La faute dans les failles ? Une équipe de géologues et sismo-tectoniciens français enquête dans le Sud-Ouest américain

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Les modèles actuels rendent compte très imparfaitement des comportements des séismes. L’hypothèse sous-tendant le projet piloté par Isabelle Manighetti (Université Côte d’Azur) est que ces modèles ne prennent pas correctement en compte la géométrie 3D et les propriétés mécaniques des failles à l’origine des séismes.
Plusieurs chercheurs et doctorants impliqués dans le projet FAULTS_R_GEMS (properties of FAULTS, a key to Realistic Generic Earthquake Modeling and hazard Simulation), financé par l’ANR, sont venus aux Etats-Unis acquérir des données permettant une mesure de la géométrie 3D des failles. Ces chercheurs, provenant de laboratoires CNRS des Universités Côte d’Azur et de Montpellier, collaborent avec des équipes de Arizona State University, UNAVCO et CalTech. Ils ont acquis en trois sites sur le terrain (Capitol Reef, Utah ; Granite Dells, Arizona ; Valley of Fire, Nevada) des images de failles à haute résolution en utilisant différentes techniques (Lidar terrestre, photogrammétrie par drone, ballon hélium et au sol). Ces images haute résolution seront combinées aux images de plus grande échelle provenant du satellite français Pléiades afin de générer des modèles 3D des failles et d’en déduire leurs propriétés mécaniques. Le but à terme est d’injecter ces géométries 3D et propriétés mécaniques des failles dans les modèles de séismes, afin de mieux anticiper le comportement des séismes et d’améliorer les systèmes d’alerte sismique.