Etats-Unis Espace n°471

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1. POLITIQUE SPATIALE

Quel futur pour la NASA après les élections de mi-mandat ?

Les élections américaines de mi-mandat, qui se sont tenues le 3 novembre dernier et qui concernaient le renouvellement d’un tiers du Sénat, de deux tiers des gouverneurs, ainsi que de tous les sièges de la Chambre des représentants, semblent sur le point de bouleverser le paysage politique en profondeur, dès la mise en place officielle du nouveau Congrès en janvier 2011. L’avenir de la NASA, l’agence gouvernementale spatiale américaine, se trouve au cœur des débats, si ce n’est en directe ligne de mire. La large percée républicaine – 60 sièges supplémentaires à la Chambre, leur offrant ainsi une large majorité, et une progression conséquente au Sénat, ne laissant qu’une infime majorité aux démocrates – s’explique en grande partie par des inquiétudes citoyennes d’ordre économique. L’argument des dépenses fédérales a en effet complètement dominé les discours avant et pendant les élections, et pourrait désormais avoir une implication considérable sur la NASA et la sensible question de son budget.

Le 29 septembre dernier a été adopté le projet de loi d’autorisation 2010 pour la NASA (NASA 2010 Authorization Act) par le Congrès, proposant un budget de 58 milliards de dollars à allouer à la NASA pour la période 2011-2013, dont 19 milliards pour l’année 2011, après validation par un comité d’appropriation à venir en Novembre. Outre le budget, cet acte définit la feuille de route que la NASA doit désormais suivre, notamment prolonger les opérations à la Station Spatiale Internationale (ISS) jusqu’en 2020, programmer un vol supplémentaire de navette, ainsi qu’éventuellement le développement d’un véhicule lourd à partir de 2011. Ce texte se présentait comme un compromis entre, d’une part, les Républicains et les Démocrates, d’autre part, entre la Chambre et le Sénat et, pour finir, entre le programme Constellation et la politique du Président Obama.

Mais le républicain John Boehner (Ohio) qui devrait, sans surprise, devenir le nouveau président de la Chambre des Représentants, a d’ores et déjà annoncé sa volonté de faire reculer les dépenses fédérales autant que possible. Or, sachant qu’il avait voté contre le projet de loi et qu’il se caractérise par une forte opposition au Président Obama et à ses projets, au point d’être parfois qualifié « d’anti Obama », on ne peut qu’envisager un changement de perspective pour le secteur spatial. D’autant plus que ce sont également des républicains et critiques acerbes d’Obama, Frank Wolf (VA) et Ralph Hall (Texas), qui vont désormais être à la tête des comités supervisant la NASA – respectivement à la Commission pour le commerce, la justice et les sciences, et à la Commission pour la science et la technologie, remplaçant là le démocrate Bart Gordon.

John Boehner a par exemple annoncé sa volonté de revenir à un budget égal à celui de 2008, ce qui équivaut à revoir à la baisse les 19 milliards autorisés de 10%. Les 6 milliards de dollars que le Président Obama voulait également ajouter au budget de la NASA ne sont, dans un tel climat politique et économique, probablement plus qu’une vague proposition à oublier. De plus, la question du financement par le Congrès de la dernière navette, Atlantis, est également en suspens. Ce vol nécessiterait en effet 500 millions de dollars, somme non-négligeable que les républicains estiment devoir économiser.

Les débats promettent donc d’être virulents lors de l’intersession (« lame-duck session ») qui se tiendra à partir du 15 Novembre au Congrès : l’ancienne Chambre, encore à majorité démocrate, devra se pencher sur le financement – désigné par « appropriation » – du texte d’autorisation de la NASA, afin de déterminer quel budget sera réellement accordé à l’agence spatiale. Certains observateurs politiques, comme l’ancien député Bud Cramer, sont néanmoins très sceptiques et affirment déjà que la Chambre sortante ne parviendra pas à proposer le budget fédéral pour l’année 2011, déléguant alors cette tâche à la nouvelle Chambre, républicaine, en janvier, via un processus de « continuing resolution » selon lequel le budget de l’année fiscale précédente est maintenu si la loi d’appropriation n’a pas été votée à temps. Deux possibilités sont alors à envisager : soit les deux Chambres parviennent à finaliser le texte attribuant les budgets à chaque programme prévu avant la fin de la session – quitte à n’en attribuer aucun pour certains programmes, qui se verraient simplement annulés – soit les anciens programmes, à l’instar de Constellation, seront conservés.

