Fiche CURIE+ : Coopération internationale

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VI.1. Les Etats-Unis et le monde

La coopération internationale scientifique des Etats-Unis est très active : elle se traduit par de nombreuses co-publications d’articles scientifiques en partenariat avec des équipes internationales, d’importants investissements d’entreprises étrangères dans la R&D, des actions de financement de la R&D à l’étranger par les entreprises américaines, ainsi que par la mobilité entrante et sortante des chercheurs.

Co-publication d’articles scientifiques : une internationalisation relative

Les Etats-Unis participent largement à la coopération internationale scientifique : en 2014, 33,2% des articles publiés par un laboratoire américain se font en co-publication internationale. Cette part s’accroît à un rythme régulier, puisqu’elle ne représentait que 21,4% en 2004.

L’Observatoire des sciences et techniques (OST) du Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES) normalise cette part des co-publications internationales en les rapportant à la moyenne de co-publications internationales dans le monde, pour construire son « indice d’internationalisation » (c.f. figure IV.1). Les publications américaines sont 55% plus internationales que la moyenne mondiale, mais restent loin derrière les pays européens : l’échelle et la diversité de la recherche américaine réduit partiellement son intérêt pour des collaborations internationales. L’internationalisation et l’intensité de la coopération internationale de la recherche américaine est donc modérée.

Source : HCERES, Observatoire des sciences et techniques

Partenaires scientifiques : la montée en puissance de la Chine

Les principaux partenaires scientifiques des Etats-Unis, en termes de co-publications, sont la Chine, la Corée du Sud, l’Australie et les grands pays européens. En dix ans, la part des co-publications avec la Chine a presque triplé, témoignant d’une évolution très importante de la coopération scientifique américaine.

Tableau VI.1 : Les co-publications internationales d’articles scientifiques :

Sources : Thomson Reuters, Web of Science, traitements de OST et SST Washington

Investissements en R&D à l’étranger : 73 milliards d‘investissement en 2013

L’Asie, l’Europe et le Canada sont les principales destinations de l’investissement en R&D des entreprises américaines à l’étranger. Le Royaume-Uni est le premier partenaire, avec une spécialisation dans les télécoms et médias (31%), suivi de l’Allemagne, avec une spécialisation dans les transports (33%) et de l’inde, où l’investissement en informatique et en électronique reste prépondérant (45%).

Tableau VI.2 : Profil économique de la R&D réalisée à l’étranger et financée par les entreprises américaines : 10 premiers partenaires

Source : https://www.nsf.gov/statistics/2017/nsf17317/, * = donnée non-disponible

Mobilité étudiante : origines et destinations

Mobilité entrante des étudiants de second et troisième cycle
La mobilité entrante désigne les étudiants et chercheurs de nationalité étrangère venu étudier ou effectuer de la recherche aux Etats-Unis. Ces étudiants se dirigent en majorité vers les domaines de l’ingénierie, du commerce, ainsi qu’en informatique et mathématiques [1].

On observe que l’Asie représente la principale région d’origine des étudiants (72,9% en second et troisième cycle), suivi du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.

Source : Institute of International Education

Tableau VI.3 : Etudiants de nationalité étrangère en second et troisième cycle, principaux pays d’origine (année 2015/2016)

Source : Institute of International Education

Mobilité sortante des étudiants américains : l’Europe très attractive

La mobilité sortante désigne les étudiants inscrits dans une université américaine effectuant un séjour de recherche à l’étranger. On remarque ici une forte attractivité de l’Europe. Cette mobilité sortante reste toutefois modérée : elle concerne principalement des séjours de courte durée d’étudiants en undergraduate. Les humanités et les langues sont très présentes, alors que les étudiants américains en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STEM) restent moins tournés vers l’international.

Source : Institute of International Education

Stratégie internationale

Programmes multilatéraux

Les Etats-Unis collaborent dans de nombreux grands projets scientifiques, gérés dans le cadre de partenariats multilatéraux : station spatiale internationale, ITER, télescopes internationaux…

Ils sont également membres de l’organisation internationale de la normalisation (ISO), du Bureau international des poids et mesures (BIPM) ainsi que du Service international de la rotation terrestre et des systèmes de référence (IERS).

