L’Homme sur la Lune - Une prouesse scientifique et technologique du XXème siècle

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Le 21 juillet 1969, il y a 50 ans, l’Homme marche sur la Lune. Après s’être élancé depuis le dernier barreau de l’échelle du module qui l’a transporté depuis la Terre, Neil Armstrong marque un silence, en direct devant 530 millions de téléspectateurs répartis dans le monde. Il vient de poser “enfin”, un pied humain dans le sol poussiéreux de la Lune ! L’astronaute américain entre dans l’histoire en prononçant cette phrase célèbre “C’est un petit pas pour l’homme mais un bond de géant pour l’humanité.”

Dans cette aventure, le CNES a soutenu le travail des scientifiques français qui ont participé à l’examen des échantillons lunaires collectés lors des missions Apollo. La France a ainsi contribué aux importantes avancées dans la connaissance de notre satellite naturel en validant, entre autres, son modèle de formation, née de la collision de la Terre avec une petite planète de la taille de Mars. Fort de cette expérience, la France possède aujourd’hui, aux côtés des États-Unis, une expertise reconnue en matière d’analyse d‘échantillons extraterrestre. Le CNES a également soutenu les scientifiques français de l’expérience de biologie Biostack, embarquée dans les missions Apollo 16, 17 et Apollo-Soyouz, qui a fourni les bases de l’analyse des risques radiatifs pour les astronautes.

Aujourd’hui, alors que la Lune redevient une destination considérée, la France et le CNES entendent bien ne pas être absents de l’exploration lunaire qui constitue une étape vers l’exploration lointaine, Mars en particulier. La Lune présente également en tant que destination propre des intérêts scientifiques, technologiques et peut-être économiques. Le CNES contribue donc, avec l’ensemble des acteurs du spatial, à la réflexion internationale portant sur l’exploration lunaire et son occupation éventuelle, notamment au sein des différents forums internationaux relatifs à l’exploration et au vol habité, comme l’International Space Exploration Forum (ISEF) et l’International Space Exploration Coordination Group (ISECG).

L’action du CNES s’inscrit dans le cadre du Programme d’exploration européen E3P et vise aussi des coopérations directes avec les partenaires internationaux. En mars dernier, la France et la Chine ont signé un accord prévoyant une participation française à la mission de retour d’échantillons lunaires Chang’e-6, en 2023-2024 et en juin, la France s’est associée aux Etats-Unis afin de coopérer sur les missions lunaires habitées à venir. Enfin, la France pourrait participer dans le cadre de l’ESA, au projet de station lunaire (Lunar Orbital Platform – Gateway, LOP-G) qui pourrait être lancée avant 2025.

En marge des célébrations liées à cet événement, Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, a déclaré : “Au plus lointain de mes souvenirs, les images de Neil Armstrong posant le pied sur la Lune, retransmises en direct dans le monde entier, ont marqué mon esprit, tout comme celui de centaines de millions d’êtres humains. Avec la guerre de Vietnam et le rock’n’roll, la course à la Lune est l’un des marqueurs des années 60 et a impacté fortement les années suivantes. Aujourd’hui, la conquête de l’espace continue avec une forte implication de la France dans de nombreux projets internationaux. Je suis sûr que les années qui viennent nous réservent de nombreuses surprises dans notre quête de percer l’origine de la vie sur la Terre.