Des antennes placées aléatoirement amélioreraient les communications en état d’urgence selon une étude du NIST

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Selon des récentes études réalisées au "National Institute of Standards and Technology" (NIST), il serait possible d’améliorer la puissance et par conséquent l’efficacité des communications radios rapidement à la suite d’un désastre. Ceci simplement en installant quatre transmetteurs selon une disposition aléatoire. Le travail du NIST, décrit dans un papier qui sera publié prochainement, pourrait fournir une solution pratique aux problèmes récurrents de communication en état d’urgence. La vaste quantité de métal et d’acier armé présente dans les bâtiments et les décombres interfèrent régulièrement avec les signaux radio. Ceci posa notamment un grand nombre de difficultés pendant l’intervention des secours, suite à l’attaque du World Trade Center le 11/09/2001.

Le positionnement et le réglage des antennes ont été étudiés et utilisés depuis des années mais le dernier travail du NIST fournit une nouvelle approche. Contrairement aux cas les plus courants dans lesquels les antennes sont réglées de façon à augmenter l’efficacité des transmissions sur de longues distances, sur les lieux d’un désastre, les premiers récepteurs sont habituellement relativement près des transmetteurs. Plus important, le contexte de chaos et la nécessité d’intervenir rapidement rendent les ajustements précis difficiles à réaliser. Le NIST a étudié les avantages d’une technique rapide et imprécise, en plaçant aléatoirement les antennes, combinées à des synchronisations de signal grossières. Les études ont montré que les signaux émis par la radio et les transmetteurs portables ont besoin pour opérer de la même fréquence mais qu’un ajustement basique de la phase suffisait. Dans ces conditions, les ondes radios sont pratiquement synchronisées et peuvent se construire les unes avec les autres.

Les expériences mises en oeuvres ont couvert un large panel de scénarios, utilisant jusqu’à huit transmetteurs placés à différents endroits et des objets dispersant les ondes radios. A travers ces expériences, les chercheurs ont observé un gain moyen de 7 décibels en puissance, soit approximativement une augmentation par 5 de la puissance reçue. Ceci lorsque la puissance est répartie sur quatre antennes transmettant en phase, par rapport à l’utilisation d’un seul transmetteur. Plus important, les chercheurs ont observé une augmentation de la puissance moyenne du signal reçue par 2,5 à 4 lorsque quatre transmetteurs sont utilisés en phase et placés aléatoirement.

Le directeur du projet, Chris Holloway, projette de créer des transmetteurs portables sous la forme de palets de hockey, incorporant une petite antenne et des composants à phase variable, que l’on pourrait jeter sur le sol ou lancer contre un mur sans endommager l’antenne : "L’idée est qu’une personne ou un robot soit équipé d’un sac contenant plusieurs de ces transmetteurs et puisse les lancer lorsqu’il traverse un site dévasté".

L’étude a été financée en partie par l’ "Office of Community-oriented Policing Services of the U.S. Department of Justice".

Source :

"Random Antenna Arrays Boost Emergency Communications" Laura Ost 03/09/2009 : http://www.nist.gov/public_affairs/techbeat/tb2009_0224.htm#antenna

Pour en savoir plus, contacts :

Site officiel : 2009 IEEE Aerospace Conference : http://www.aeroconf.org/
Code brève
ADIT : 58158

Rédacteur :

Arnaud Souillé ; deputy-stic.mst@consulfrance-sanfrancisco.org

Voir en ligne : http://www.bulletins-electroniques….