Diplomatie scientifique

La science, la technologie et l’innovation sont des domaines considérés comme hautement stratégiques par les États-Unis, du moins lors de l’administration Obama, et la diplomatie scientifique ou encore la Science diplomacy est un concept mis en œuvre de façon opérationnelle par l’American Association for the Advancement of Science (AAAS) [2], qui organise depuis 2016 une réunion annuelle sur ce thème et publie la revue Science Diplomacy.

L’Office of Science and Technology Cooperation (STC) du département d’Etat coordonne la diplomatie scientifique des Etats-Unis avec plusieurs programmes :
- Envoi de scientifiques américains dans les postes diplomatiques (Embassy Science Fellows Program)
- Soutien de jeunes innovateurs et entrepreneurs dans les pays émergents (Global Innovation through Science and Technology Initiative, GIST)
- Mobilisation d’experts à l’international (U.S. Science Envoy Program)
- Signature de grands accords-cadres de coopération scientifique et de protection de la propriété intellectuelle (Sciences, Technology, and Innovation Partnerships, STI)

La NSF à l’international : l’Office of International Science and Engineering (OISE)

La NSF finance également spécifiquement la collaboration scientifique internationale par les programmes de l’Office of International Science and Engineering (OISE), en particulier les Partnerships for International Research and Education (PIRE), organisés en partenariat avec ses homologues étrangers, tel que le CNRS et l’ANR depuis 2014 pour la France (c.f. VI.3).

VI.2. Les Etats-Unis et l’Union européenne

La coopération en R&D entre les Etats-Unis et l’Union Européenne est régie par l’accord de coopération scientifique et technologique du 22 octobre 1998, renouvelé le 18 juin 2014, jusqu’au 14 octobre 2018. Cette coopération est supervisée par un groupe consultatif conjoint (GCC), qui aurait cependant cessé de se réunir depuis 2013. Depuis 1958, les Etats-Unis coopèrent avec EURATOM dans le domaine de la fission nucléaire. Dans le domaine océanographique, la déclaration de Galway signé en 2013 par les Etats-Unis, le Canada et l’Union Européenne vise à promouvoir la recherche sur l’océan atlantique par des collaborations scientifiques et des mises en commun de ressources : l’Alliance de recherche de l’océan Atlantique (AORA) a été créé à cette occasion.

Lors du sommet entre les Etats-Unis et l’Union Européenne de mars 2014, les deux participants se sont engagés dans une déclaration conjointe à soutenir « l’extension de la coopération dans la recherche, l’innovation et les technologies émergentes et la protection des droits de la propriété intellectuelle comme puissants moteurs du commerce et de la croissance économique future », mentionnant ainsi la coopération spatiale, le Transatlantic Ocean Research Alliance et l’accord GPS/Galileo.

La mise en œuvre du programme cadre Horizon 2020 (H2020), successeur du septième programme cadre de recherche (FP7) a encouragé la coopération avec les Etats-Unis [3]. Des financements réciproques sont possibles dans certains domaines, telle la santé, où H2020 peut financer des équipes américaines. Ceci se fait symétriquement avec les NIH, susceptibles de financer des équipes européennes.

La coopération scientifique entre l’UE et les Etats-Unis a été récemment renforcée par la signature d’un « implementing arrangement » le 17 octobre 2016, destiné à faciliter les partenariats entre les programmes financés par Horizon 2020 et les institutions américaines.

VI.3. Les Etats-Unis et la France

Les échanges scientifiques entre la France et les Etats-Unis sont intenses : les Etats-Unis sont le premier partenaire de la France en nombre de co-publications, et la mobilité des chercheurs et des étudiants est très importante. Les échanges franco-américains en matière de R&D se structurent notamment autour d’accords de coopération et des nombreuses implantations françaises aux Etats-Unis.

La coopération bilatérale passe par la mise en cohérence de l’ensemble des mécanismes de coopération franco-américaine : des programmes sont mis en place dans tous les domaines de l’enseignement supérieur, la recherche, le transfert technologique et l’innovation pour encourager cette coopération.

