Imagerie et biomarqueurs pour la médecine

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Un séminaire de deux jours a rassemblé les chercheurs, essentiellement américains (deux britanniques, deux coréens, quatre allemands, un canadien et un français pour 229 personnes), au NIST pour débattre de l’imagerie comme biomarqueur en médecine, sous l’angle des mesures à prendre pour :
- normaliser et rendre interopérables les systèmes
- partager des ressources (bases de données), aussi bien pour la recherche que pour la gestion des autorisations de mise sur le marché (dans le cadre des essais supervisés par la FDA).
Les industriels étaient présents, aussi bien producteurs d’équipements (GE, Siemens et Philips) que de systèmes informatiques (notamment IBM), que représentants de l’industrie pharmaceutique (RadPharm, Pharamceutical Research & Manufacturers of America etc.). Les organisations professionnelles et les sociétés savantes étaient également fortement représentées (ACR, RSNA, AAPM, SCN), ainsi que les agences fédérales (NIH et ses instituts, FDA, NIST etc.).
Le propos de ce séminaire était d’identifier les recherches et travaux à conduire à différents horizons (à court terme dans les trois prochaines années, de trois ans à cinq ans et au-delà). Cela conduisait à l’organisation d’ateliers, au-delà des conférences classiques, devant conduire à identifier les questions technologiques à traiter et les obstacles éventuels, les questions de métrologie en cause, le rôle du gouvernement etc.
Des débats, au-delà des questions purement techniques, il ressort qu’il y a un consensus pour développer plus avant les bases de données en cours (notamment ADNI, RIDER, OAI) et leur interopérabilité, pour voir des exigences métrologiques définies par le gouvernement (ce qui rendrait l’emploi des données images comme biomarqueur plus aisé) et pour travailler à l’interopérabilité a minima pour l’échange de données (si ce n’est au niveau middleware : objectif considéré comme irréaliste dans le contexte industriel actuel) par la biais d’un partenariat industrie -gouvernement- organismes existants (notamment DICOM) et chercheurs. La difficulté sera sans doute de mettre en place un pilotage clair (eut égard au grand nombre d’intervenants intéressés par une position de premier plan).

Source :

http://usms.nist.gov/workshops/bioimaging.htm

Rédacteur :

Jean-Philippe Lagrange attache-stic.mst@ambafrance-us.org

Voir en ligne : http://www.bulletins-electroniques….