 16 Go de DRAM chacun (soit un total de 1 To). Le prochain prototype devrait avoir plusieurs dizaines de To de mémoire flash. L’objectif est d’obtenir à terme une machine avec 1000 To de mémoire, nécessaire pour le Grand Collisionneur de Hadrons du CERN. Un logiciel, Structured Cluster Architecture for Low Latency Access, s’occupe de la distribution des données entre les serveurs pour faire apparaître la mémoire comme un seul ensemble. En touchant les superordinateurs, la mémoire flash prendrait le relais du disque dur dans un domaine de plus, après les produits mobiles (cf "De nouveaux débouchés pour la mémoire flash", BE Etats-Unis 6, http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/30159.htm). Le directeur de recherche David Leith prévoit d’ailleurs son utilisation dans les systèmes informatiques des banques et les systèmes de réservation aérienne.

Source :

http://www.slac.stanford.edu/feature_petacache.html

Rédacteur :

Sébastien Morbieu, sebastien.morbieu@ambafrance-us.org

Voir en ligne : http://www.bulletins-electroniques….