L’échec d’Obama à réorganiser en profondeur la NASA et l’industrie spatiale tend donc certainement à se confirmer davantage, même si les débats quant au futur budget dédié à la NASA continuent. Un consensus existe néanmoins, l’accord général selon lequel il y a bien un décalage indéniable entre le programme de la NASA et les fonds accordés pour y parvenir. Les élections de mi-mandat et leurs conséquences ne vont que renforcer cette divergence déjà néfaste.

Sources :
- Spacepolicy Online, 03/11/10, "What the election means for NASA"
- Spacenews, 05/11/10, "Elections result could increase pressure on NASA budget"
- Space.com, 06/11/10, "Election results could put NASA’as future under fire"
- Space.com, 03/11/10, "After elections, critics of Obama’s NASA plan likely to take over two key committees"

Pour connaître les membres des comités liés au spatial suite aux élections :
- Spacefoundation 03/11/10 "2010 US congressional midterm election tracking"

2. SCIENCES

Le mystère des anneaux de Saturne est élucidé

Depuis quelques temps, la théorie précède l’observation dans les sciences de l’univers. Elle permet de formuler des prédictions, qui ne peuvent être vérifiées que lorsque les moyens techniques permettent d’atteindre une précision de mesure suffisante. A l’image des lentilles gravitationnelles prédites par Einstein en 1936 et observées seulement en 1979, il devient rare qu’un scientifique ait l’occasion de voir la preuve de son hypothèse de son vivant.

Ainsi, alors que l’équipe de Peter Goldreich avait prédit la présence d’oscillations an sein l’anneau B de Saturne en 1985, il a fallu attendre l’envoi d’une sonde pour en apporter la preuve. Celle-ci, nommée Cassini en référence à l’astronome franco-italien qui fut le premier à observer quatre des lunes de Saturne au dix-septième siècle, a commencé son voyage à travers le système solaire en 1997, et est actuellement en orbite autour de Saturne.

Alors que la configuration des anneaux de Saturne est généralement influencée par ses nombreuses lunes, à l’instar des sillons leur donnant l’aspect d’un disque vinyle, un autre phénomène serait la cause de ces oscillations dont l’amplitude peut aller jusqu’à des centaines de kilomètres. Il s’agirait d’une conséquence du mouvement aléatoire qui agite les particules composant les anneaux. Certaines oscillations seraient amplifiées, en raison de la très forte densité de matière. La matière composant les anneaux peut en effet être considérée comme un fluide visqueux. Les oscillations de différentes fréquences se propagent vers le bord extérieur, et ont ainsi pu être observées, au cours des quatre dernières années, par la sonde Cassini.

Ces résultats ont une portée beaucoup plus large que l’environnement d’une planète particulière. L’univers étant composé quasiment exclusivement de deux formes de base – sphères et disques – ces découvertes peuvent être appliquées à plus grande échelle, par exemple pour décrire la dynamique des galaxies spirales – telles que notre voie lactée.

La mission Cassini-Huygens, fruit de la coopération entre les agences spatiales américaine, européenne et italienne, a déjà rempli de nombreux objectifs : survol de Vénus et de Jupiter, vérification de la théorie de la relativité générale d’Einstein, orbite autour de Saturne et survol de ses lunes, atterrissage de Huygens sur Titan, etc. Elle pourrait être étendue jusqu’en 2017, avant que la sonde soit détruite dans l’atmosphère de Saturne, évitant ainsi les risques de contamination biologique d’une des lunes.

Sources :
- ScienceNOW, 02/11/2010, "Why Saturn’s B Ring Looks Like a Vinyl Record"
- Wired, 01/11/2010, "Giant Waves Solve Saturn Ring Mystery"
- Space.com, 01/11/2010, "Saturn’s Shimmying Rings May Be Imitating Galaxy"
- Universe Today, 01/11/2010, "Mystery of Saturn’s Wonky B Ring : Solved"

Pour voir la vidéo des oscillations :
- http://link.brightcove.com/services/player/bcpid3698508001?bctid=656414855001

3. TECHNOLOGIE

La NASA voit l’avenir de l’exploration martienne dans le nuage

Depuis les débuts de l’exploration spatiale, chaque génération d’appareil – télescope, satellite ou rover – permet d’obtenir des clichés avec un niveau de détail surpassant de loin leurs illustres prédécesseurs. On se souvient ainsi d’une face humanoïde observée en 1976 par la sonde Viking à la surface de Mars. Les images de la même région prises par la sonde Mars Global Surveyor en 2001 montrent bien que ce visage n’est en fait que le résultat d’ombres dues au relief accidenté de la planète rouge.

