La NASA s’ouvre davantage aux startups dans un contexte d’accélération des initiatives spatiales

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La NASA a récemment annoncé une nouvelle opportunité pour les startups basées aux Etats-Unis, leur permettant d’obtenir la licence d’une technologie brevetée par la NASA, sans paiement préalable. D’après l’agence spatiale américaine, le but recherché est de résoudre deux problèmes majeurs rencontrés par les startups : l’accès au capital et à la propriété intellectuelle. [1]

Cette initiative, portée par le Technology Transfer Program, permet aux entrepreneurs de divers secteurs de haute technologie d’avoir accès à un portefeuille de plus de 1200 brevets [2]. Ces technologies concernent à la fois des matériaux, des capteurs, des technologies aéronautiques, d’instrumentation, etc. La volonté de la NASA est de permettre au monde de l’entreprise le plus vaste de bénéficier à plus grande échelle des lourds efforts consentis en recherche et développement depuis des décennies, ayant produit des avancées technologiques parfois spectaculaires et d’ores et déjà impactant la vie quotidienne. Citons en guise d’exemple les diodes électroluminescentes, la purification de l’eau (par combinaison d’adsorption chimique, d’échanges d’ions et d’ultra-filtration), l’énergie solaire (par cellules photovoltaïques monocristallines) ou encore les thermomètres auriculaires à infrarouge. [3]

Pour ce faire, la NASA a mis en ligne ce portefeuille de brevets, rendant aisée toute requête de licence une fois la technologie utile sélectionnée. En quelques clics seulement, un formulaire peut dès lors être rempli et soumis à travers le site. Afin de faciliter la recherche, les technologies ont été classées en quinze catégories distinctes, et une sélection de cent technologies jugées clés a été extraite (Hot 100 Technologies [4]). D’une manière générale, les brevets sélectionnés sur cette plateforme ont été choisis pour leur potentiel à la fois technique et commercial. Les licences accordées sont systématiquement non-exclusives et les brevets restent la propriété du gouvernement américain. Néanmoins, une possibilité de négociation d’exclusivité peut être engagée en cas d’intérêt.

Bien entendu, la NASA entend en retirer des bénéfices financiers. Si aucun paiement ne devra être accompli avant l’obtention d’un accord de licence, une fois la commercialisation effective en revanche, l’agence spatiale recevra des royalties, lesquels seront distribués en premier lieu à l’inventeur de la technologie en question, et ensuite à la NASA pour soutenir ses efforts de recherche et de transfert de technologie. [5]


Pour en savoir plus : [6]

Rédacteur :
- Hocine Lourdani, Attaché adjoint pour la Science et la Technologie, San Francisco, hocine.lourdani@ambascience-usa.org ;
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