Le génome de l’oursin de mer décrypté

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La séquence du génome de l’oursin de mer à été publiée vendredi 10 novembre dans le journal Science. Il aura fallu 3 ans pour séquencer les 814 millions de paires de bases de l’organisme au sein d’un projet co-dirigé par le Dr. George Weinstock du Centre de Séquençage du Génome Humain au Baylor College of Medecin au Texas, en collaboration avec le Mount Desert Island Biological Laboratory à Bar Harbor (MDIBL, Main).
La séquence du génome a été annotée par plus de 240 chercheurs issus de 11 pays différents, dans les quelques 140 laboratoires qui utilisent l’oursin comme modèle de recherche. Trois équipes françaises du CNRS au sein des stations marines de l’Université Pierre et Marie Curie ont participé à l’annotation du génome de l’organisme.
L’oursin de mer est un modèle particulièrement intéressant pour étudier des systèmes de défense efficaces développés par un organisme contre les attaques de l’environnement. En effet, les oursins ont un système immunitaire inné extraordinairement complexe, qui sans mettre en jeu l’action d’anticorps comme pour la plupart des vertébrés se révèle assez efficace pour leur garantir une espérance de vie de plus de 100 ans. Ces organismes ont également développé un système très efficace de défense contre les molécules chimiques toxiques, telles que les métaux lourds, présentes dans leur environnement.
De plus, en terme d’évolution, l’oursin de mer occupe une position intéressante entre vertébrés et invertébrés. Le leader du projet au MDIBL, le Dr. James Coffman, étudie un gène de la famille "Runx". Cette famille de gènes chez les vertébrés est connue pour jouer un rôle important dans le processus de développement en particulier pour les os et le sang. Des mutations dans la séquence de ces gènes sont associées à des maladies osseuses et à une forme commune de leucémie chez les enfants.
Ainsi, après le séquençage du génome humain et de nombreux organismes vivants, le séquençage du génome de l’oursin de mer apporte des informations cruciales qui permettent, en terme d’évolution, de remplir un intervalle restée jusque là vide.

Source :

http://www.mdibl.org/news_events/seaurchin.shtml

Pour en savoir plus, contacts :

The genome of the sea urchin Strongylocentrotus purpuratus.
Science. 2006 Nov 10 ;314(5801):941-52.
Code brève
ADIT : 40191

Rédacteur :

Peggy Rematier, deputy-sdv.mst@consulfrance-sanfrancisco.org

Voir en ligne : http://www.bulletins-electroniques….