Ces progrès représentent également une quantité croissante de données numériques à transmettre, traiter et archiver. Alors que les avancées des sciences de l’information ont accompagné cette croissance exponentielle, la NASA entend bien mettre à profil la prochaine révolution technologique de ce domaine – le « cloud computing » ou informatique dans le nuage. Cette infrastructure permet de répartir les tâches et les données entres les machines composant le nuage, et apporte ainsi plus de souplesse pour gérer les ressources informatiques.

Faisant une analogie avec l’argent que l’on a dans son compte en banque, et auquel on peut accéder grâce à un distributeur automatique, le responsable du projet à la NASA, John Callas, souligne qu’il est plus pratique de garder ses données sur un serveur et d’y accéder de n’importe où, uniquement lorsqu’on veut s’en servir. Le projet Maestro permet déjà d’utiliser les technologies de cloud computing pour les opérations quotidiennes des rovers Spirit et Opportunity qui explorent la surface martienne depuis 2004. Cela permet d’augmenter la réactivité de l’observation provenant de Mars, avec un but avéré de quelques heures de délai entre la capture et la mise à disposition de la totalité des images acquises par les rovers.

La NASA a également développé une plateforme de cloud computing de plus grande envergure. Le projet Nebula, qui s’appuie sur l’expertise de l’entreprise Amazon dans le domaine, va ainsi permettre de partager les ressources informatiques et les données à travers les dix-huit centres de l’agence spatiale américaine. Cet investissement de 10 millions de dollars profitera également à d’autres institutions gouvernementales et compagnies privées : le logiciel sera rendu public et les développeurs pourront l’utiliser pour mettre en place des applications web fiables et performantes.

Le prochain rover à fouler le sol martien – Mars Science Laboratory (MSL) – atteindra Mars en 2012. Lorsqu’il sera opérationnel, la NASA pourra certainement à nouveau compter sur le soutien du leader du cloud computing, Amazon.com, et de son PDG Jeff Bezos. Celui-ci est en effet passionné par l’espace et a fondé sur ses fonds privés il y a dix ans Blue Origin, une compagnie qui développe des capsules pour le tourisme spatial.

Sources :
- NetworkWorld, 03/11/2010, "NASA takes cloud computing to Mars"
- ReadWrite, 02/11/2010, "How the The Mars Exploration Rover Project is Using Cloud Computing"
- Rackspace, 03/11/2010, "Mars mission brings the cloud into space"

Pour en savoir plus :
- Article scientifique du JPL : "A Scalable Image Processing Framework for Gigapixel Mars and Other Celestial Body Images"

4. TOURISME SPATIAL

Virgin Galactic inaugure le premier aéroport spatial commercial

Vendredi 22 octobre dernier a eu lieu l’inauguration de la piste de l’aéroport spatial Spaceport America, au Nouveau-Mexique. Etaient présents lors de cet évènement Richard Branson, le milliardaire fondateur du groupe Virgin, le gouverneur du Nouveau-Mexique Bill Richardson en tant qu’allié politique du projet, ainsi qu’une trentaine de futurs astronautes de la compagnie et des invités de marque, à l’instar de Lori Garver, l’administrateur-adjoint de la NASA.

Cette piste, longue de 3 kms et large de 60 mètres environs, pourra accueillir tout type de véhicules spatiaux afin d’envoyer des touristes dans l’espace, et ce dès 2011. La navette Virgin Space Ship Enterprise (NVSS) et son vaisseau mère, WhiteKnightTwo, (le « Chevalier Blanc »), sont censés se séparer l’un de l’autre à une hauteur de 18,3 kms de la Terre, avant que la navette allume son moteur fusée pour atteindre par inertie l’altitude de 100km, limite théorique de l’Espace, permettant ainsi aux touristes, en apesanteur pendant quelques minutes, d’observer le globe.

Il s’agit d’un moment décisif dans l’histoire du tourisme spatial suborbital, puisque le coût des « tickets pour l’espace » ainsi que la préparation au voyage ne reviendra qu’à 200 000 dollars, voire descendra par la suite à 50 000 dollars. De quoi presque parler de démocratisation, au regard des prix qui avoisinent les 40 millions de dollars pour les expéditions actuelles, toutefois plus longues et plus lointaines.

