Georgia Tech Lorraine, un modèle de coopération entre la France et Atlanta

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Du Magazine France-Amérique, Anaïs Digonnet, 17 octobre 2011.

Pour la deuxième année consécutive, le consulat général de France à Atlanta et le Georgia Institute of Technology lanceront France-Atlanta 2011, le 26 octobre prochain. Placé sour le signe de l’innovation, cet événement est aussi l’occasion de revenir sur le partenariat universitaire entre Atlanta et Metz, un modèle de coopération entre l’Hexagone et les Etats-Unis.
Interview avec Yves Berthelot, le président de Georgia Tech Lorraine.

Pourriez-vous présenter Georgia Tech ?

Georgia Tech est une grande université américaine, en tête dans tout ce concerne l’innovation et la technologie. Il y a plus de vingt ans, elle a installé une antenne en France, à Metz, sous l’impulsion de Jean-Marie Rausch, l’ancien maire et président du conseil régional de Lorraine. Il faut vraiment voir Georgia Tech Lorraine comme un bâtiment du campus à Atlanta. Il s’appuie sur trois piliers, à savoir la formation, la recherche avec un fort partenariat industriel, ainsi que l’innovation, son transfert technique et son développement économique.

Comment fonctionne le partenariat entre la France et les Etats-Unis ?

Ce partenariat est, à ma connaissance, unique au monde faisant deGeorgia Tech une des seules universités ancrées à la fois dans des structures française et des structures américaines, que ce soit en formation, recherche, ou valorisation. GTL acueille plus de 450 étudiants chaque année, dont plus de 300 américains du campus d’Atlanta. Nous recevons également des élèves français qui finissent leur diplôme d’ingénieur et commencent leur master de science à Metz avant de le terminer à Atlanta. Tous les cours sont en anglais.

Quels sont les domaines de prédilection de cette structure ?

Nous sommes à la pointe pour tout ce qui concerne les nanotechnologies appliquées aux nouveaux matériaux à l’optique, à l’électronique, à l’énergie, à l’aéronotique ou encore à la santé. Nous sommes aussi spécialisés sur la sécurité de l’information.

Quelle est l’importance des symposiums scientifiques qui seront organisés lors de la seconde édition de France-Atlanta ?

Avec ces symposiums, le monde industriel, avec qui nous avons déjà amorcé des relations, peut s’impliquer plus encore. Cela permet également de renforcer le partenariat entre la France et Atltanta dans le cadre des recherches que nous menons au sein de l’Unité mixte internationale (Umi), un laboratoire international entre Georgia Tech et le CNRS en France. Nous avons créé un écosystème riche qui montre que la cooperation franco-américaine est un modèle qui marche.

Parlez-nous du projet de l’Institut Lafayette à Metz ?

L’Institut Lafayette est un centre de ressources technologiques et de commercialisation, une étape cruciale entre le monde de la recherche et le monde industriel, qui s’appuie sur plus de 20 ans d’expérience de Georgia Tech (Atlanta) dans ce domaine.
Basé à Metz, il constituera un catalyseur pour le développement économique, et le transfert de technologies centrées sur les nanotechnologies. Ce sera une véritable passerelle entre Metz et Atlanta, permettant aux entreprises américaines de rentrer sur le marché lorrain. L’Institut devrait ouvrir fin 2013. La France apporte près de 23 millions d’euro et en 2018, il devra être autonome financièrement.

Pour en savoir plus :

France-Atlanta, du 26 octobre au 12 novembre 2011. Le programme est à retrouver sur france-atlanta.org. Tous les événements sont ouverts au public, sauf indication contraire.

Lire l’article original sur France-Amerique.com