Début des études sur le clonage d’embryons humain à l’Université de San Francisco

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Une équipe de recherche de l’Université de Californie à San Francisco (UCSF) commence des recherches visant à créer des embryons humains clonés par transfert nucléaire sur cellules somatiques. Depuis le discrédit porté sur les publications de l’équipe de recherche sud-coréennes du professeur Woo-suk Hwang, l’efficacité de cette technique sur des cellules humaines reste encore à démontrer.
L’équipe de Renee Reijo Pera, co-directeur du Human Embryonic Stem Cell Center souhaite utiliser la technique de transfert nucléaire pour créer des cellules souches embryonnaires destinées à des études fondamentales et à la transplantation pour le traitement de tissus endommagés. Les recherches porteront également sur les questions de re-programmation génétique lors de la fertilisation de l’oeuf.
Les chercheurs utilisent des oocytes surnuméraires ou immatures, non fertilisés, prélevés à un but de fertilisation in vitro (IVF). Dans les deux cas, les oocytes sont donnés spécifiquement pour le projet de recherche et les donneurs ne sont pas rémunérés.
Compte tenu des restrictions fédérales encadrant les recherches sur les cellules souches, le projet est financé par des fonds privés et conduit dans un laboratoire qui ne reçoit pas de fonds fédéraux. A l’automne les recherches seront transférées au sein du nouveau laboratoire du Human Embryonic Stem Cell Center de UCSF, aujourd’hui en rénovation toujours grâce à des fonds privés. L’université quant à elle, cherche actuellement des fonds complémentaires pour soutenir la construction du bâtiment qui accueillera l’Institute for Regenerative Medicine. Cet institut a bénéficié le mois dernier d’une donation de plus de 16 millions de dollars par les époux Ray et Dagmar Dolby.
L’étude actuelle constitue le deuxième projet de recherche mené au sein de l’université dans le domaine du transfert nucléaire sur cellules humaines. Les travaux de la première équipe qui a étudié le potentiel de la technologie, en 1999 et 2001, n’ont pas permis de mettre au point avec succès la technique et n’ont conduit à aucune publication. Les recherches ont pris fin suite au départ du chef de laboratoire, Roger Pedersen, pour l’université de Cambridge au Royaume-Uni. L’équipe a alors concentré ses efforts sur la préparation de deux lignées cellulaire embryonnaires humaines qui servent de modèle dans le domaine. Les lignées approuvées par le NIH et déposées dans le Human Embryonic Stem Cell Registry ont été distribuées à plus de 70 laboratoires dans le monde.

Source :


- UCSF Today : http://pub.ucsf.edu/today/cache/feature/200606072.html
Pour aller plus loin :
- Laboratoire de Renee Reijp Pera : http://www.ucsf.edu/reijoperalab/
- California Institute for Regenerative Medecine : http://www.cirm.ca.gov/

Rédacteur :

Peggy Rematier, deputy-sdv.mst@consulfrance-sanfrancisco.org

Voir en ligne : http://www.bulletins-electroniques….