Débat stationnaire sur le changement climatique au Sénat

, Partager

Mercredi 26 Avril, le sous-comité du Sénat sur le changement climatique global se réunissait sous la présidence du sénateur David Vitter pour discuter des impacts, passés et futurs, du changement climatique sur les systèmes marins et terrestres.
Comme l’a précisé le sénateur dans son discours d’introduction, il ne s’agissait pas de discuter des causes du réchauffement observé mais de ses conséquences. Cependant parmi le panel de 5 experts appelés à témoigner, deux ont consacré une part importante de leur déclaration (voire la totalité pour l’un deux : le Dr Akasofu, directeur de l’International Arctic Research Center de l’Université de l’Alaska à Fairbanks), sur la nécessité de déterminer la contribution anthropique au réchauffement climatique. Le Dr Akasofu, dont les compétences dans le domaine du réchauffement climatique sont d’ailleurs mises en cause par l’US PIRG (U.S. Public Interest Research Group, regroupement des PIRG des Etats, visant à défendre l’intérêt public), a témoigné que selon lui, les émissions de gaz à effet de serre par l’homme ne sont pas la cause principale du réchauffement de l’Arctique continentale depuis 1970 car les modèles n’arrivent pas à reproduire les évolutions de température observés dans ces régions.
Face à lui, le sénateur du New jersey, Frank Lautenberg, espérait des témoins un cri d’alarme pour que soient enfin prises des mesures pour lutter contre le réchauffement. Le Dr Corell de l’American Meteorology Society a témoigné dans ce sens en rappelant que, selon l’IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change, ou Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat, organe consultatif placé auprès des Nations-Unies), l’influence humaine était principalement responsable de l’augmentation de 0,6 degré C observée au cours du 20ème siècle, et qu’aucun modèle climatique ne peut reproduire ce réchauffement sans prendre en compte les effets des rejets de CO2 par l’homme.
En tout état de cause, les températures actuelles, même si elles ont déjà été atteintes dans le passé, correspondent aux maximales enregistrées pour les 400.000 dernières années, et les niveaux actuels de CO2 n’ont jamais été atteints au cours de cette période selon le Dr. Amstrong de l’USGS.
Les conséquences du réchauffement climatique, décrites par les Dr. Corell et Dr Murawski (NOAA) au cours de ce meeting, incluent l’acidification de la surface des océans (Cf. bulletin 30), l’élévation de la température des océans affectant les récifs coraux et offrant des conditions plus favorables à la formation de cyclones, l’élévation du niveau de la mer accélérant l’érosion des côtes (Cf. bulletin 7) , la modification des courants océaniques et de la distribution des nutriments affectant les populations marines, une probable augmentation de la productivité agricole, la modification des écosystèmes terrestres avec par exemple un déclin de la toundra au profit de forêts boréales, affectant les organismes vivants dans les écosystèmes menacés, l’augmentation de la fréquence des sécheresses, des feux de forêts et des inondations et une altération de la disponibilité des ressources en eau douce.

Source :


- E-news : http://www.news-miner.com/Stories/0,1413,113~7244~3299388,00.html
- Déclaration du Sénateur Vitter et témoignage des experts : http://commerce.senate.gov/hearings/witnesslist.cfm?id=1838
- BE Etats-Unis numéro 30 : "Le pH de l’océan Pacifique diminue" http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/033/33112.htm
- BE Etats-Unis numéro 7 : "La côte Atlantique ? On risque Delaware disparaître…" http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/030/30246.htm

Rédacteur :

Elodie Pasco, deputy-env.mst@ambafrance-us.org

Voir en ligne : http://www.bulletins-electroniques….