Moyens et résultats de la coopération avec la France

Le nombre de co-publications entre la France et les Etats-Unis s’élève à 11 000 pour l’année 2015, la France se plaçant en 5e position des pays co-publiant le plus avec les Etats-Unis. Cette recherche conjointe est complétée par des implantations et des investissements réciproques ainsi qu’une certaine mobilité transatlantique.

Mobilité

La France se situe en 4e place des destinations des étudiants américains en mobilité avec 5 725 étudiants accueillis pour l’année 2015/2016, le nombre d’étudiants français effectuant un séjour aux Etats Unis étant quant à lui de 7 941 pour l’année 2013 [4].

Implantations et investissements réciproques

Les échanges transatlantiques entre chercheurs sont multiples (de l’ordre de 6 000 missions de chercheurs français aux Etats-Unis recensées annuellement par le CNRS), mais la coopération entre les universités et organismes de recherche français et les Etats-Unis est structurée essentiellement autour de laboratoires communs de recherche, d’accords bilatéraux, et est parfois renforcée via la présence de représentations permanentes aux Etats-Unis.

La création de laboratoires communs aux États-Unis et en France est l’aboutissement d’un partenariat scientifique structuré dans la durée entre laboratoires. Ils servent de tête de pont à de nombreux échanges d’étudiants et de chercheurs. En 2017, il existe 7 Unités Mixtes Internationales (UMI : 6 CNRS, 1 Inserm), 11 Laboratoires internationaux associés (LIA) du CNRS, 8 LIA de l’Inserm. Il existe également 6 Groupements de recherche internationaux (GDRI) et 52 Programmes internationaux de coopération scientifique (PICS) avec le CNRS, dans toutes les thématiques de recherche, y compris les sciences humaines et sociales, avec une forte composante interdisciplinaire.

Figure VI.4 : Carte des UMI et LIA du CNRS et de l’Inserm aux Etats-Unis, 2017

Les organismes de recherche suivants ont une représentation aux Etats-Unis :
- CNRS (bureau pour l’Amérique du Nord et le Mexique, situé à l’ambassade de France)
- Inserm (bureau pour les Etats-Unis, situé à l’ambassade de France)
- CNES (conseiller spatial de l’ambassadeur de France)
- CEA (conseiller nucléaire et énergies renouvelables de l’ambassadeur de France, ainsi qu’un représentant CEA Tech situé à Caltech University)
- L’institut Pasteur (par la Fondation Pasteur à New York)
- INRIA (chercheur, représentant à Berkeley)
- IRD (chercheur, représentant IRD auprès de l’ONU)

Réciproquement, plusieurs centres universitaires américains sont situés en France (New-York University, University of Chicago) mais leurs activités de recherche sont plutôt limitées.

La plupart des grandes entreprises industrielles et pharmaceutiques françaises possèdent des centres de recherche aux Etats-Unis (Michelin à Greenville, Air Liquide dans le Delaware, par exemple). Réciproquement, plusieurs grandes entreprises américaines ont installé des centres de R&D en France, comme Facebook à Paris (intelligence artificielle), ou Apple à Grenoble (capteurs photographiques).

Accords et programmes de coopération

Accords intergouvernementaux

Un accord intergouvernemental sur la science et la technologie signé en 2008, prévoit la tenue tous les deux ans d’une réunion de prospective sur les collaborations scientifiques. Le dernier Joint Committee Meeting a ainsi été organisé en 2015 aux Etats-Unis, avec des représentants du gouvernement et des institutions de recherche. Il a permis de définir de sujets clés de collaboration : sciences de l’environnement et changement climatique (notamment sur les océans), biologie, santé, physique des hautes énergies et développement technologique. La prochaine réunion conjointe se tiendra à Paris en 2018.

Accords universitaires et de recherche

La coopération passe également par les universités françaises et américaines qui effectuent régulièrement des missions pour renforcer leurs liens, notamment depuis les regroupements d’établissements français d’enseignement supérieur de de recherche.

