La Silicon Valley une "terre mythique" pour les jeunes diplômés des prestigieuses universités américaines

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Le mythe de la Silicon Valley en Californie continue d’attirer les étudiants des prestigieuses universités américaines, particulièrement celles spécialisées dans l’entrepreneuriat, le management et l’innovation. Après la crise de la bulle Internet, la diversification vers des secteurs autres que celui de l’informatique, en particulier vers les énergies renouvelables et les biotechnologies, la Silicon Valley a retrouvé toute sa vigueur économique. Elle offre des salaires élevés et un taux de recrutement en constante progression, avec un intérêt particulier pour le profil d’étudiants ou jeunes diplômés de grandes écoles. En mars 2007, le Département du Développement Economique de l’Etat annonçait une augmentation de 2,6% du taux d’emploi de la région entre janvier 2006 et janvier 2007, une croissance inédite depuis avril 2001 [2] [3].

Chaque année, l’école de management du MIT à Cambridge organise une rencontre entre les élites de l’école et les industries de technologies de pointes installées dans la Silicon Valley [3]. Cette année, la rencontre a eu lieu à Palo Alto sur le campus de la société VMware Inc, société filiale d’EMC corporation. 115 étudiants en Master ont candidaté pour participer à cet évènement. Ce chiffre record rappelle l’attrait qu’exerce la Silicon Valley sur les étudiants et jeunes diplômés. Nombreux sont en effet ceux qui souhaitent tenter leur chance dans le Sud de la Baie Californienne, que ce soit pour le lancement de leur entreprise, l’accès à un poste dans une compagnie High Tech ou encore l’intégration d’un incubateur tel que PlugandPlay Tech Center.

Le nord de la Californie recense près de 9 700 anciens élèves du MIT. Ce nombre progresse chaque année. En 2007, 47 jeunes diplômes (MBAs) se sont installés dans la Silicon Valley et à San Francisco (contre 20 en 2003), ce qui représente 16% des étudiants de l’école de management du MIT. Historiquement, le Massachusetts est plus orienté vers un marché Business to Business, alors que les jeunes diplômés sont en général davantage attirés par les compagnies orientées consommateurs et sont d’autre part, fascinés par les succès story incarnées par des sociétés telles que Yahoo, eBay Google. En 2008, une douzaine d’étudiants du MIT devrait être employés au sein de la société VMware, 6 à 8 auprès de Salesforce et quelqu’un d’entre eux chez Google ou Yahoo [4].

Selon ces étudiants, la culture entrepreneuriale de la Silicon Valley est unique et mythique. La culture du risque, l’acception de l’échec, la possibilité d’avoir une seconde chance ainsi que la proximité et la richesse des compétences technologiques offrent l’opportunité à tout entrepreneur : ingénieur, financier ou développeur de lancer son projet.

Dans cet eldorado de l’entrepreneuriat, il faut cependant rappeler que le niveau de vie est très élevé, en particulier dans la région de la Baie de San Francisco (48% supérieur à la moyenne nationale). Seuls 26% des foyers ont un pouvoir d’achat suffisant pour devenir propriétaires. Les conditions de vie sont à prendre en compte : dans le domaine de l’éducation notamment, on note un déclin du nombre des diplômés et une augmentation de la criminalité et de la délinquance juvénile.

Source :


- [1] Rapport California Cybercities 2006 publié par l’AeA, une association professionnelle de l’industrie des hautes technologies.
- [2] "Silicon Valley clocks 2.9 percent job gain", The Mercury News, 2 mars 2007.
- [3] Publication Joint Venture Silicon Valley network - http://www.jointventure.org/publicatons/index/2007%20Index/index.html
- [4] Boston Globe : "MIT students drawn to entrepreneur culture of Silicon Valley" - 14 janvier 2008 - Robert Weisman - http://www.boston.com/news/education/higher/articles/2008/01/14/valley_entices_mit_students/

Rédacteur :

Sandrine Espié deputy2-inno.mst@consulfrance-boston.org

Voir en ligne : http://www.bulletins-electroniques….