La toxicité des nanotubes dépend de la fonctionnalisation de leur surface

, Partager

Des chercheurs de Rice University à Houston viennent de montrer que la toxicité des nanotubes de carbone (rendus solubles dans l’eau) envers les cellules de la peau humaine diminue avec leur degré de fonctionnalisation. Ce résultat est tout à fait comparable à celui obtenu il y a maintenant un an sur les fullerènes. L’équipe de Vicki Colvin, directrice du Center for Biological and Environmental Nanotechnology (CBEN) de Rice a exposé in vitro des fibroplastes du derme humain à des nanotubes de carbone monoparoi, portant divers groupements fonctionnels tels des -phenyl-SO3H ou -phenyl-SO3Na et -phenyl-(COOH)2 dans des proportions variables. La cytotoxicité des nanotubes non fonctionnalisés est évaluée à 200 ppb (partie par milliard), ce qui signifie qu’une concentration de nanoparticules de 200 ppb provoque la mort de 50% des cellules d’une culture en 48 heures. En revanche, les chercheurs trouvent que les nanotubes fonctionnalisés ne sont pas cytotoxiques, c’est-à-dire que même si le taux de mortalité cellulaire augmente bien avec la concentration de nanotubes, cette augmentation reste inférieure à 50% pour des concentrations en nanotubes allant jusqu’à 2000 ppb, et cette augmentation est d’autant plus faible que le taux de fonctionnalisation de la surface est élevé. Ces résultats donnent ainsi de claires indications sur le moyen de diminuer notablement la cytotoxicité des nanoparticules : pour les fullerènes comme pour les nanotubes, la réponse est la même, il faut modifier chimiquement la surface de ces objets. Il semble ainsi qu’il y ait une tendance générale dans les réponses biologiques envers les nanoparticules carbonées.

Source :

http://www.nanotechweb.org/articles/news/4/11/3/1

Rédacteur :

Roland Hérino, attache.science@consulfrance-houston.org

Voir en ligne : http://www.bulletins-electroniques….