Virgin Galactic a déjà recueilli 50 millions de dollars auprès de 380 clients ayant réservé une place à bord de la navette, ce qui atteste de l’intérêt de ces expéditions futures.

La cérémonie d’inauguration s’est poursuivie par une démonstration de la NVSS et du vaisseau survolant le Spaceport. Richard Branson a également annoncé que la construction du hangar qui permettra à terme d’abriter deux WhiteKnightTwo et cinq NVSS, était bientôt achevée.

« Incontestablement, le tourisme spatial est installé », a déclaré Stephen Attenborough, le chef de la direction de Virgin Galactic. Reste à conquérir le domaine orbital, ce à quoi Virgin Galactic va rapidement tenter de s’intéresser.

Sources :
- New York Times, 15/09/2010, "Boeing Plans to Fly Tourists to Space"
- Washington Post, 16/09/2010, "Boeing, partner plan space taxi for tourists by 2016"
- SpaceToday.net, 16/09/2010, "Boeing and Space Adventures to sell commercial orbital flights"

5. EXPLORATION

Un groupe d’ingénieurs de la NASA garde la Lune en ligne de mire

L’exploration de la Lune reste, pour certains des acteurs du spatial, un objectif autant qu’un rêve. C’est pourquoi, malgré l’abandon complet du programme Constellation par le Président Obama, qui prévoyait le retour d’astronautes américains sur la Lune à l’horizon 2020, un groupe d’ingénieurs de la NASA ne s’avoue pas vaincu.

Dirigé par Stephen Altemus au Jonhson Space Center à Houston, leur projet, intitulé « Project M », a pour ambition d’envoyer un robot humanoïde d’une grande dextérité sur la Lune, en mille jours selon eux, et ce à partir du 1er janvier 2010. Cette alternative, beaucoup moins onéreuse que le projet initial de 150 milliards de dollars, représenterait en l’occurrence moins de 200 millions de dollars.

La différence de coût s’explique en partie par le fait qu’un robot n’a pas besoin pas de tout le système de support à la vie nécessaire aux humains. Mais c’est également grâce au système de « troc » mis ingénieusement en place entre la NASA et divers partenaires. Par exemple, la start-up Boston Power, spécialisée dans la conception et la production de batteries, leur a fourni un prototype de pile au lithium de pointe en échange d’une aide technique sur les questions de gestion de la batterie. De même, Armadillo Aerospace leur a offert un prototype d’atterrisseur lunaire, en échange de quoi la NASA lui a donné accès à sa technologie des moteurs et à ses installations d’essai, ainsi qu’un million de dollars. Le Projet M s’appuie également sur d’autres projets de la Nasa déjà en cours, notamment la propulsion à oxygène liquide et méthane, ou encore un système d’atterrissage automatique.

Enfin, le Project M entend utiliser le Robonaut 2 (R2), robot humanoïde habile doté d’un buste, de deux bras, et d’une tête, développé par la NASA et General Motors. Celui-ci doit être envoyé jeudi 4 novembre 2010 sur la Station Spatiale Internationale, via la navette Discovery dans le cadre de la mission STS-133, devenant par là même le premier robot humanoïde dans l’espace, et rappelant aussi l’importance de l’avenir robotique.

La détermination de ce groupe d’ingénieurs, qui entend mener un programme davantage éducatif que scientifique, contraste néanmoins avec la position de la NASA, dont l’administrateur, Charles Bolden, semble toujours ignorer le projet. Mais, si les travaux sur le Project M se poursuivent actuellement, le manque de fonds et l’absence de feu-vert ralentissent voire stoppent certaines avancées.

Sources :
- Time, 31/10/10, "Space tourism will it be worth the money ?"
- Spaceport America, 22/10/10, "Spaceport runaway dedication includes Sir R. Branson and N.M Gov Richardson"
- NewSpace Journal, 22/10/10, "A little extra at the spaceport america dedication"

6. EN BREF

Le premier iPhone envoyé dans l’espace
Le New-Yorkais Luke Geissbuhler et son fils, tous deux membres du Brooklyn Space Program, viennent de réaliser un exploit à la fois inédit et insolite : ils ont envoyé, en octobre dernier, un iPhone dans l’espace (voir la vidéo sur cbsnews.com). Pour cela, ils ont utilisé un ballon météo, permettant à l’objet d’atteindre une altitude de 30 kilomètres. A l’apogée de ce vol incroyable, la sonde transportant l’iPhone s’est retrouvée soumise à des vents de plus de 160km/h, avant de finir par exploser, libérant l’iPhone qui est redescendu sur Terre à l’aide d’un parachute, à une vitesse avoisinant les 160 Km/h. Une caméra HD, simplement protégée par une enveloppe en mousse et par un chauffe-mains, a permis de récolter des images de l’espace. Le système GPS intégré au téléphone a finalement permis de retrouver la caméra, qui s’était déposée à une cinquantaine de kilomètres du lieu de lancement.

