De la découverte scientifique aux applications médicales: le plan stratégique du NIH pour 2016-2020

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Le National Institute for Health (NIH), a révélé, fin 2015, son programme pour les cinq prochaines années dans le plan stratégique 2016-2020 [1]. Auparavant, les décisions des 27 instituts et centres du NIH, qui rassemblent près de 300 000 employés, étaient prises indépendamment. Cette publication met ainsi fin à près de 20 ans sans stratégie globale, en réponse directe à la demande du Congrès en 2013 [2]. Il devrait permettre une harmonisation des nombreux programmes du NIH et une optimisation de ses financements.

Ce plan stratégique présente 4 objectifs essentiels et transversaux qui s’inscrivent dans la mission globale de l’organisme : comprendre la nature et les organismes vivants et appliquer ces connaissances pour améliorer la santé humaine.

Ils sont décrits de la manière qui suit :

• Élargir les domaines d’investigation en matière de recherche biomédicale ;
• Favoriser l’innovation en fixant des priorités. Celles-ci prendront en compte de nombreux paramètres comme, par exemple, la souffrance physique et psychologique du patient, ou les bénéfices socio-économiques de l’éradication d’une maladie ;
• Améliorer l’administration de l’agence et l’excellence scientifique en recrutant du personnel hautement qualifié et d’origines diverses ;
• Exceller en tant qu’agence fédérale en produisant des résultats scientifiques novateurs et porteurs d’innovation thérapeutique ;

Des mesures concrètes sont détaillées pour chaque axe dans le rapport. Sont citées, entre autres, la nécessité d’assurer la rigueur et la reproductibilité des études scientifiques, d’établir un équilibre entre les dépenses et les produits développés et d’engager une attitude proactive concernant la gestion des risques.

Par ailleurs, ce rapport fait mention de résultats spécifiques « audacieux » que le NIH souhaite atteindre d’ici 2016. La mise en place de programmes a, pour certains d’entre eux, déjà commencé pendant l’année 2015. On retrouve, par exemple, la volonté de miser sur la pharmacogénétique et la médecine personnalisée, approche affichée dès juillet avec le séquençage de l’ADN de volontaires ne présentant pas de maladie génétique [3] et en septembre avec le Precision Medicine Initiative Cohort Program [4]. Le NIH insiste aussi sur le développement de technologies mobiles liées à la santé, faisant écho à la récente décision d’un de ses instituts, le National Institute on Drug Abuse, de récompenser les équipes ayant développé des applications aidant à la recherche pour les addictions [5].


Rédacteurs:
- Fabien Agenès, Attaché pour la Science et la Technologie, Consulat Général de France à Los Angeles, attache-sdv.la@ambascience-usa.org
- Gabrielle Mérite, Attachée adjointe pour la Science et la Technologie, Consulat Général de France à Los Angeles, deputy-sdv.la@ambascience-usa.org