L’auto assemblage de super réseaux pour succéder aux techniques de lithographie

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Les techniques de fabrication des composants électroniques atteignent aujourd’hui leurs limites. De nouvelles voies sont explorées pour permettre encore la diminution des tailles critiques et poursuivre ainsi la progression selon la fameuse loi de Moore. Les nanotechnologies constituent une des pistes envisagées en particulier les méthodes d’auto-assemblage. Des chercheurs d’IBM, de Columbia University et de l’Université du Michigan viennent de publier dans Nature des résultats encourageants sur l’auto organisation de structures : des nanoparticules de deux matériaux différents peuvent s’auto assembler en un super réseau (empilement de plusieurs dizaines de couches minces alternées de matériaux différents) avec un contrôle précis de la composition chimique et un positionnement précis des structures. Les chercheurs ont étudié des mélanges de nanoparticules de séléniure de plomb (Pb Se), de sulfure de plomb (Pb S), d’or (Au), d’argent (Ag), de palladium (Pd), d’oxyde de fer (Fe2O3) et de bismuth (Bi) et ont observé la formation de structures nouvelles. Les différentes forces qui contrôlent la formation des structures peuvent conduire à des réactions chaotiques (des structures différentes peuvent se former même avec des conditions initiales identiques). Cependant l’ordre peut émerger du chaos. L’addition de réactifs, et un contrôle très précis de la taille des nanoparticules peut permettre de rendre reproductible la formation des structures et donc de contrôler les propriétés magnétiques, électriques ou optique du super réseau.

Source :


- http://www.nature.com/nature/journal/v439/n7072/abs/nature04414.html
- http://www.engin.umich.edu/dept/cheme/people/kotovres.html
- http://www.seas.columbia.edu/matsci/frames/FR-SET_people.html

Rédacteur :

Christophe Lerouge, attache.stic@consulfrance-sanfrancisco.org

Voir en ligne : http://www.bulletins-electroniques….