La NASA a sélectionné des entreprises privées pour mener des études sur le développement d’un lanceur lourd
Conformément aux objectifs de la NASA, notamment présentés dans le texte « NASA 2010 Authorization Act », le développement d’un lanceur lourd à partir de 2011, qui doit aboutir à un lancement dans l’espace en 2016, est à l’ordre du jour. Dans cette optique, la contribution du secteur privé tend à prendre de plus en plus de poids : la NASA vient en effet de sélectionner 13 compagnies privées, parmi lesquelles Lockheed Martin, Orbital Sciences ou encore Boeing, pour n’en citer que quelques unes, dont la mission sera de mener des études offrant une vision détaillée des concepts innovants de lancements, des technologies de propulsion, ainsi que des processus permettant de rendre les missions d’exploration, notamment humaines, plus abordables. La minimisation des coûts et la conquête du système orbital sont deux objectifs essentiels de la NASA. L’agence va investir 7,5 millions de dollars au total pour la réalisation de ces études.

7. MISE A JOUR

Présence à bord de l’ISS en ce moment :
- Doug Wheelock (Commandant, Etats-Unis)
- Fyodor Yurchikhin (Ingénieur de vol, Russie)
- Shannon Walker (Ingénieur de vol, Etats-Unis)
- Scott Kelly (Ingénieur de vol, Etats-Unis)
- Alexander Kaleri (Ingénieur de vol, Russie)
- Oleg Skripochka (Ingénieur de vol, Russie)

Lancements effectués depuis début septembre :
- 01/09/2010 : Lanceur russe Proton avec trois satellites la constellation de navigation Glonass – Cosmodrome de Baïkonour – Kazakhstan – SUCCES
- 04/09/2010 : Lanceur chinois Long March 3B avec le satellite de communication Chinasat 6A – Xichang – Chine – SUCCES
- 07/09/2010 : Lanceur russe Rockot avec un satellite de la constellation de communication Gonets et deux satellites militaires – Cosmodrome de Plesetsk – Russie – SUCCES
- 10/09/2010 : Lanceur russe Soyouz avec le 39e cargo de ravitaillement Progress à destination de la Station Spatiale Internationale (ISS) – Cosmodrome de Baïkonour – Kazakhstan – SUCCES
- 11/09/2010 : Lanceur japonais H-2A avec le satellite de navigation Michibiki – Centre Spatiale de Tanegashima – Japon – SUCCES
- 21/09/2010 : Lanceur américain Atlas 5 avec un chargement secret pour le bureau des renseignements américain (NRO – National Reconnaissance Office) – Cap Canaveral – Floride – SUCCES
- 21/09/2010 : Lanceur chinois Long March 2D avec le satellite d’observation Yaogan – Jiuquan – Chine – SUCCES
- 26/09/2010 : Lanceur américain Minotaur 4 avec le satellite militaire SBSS – Base aérienne Vandenberg – Californie – SUCCES
- 30/09/2010 : Lanceur russe Molniya-M avec un satellite de reconnaissance militaire – Cosmodrome de Plesetsk – Russie – SUCCES
- 01/10/2010 : Lanceur chinois Long March 3C avec l’orbiteur lunaire Chang’e 2 – Xichang – Chine – SUCCES
- 05/10/2010 : Lanceur chinois Long March 4B avec deux satellites de recherche Shijian – Taiyuan – Chine – SUCCES
- 07/10/2010 : Lanceur russe Soyouz avec la capsule habitée emportant trois membres de l’expédition 25 de la Station Spatiale Internationale – Cosmodrome de Baïkonour – Kazakhstan – SUCCES
- 14/10/2010 : Lanceur russe Proton avec le satellite de diffusion radio XM 5 – Cosmodrome de Baïkonour – Kazakhstan – SUCCES
- 19/10/2010 : Lanceur russe Soyouz avec le satellite de communication Globalstar – Cosmodrome de Baïkonour – Kazakhstan – SUCCES
- 27/10/2010 : Lanceur russe Soyouz avec le 40e cargo de ravitaillement Progress à destination de la Station Spatiale Internationale (ISS) – Cosmodrome de Baïkonour – Kazakhstan – SUCCES
- 28/10/2010 : Lanceur européen Ariane 5 avec le satellite de communication W3B et le satellite de diffusion télévisuelle BSAT 3b – Centre Spatial Guyanais – France – SUCCES
- 31/10/2010 : Lanceur chinois Long March 3A avec un satellite de navigation Beidou – Xichang – Chine – SUCCES
- 01/11/2010 : Lanceur russe Soyouz avec le satellite militaire Meridian – Cosmodrome de Plesetsk – Russie – SUCCES
- 04/11/2010 : Lanceur chinois Long March 4C le satellite météorologique Fengyun 3B – Taiyuan – Chine – SUCCES
- 05/11/2010 : Lanceur américain Delta 2 avec le satellite d’imagerie radar COSMO-SkyMed 4 – Base aérienne Vandenberg – Californie – SUCCES