On peut également mentionner l’action de villes comme Lyon qui a établi un accord avec Boston en 2015, incluant des échanges dans le domaine de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Il existe de nombreux accords de coopération entre organismes et universités françaises et américaines, parmi lesquels :
- Accord CEA / Department of Energy sur la recherche dans le domaine des énergies bas carbone.
- Accord CNES / NASA sur l’exploration martienne (mission InSight).
- Accord entre l’INRIA, CITRIS (Center for Information Technology Research in the Interest of Society, centre de transfert technologique de Berkeley), et PRIME (représentation de la région Ile de France aux Etats-Unis) pour un programme de recherche et transfert sur les smart cities. Il s’inscrit dans la continuité de l’accord signé entre les mairies de Paris et San Francisco en 2012.
- Programme PIRE (Partnerships for International Research and Education), seul programme de coopération international de la NSF, qui a fait l’objet d’un accord entre le CNRS et la NSF d’une part, et l’ANR et la NSF d’autre part, en 2014.

Programmes américains de mobilité : la commission Fulbright

La commission franco-américaine Fulbright coordonne les programmes de coopération, principalement destinés à soutenir la mobilité entre la France et les Etats-Unis d’étudiants ou chercheurs plus confirmés : depuis entre 1948 et 2018, elle a accordé des bourses à 11953 lauréats français et 8653 lauréats américains.

Programmes français de mobilité : une spécialisation par publics

La Transatlantic Friendship and Mobility Initiative (Initiative pour l’amitié et la mobilité des étudiants et des jeunes chercheurs, TFMI) consacre la volonté commune des Etats-Unis et de la France de doubler et de diversifier, d’ici à 2025, la mobilité étudiante transatlantique, et ce avec le soutien de grandes associations de l’enseignement supérieur américain (Association of American Universities, AAU, Association of Public and Land-grant Universities, APLU, Institute of International Education, IIE), de l’Association of International Educators (NAFSA), ainsi que des acteurs français de l’enseignement supérieur et de la recherche. Deux séminaires, à Washington en 2015 puis à Paris en 2016 ont été organisés dans ce cadre. Un appel d’offre annuel, lancé conjointement par le service culturel et le service scientifique de l’ambassade, accompagne chaque année une dizaine de projets d’institutions américaines ambitionnant de doubler leur mobilité vers la France.

En partenariat avec l’association Community Colleges for International Development (CCID) et le réseau n+i d’écoles d’ingénieurs en France, un nouveau programme de mobilité dédié aux étudiants de community colleges (Bac +2) aux Etats-Unis, souvent issus de milieux sociaux défavorisés et exclus des programmes habituels d’études à l’étranger sur plusieurs mois, a été créé pour atteindre les objectifs de diversité promus par la TFMI. Le programme « Community College Abroad in France [5] » comprend une école d’été thématique de 10 jours en France, sur l’environnement en 2017, et un programme long-terme en alternance avec à la clef un diplôme d’ingénieur.

Le programme de bourses Chateaubriand a pour but d’initier ou de renforcer des collaborations ou des projets conjoints entre des équipes de recherche françaises et américaines. Destinées à des doctorants inscrits dans une université américaine, elles financent un séjour de recherche en France pour une durée de 3 à 9 mois. Elles concernent chaque année environ 50 doctorants scientifiques et 20 doctorants en sciences humaines et sociales.

Le programme FADEx (French-American Doctoral Exchange) [6] a été lancé en 2014 par le Service pour la Science et la Technologie de l’Ambassade de France à Washington (SST). Il a pour objectif de favoriser les échanges entre doctorants français et américains travaillant dans le même domaine et de développer les collaborations scientifiques franco-américaines. Une thématique différente est choisie pour chaque édition et une dizaine de doctorants américains lauréats est invitée pendant une semaine en France afin de découvrir le système de recherche français et rencontrer leurs homologues en France.

