Google, Microsoft et Sun Microsystems créent un nouveau centre de recherche avec l’université de Berkeley

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Dans le but d’améliorer les technologies Internet, les chercheurs de l’université de Berkeley ont annoncé le 15 Décembre 2005 une collaboration avec Google, Microsoft et Sun Microsystems pour lancer un nouveau centre de recherche, le Reliable, Adaptive and Distributed laboratory (RAD lab). Selon David Patterson, professeur à l’université de Berkeley et directeur du RAD Lab, une grande compagnie qui aujourd’hui propose des services Internet à des millions d’utilisateurs est conduite à employer un grand nombre de développeurs pour assurer le support et la maintenance. En effet, afin de garantir un fonctionnement continu de ces services, des équipes de support technique modifient et corrigent en permanence le code source des applications.
L’objectif du centre est de développer une technologie qui permette d’éviter d’avoir recours à d’importantes ressources en ouvrant la voie à de nouvelles opportunités pour des petits groupes d’entrepreneurs voire un seul individu. Les recherches visent à s’éloigner du développement traditionnel en cascade, trop rigide et lent pour le rythme d’évolution qui caractérise l’Internet. De plus, ce modèle requiert la mobilisation d’équipes très nombreuses pour déboguer et valider une application. L’approche choisie par le RAD Lab consiste à utiliser des techniques d’apprentissage statistique pour les développements logiciels concernés. Cette même approche a récemment été utilisée dans le cadre du concours de véhicules autonomes de la DARPA (dont l’objectif était de mettre au point un engin capable de traverser le désert sans aucune présence humaine à son bord), remporté par un véhicule de Stanford (voir BE numéro 5 ’La Volkswagen première du rallye’, http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/30086.htm).
Les trois entreprises se sont engagés à financer le nouveau laboratoire à hauteur de 7.5 million de dollars (2,5 millions pour chaque entreprise) sur 5 ans. A terme, le centre devrait obtenir 80% de ses ressources auprès de partenaires industriels. Ces apports financiers seront complétés par la National Science Foundation et les programmes UC Discovery Grant et Microelectronics Innovation and Computer Research Opportunities (MICRO).
Le RAD Lab comportera à son démarrage - outre son directeur - 5 professeurs associés, un assistant professeur (provenant de Stanford) et dix étudiants (30 à terme). Les entreprises associées n’affecteront aucun chercheur à temps plein, mais des collaborations auront lieu et leurs personnels pourront intervenir comme consultants.
L’ensemble des applications développées sera disponible librement sous la licence BSD (Berkeley Software Distribution), qui facilite l’exploitation du code que ce soit à des fins de recherche ou commerciales, et pourront donc être réutilisées par les entreprises finançant le projet, mais aussi par d’autres. En permettant ainsi de maximiser l’impact de ces recherches par la mise à disposition la plus large des résultats, les fondateurs souhaitent soutenir la réputation de l’université dans sa mission de création de nouvelles activités et de nouveaux emplois.
Une des raisons qui pousse les industriels à financer ce type de laboratoire est de continuer à faire émerger de nouveaux jeunes talents dans le domaine des technologies de l’information.

Source :


- http://radlab.cs.berkeley.edu
- http://www.berkeley.edu/news/media/releases/2005/12/15_rad.shtml

Pour en savoir plus, contacts :


- http://uc-industry.berkeley.edu/fields/communications.htm
- http://www.ucop.edu/research/micro/
Code brève
ADIT : 31361

Rédacteur :

Raphaël Allègre, vi.me@consulfrance-sanfrancisco.org
Sébastien Morbieu, tic.vi@ambafrance-us.org

Voir en ligne : http://www.bulletins-electroniques….