L’université de Brown s’engage dans l’étude de la toxicité des nanomatériaux

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Les programmes d’évaluation des risques et les comités d’éthique sur les nanotechnologies se sont multipliés cette année aux Etats-Unis. Un nouveau journal ’Nanotoxicology’ a été lancé cette année en même temps qu’un recensement systématique des études scientifiques sur les risques biologiques et environnementaux. Il faut rappeler que sur le milliard de dollars investis cette année par le gouvernement fédéral dans le cadre de la National Nanotechnology Initiative, près de 40 millions sont dédiés aux études des impacts des nanotechnologies sur la santé, l’environnement et la sécurité. Dans ce cadre, une aide financière de 1.8 million de dollars vient d’être allouée par la NSF (National Science Foundation) à Brown University (Rhode Island) pour appuyer un programme de recherche portant sur une étude systématique des interactions entre nanoparticules et cellules humaines et animales, dans l’objectif d’identifier quels produits, quelles formes, quelles tailles sont susceptibles d’endommager ou tuer les cellules, et de contribuer ainsi à définir des procédés de fabrication non toxiques. Quelques études antérieures ont déjà montré que certains matériaux pouvaient endommager des cellules des tissus du poumon ou du cerveau ou encore bloquer la circulation sanguine. Les chercheurs de Brown étudieront également l’effet des nanoparticules sur la croissance des cellules humaines de la peau et l’interaction de ces particules avec les macrophages, cellules clé du système immunitaire. Une étude sociologique et éthique sur les implications des nanotechnologies fait également partie du projet.

Source :

http://www.brown.edu/Administration/News_Bureau/2005-06/05-045.html

Rédacteur :

Rémi Delville, science@consulfrance-houston.org

Voir en ligne : http://www.bulletins-electroniques….