Fonds bilatéraux et programmes de soutien à la coopération scientifique

Il existe 4 fonds-bilatéraux mis en place depuis plus de 10 ans entre le Ministère français des affaires étrangères et de grandes universités américaines, qui permettent chaque année de financer des coopérations en sciences et en Humanités ainsi que des mobilités de scientifiques et d’étudiants. Au total, ces fonds permettent de financer de façon pérenne un peu plus de 50 mobilités de chercheurs et doctorants par an. Il s’agit :
- du Centre France-Stanford d’Etudes Interdisciplinaires,
- du fonds France-Berkeley,
- du fonds France-Chicago,
- du fonds MIT-France.

En juillet 2017, l’Ambassade de France aux Etats-Unis et l’Université du Texas à Austin ont signé un accord pour la création d’un fonds d’excellence destiné à soutenir les coopérations de recherche franco-américaines. Le fonds sera baptisé Fonds d’Excellence Dr Cécile DeWitt-Morette en l’honneur de la physicienne-mathématicienne française et professeure à UT Austin de 1972 à 2017. Ce fonds financera ses premiers projets à l’automne 2018.

Créée en 2002, Alliance, dont les bureaux sont à New-York, résulte d’une association entre Columbia University, l’École Polytechnique, Sciences Po et l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne. En plus des programmes d’enseignements réalisés en commun et de doubles diplômes, Alliance propose une série de dispositifs pour développer la recherche collaborative, en particulier des bourses de mobilité enseignante et doctorale et le financement de projets innovants. Ces dispositifs sont ouverts à toutes les disciplines et aux initiatives transdisciplinaires.

Le Partner University Fund (PUF) [7] a été établi en 2007 par l’Ambassade de France aux Etats-Unis en partenariat avec la Fondation FACE (French American Cultural Exchange) et des donateurs privés américains. Il soutient des partenariats de recherche et de formation (masters, doctorats, doubles diplômes et mobilités) dans toutes les disciplines entre institutions françaises et américaines de haut niveau. Depuis sa création, le PUF a soutenu 78 partenariat impliquant plus de 90 institutions françaises et américaines. En 2016, un dernier appel à projet a été dédié aux Humanités.

Un nouveau programme a été créé en 2017, le Thomas Jefferson Fund [8]. Il vise à appuyer les projets des jeunes chercheurs les plus prometteurs dans les domaines de la recherche en STEM (Sciences, Technologie, Ingénierie, Mathématiques) y compris la biologie, et en sciences humaines et sociales. Fondé sur l’excellence, il offre aux jeunes chercheurs français et américains de premier rang l’opportunité́ d’initier des travaux de recherche conjoints. En 2017, 9 projets ont été sélectionnés.

Programmes de coopération français pour l’innovation technologique

Le programme NETVA (New Technology Venture Accelerator) [9] initié en 2010 à Boston par le SST, propose à de jeunes startups innovantes françaises un programme d’accompagnement personnalisé, d’analyse d’opportunités et de développement de partenariats technologiques aux Etats-Unis et au Canada. NETVA s’adresse aux startups françaises de technologies innovantes, issues de ou adossées à des laboratoires de recherche, sans distinction de secteur d’activité.

Le programme YEi Start in France [10], également lancé en 2005 à Boston par le SST, est un dispositif qui permet de favoriser l’accès à la création d’entreprises innovantes en France pour de jeunes chercheurs/entrepreneurs résidant aux Etats-Unis, sans limite d’âge ou de nationalité. Les lauréats sont invités une semaine en France ou ils profitent d’une formation accélérée sur les dispositifs de création d’entreprises en France et les programmes d’accompagnement des jeunes sociétés innovantes. Ils bénéficient d’un accompagnement personnalisé par un organisme parrain, qui les aidera à bâtir un programme de visite en France et à organiser la recherche de contacts.

Organisé depuis 2001 par le SST, le French-American Innovation Day (FAID) [11] est un évènement annuel qui a lieu dans la région de Boston. Il rassemble des experts français et américains de haut niveau sur une thématique porteuse d’innovations afin de promouvoir l’excellence des institutions de recherche et entreprises françaises et américaines impliquées dans le domaine de l’innovation et de favoriser les rapprochements scientifiques, technologiques et industriels entre la France et les Etats-Unis. Depuis 2016, le FAID s’élargit à d’autres villes (Houston, Los Angeles).