Lancements prévus jusqu’à fin décembre :
- 14/11/2010 : Lanceur russe Proton avec le satellite de communication SkyTerra 1 – Cosmodrome de Baïkonour – Kazakhstan
- 18/11/2010 : Lanceur américain Delta 4-Heavy avec un satellite espion – Cap Canaveral – Floride
- 19/11/2010 : Lanceur américain Minotaur 4 avec un groupe de satellites de test – Base de lancement de Kodiak – Alaska
- 25/11/2010 : Lanceur européen Ariane 5 avec les satellites de communication Intelsat 17 et HYLAS 1 – Centre Spatial Guyanais – France
- 30/11/2010 : Navette américaine Discovery pour la mission STS-133 vers l’ISS avec des pièces de rechange pour la station ainsi que le module Permanent Multipurpose Module (PMM) – Centre Spatial Kennedy – Floride
- 30/11/2010 : Lanceur russe Proton avec trois satellites la constellation de navigation Glonass – Cosmodrome de Baïkonour – Kazakhstan
- 07/12/2010 : Lanceur américain Falcon 9 avec la capsule Dragon C1, vol de démonstration – Cap Canaveral – Floride
- Début décembre 2010 : Lanceur indien GSLV avec le satellite de communications GSAT 5 – Centre Spatial Satish Dhawan – Inde
- 15/12/2010 : Lanceur russe Soyouz avec la capsule habitée emportant trois membres de l’expédition 26 de la Station Spatiale Internationale – Cosmodrome de Baïkonour – Kazakhstan
- Décembre 2010 : Lanceur russe Soyouz avec le satellite la constellation de navigation Glonass – Cosmodrome de Plesetsk – Russie
- Décembre 2010 : Lanceur ukrainien Dnepr avec entre autres des charges ukrainiennes (observation), nigérianes (mesures), turques (démonstrateur) et italiennes (éducation) – Yasny – Russie
- Décembre 2010 : Lanceur russe Proton avec le satellite de communication KA-SAT – Cosmodrome de Baïkonour – Kazakhstan
- Décembre 2010 : Lanceur indien PSLV avec le satellite d’observation Reourcesat 2 – Centre Spatial Satish Dhawan – Inde
- Fin décembre 2010 : Lanceur européen Ariane 5 avec les satellites de communication Hispasat 1E et Koreasat 6 – Centre Spatial Guyanais – France

Source :
Spaceflight Now, 10/11/2010

D’après Aerospace America, AFP, AIA, Analytical Graphics, AP, Associated Press, Astroexpo.com, Aviation Week & Space Technology, Bloomsberg, Boeing, boursorama.com, Caltechn, DARPA, Defense News, Denver Post, Developmentgateway.org, DigitalGlobe, FAA, Floridatoday, Forecast International, Houston Chronicle, Institute for Astronomy, Internetweek.com, ILS, ITAR TASS, Jonathan’s Space Report, Lockheed Martin, NASA, New York Times, The Observer, Orbital Science Corporation, PanAmSat, Pentagon, Planetary Society, Reuters, Russian Space Agency, Satnews.com, Space.com, Spacedaily.com, Spaceflightnow.com, Spacetoday.net, Space News, Thuraya Satellite Communication, University of Arizona, UPI, USA Today, USAF, Washington Post


Etats-Unis Espace est une synthèse de presse mensuelle de l’actualité spatiale américaine. Elle est préparée par le bureau du CNES à Washington et réalisée par David Regad, Nelly Rouvrais et Emmanuel de Lipkowski de la Mission Scientifique de l’Ambassade de France.

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