La fatigue chronique a des origines génétiques

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Une étude de grande ampleur sur le syndrome de fatigue chronique révèle une multitude de changements génétiques qui pourrait expliquer comment cette maladie mystérieuse débute.
Egalement appelée encéphalomyélite myalgique, cette maladie cause l’épuisement de la personne et des problèmes de sommeil et de mémoire. Bien que certains médecins ne la prennent pas au sérieux, la plupart d’entre eux considèrent cette maladie comme un syndrome sévère.
Environ 1 million de personnes sont touchées aux Etats-Unis et le coût pour la société serait de l’ordre de 9 milliards de $. Cette maladie touche principalement les femmes âgées de 40 à 60 ans et peut entraîner des scléroses et des maladies pulmonaires multiples. Jusqu’à maintenant, les scientifiques n’avaient jamais identifié de relation entre cette maladie qui affecte le corps et une base scientifique.
Une étude initiée par le Center for Disease Control and Prevention d’Atlanta a permis d’apporter des éléments de réponse à l’étiologie de la maladie. Ce centre a nommé quatre groupes de scientifiques dans le but d’avoir des informations sur le symptôme et les paramètres biologiques susceptibles d’expliquer la maladie. Ils ont analysé les données recueillies auprès de 227 patients qui étaient restés deux jours à l’hôpital pour l ’étude. Ces personnes ont subi des évaluations cliniques, des mesures physiologiques du sommeil, de leurs fonctions cognitives, du fonctionnement de leur système nerveux et des analyses des paramètres sanguins.
D’autre part, dans une étude analysant l’activité de plus de 20.000 gènes, les chercheurs ont mis en évidence la variation d’expression de 12 gènes qui aident le corps à répondre aux stress. Ils estiment à 75% la précision de leur prédiction du syndrome de fatigue chronique.
Un second résultat établirait une relation entre la maladie et des infections, blessures et des traumatismes affectant l’axe hypothalamo-hypophysaire (qui est activé en cas de stress physiques ou émotionnels.
Les scientifiques ont classé la population des patients en 4-5 catégories. Ils espèrent définir le profil génétique ou protéique pour diagnostiquer le syndrome de fatigue chronique. Les différents groupes ont publié 14 articles sur ce sujet dans le journal pharmacogenomics. Pour le Dr DePaul de l’université de Chicago, c’est vraiment le début (de cette étude), le travail se compte en dizaines d’années.

Source :


- http://www.sciencedaily.com/releases/2006/04/060421112146.htm
- http://www.nature.com/news/2006/060417/full/060417-8.html

Pour en savoir plus, contacts :


- http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_de_fatigue_chronique
- http://schwann.free.fr/neuroendocrino.html
- http://www.caducee.net/DossierSpecialises/neurologie/fatigue-chronique.asp#introduction
Code brève
ADIT : 33233

Rédacteur :

Brice Obadia, vi-sdv.mst@ambafrance-us.org
Hedi Haddada, attache-sdv.mst@ambafrance-us.org

Voir en ligne : http://www.bulletins-electroniques….