Légère hausse du budget de la NOAA en 2016

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Le président Obama a signé le 18 décembre 2015 la loi établissant le budget fédéral pour l’année fiscale 2016, incluant celui de la NOAA. L’agence obtient un budget de plus de 5 700 M$, soit 200 M$ de plus que l’année passée.

2 159 M$ sont destinés à l’acquisition des systèmes de satellites (NESDIS), une somme quasiment analogue à celle attribuée en 2015.

Les deux priorités des autorités américaines :

  1. la loi initie le transfert à la NASA de certaines responsabilités de la NOAA en matière d’observation de la Terre, se concentrant sur la gestion des programmes météorologiques civils ;
  2. le programme pilote Commercial Weather Data est créé et financé à hauteur de 3 M$ pour l’année fiscale 2016. Les législateurs demandent à la NASA d’établir au moins un contrat pilote, suite à un processus compétitif, pour étudier la viabilité de données commerciales dans ses modélisations et ses prévisions météorologiques. Le budget devra donc permettre d’acquérir, d’évaluer et d’étalonner ces données.

Les principaux programmes d’acquisition de satellites météorologiques sont :

  • Joint Polar Satellite System (JPSS) : 809 M$ sont alloués au développement des JPSS-1 et JPSS-2, soit 108 M$ de moins que l’année précédente, en accord avec la requête présidentielle initiale. Ces deux premiers satellites devraient être lancés respectivement en 2017 et 2021. La plus grande victoire de l’administration est le budget alloué pour la création du programme Polar Follow On (PFO), qui financera le développement des satellites JPSS-3 et JPSS-4. La NOAA obtient 370 M$ contre 380 M$ prévus dans la requête présidentielle initiale.
  • Constellation Observing System for Meteorology, Ionosphere and Climate (COSMIC)-2 : il s’agit d’une constellation de douze petits satellites, développés en collaboration avec Taïwan et l’US Air Force, pour compléter la première constellation COSMIC (composée de six satellites), lancée en 2006. Les satellites utilisent les signaux GPS par radio occultation pour mesurer les températures et les évaporations dans la partie basse de l’atmosphère. 10,1 M$ ont été alloués au développement du programme, soit 3,3 M$ de plus qu’en 2015.
  • Geostationary Operational Environmental Satellite (GOES) : 871 M$ ont été alloués au développement de quatre satellites GOES, contre 980 M$ en 2015. Il s’agit de satellites placés en orbite géostationnaire pour observer le territoire américain.

Les principaux programmes d’acquisition de satellites opérationnels d’étude de l’environnement sont :

  • Deep Space Climate Observatory (DSCOVR) : le programme a obtenu 3,2 M$ pour 2016, contre soit 21,1 M$ en 2015. Le satellite a été lancé avec succès en février 2015. Les financements restants seront donc utilisés pour les activités de maintenances et l’analyses des données. Le satellite doit permettre d’étudier les phénomènes liés à la météorologie de l’espace (Space Weather) en surveillant l’activité solaire.
  • Space Weather Follow On : il s’agit d’un nouveau programme destiné à définir de nouvelles alternatives pour le futur satellite dédié à la météorologie de l’espace. Le programme a été financé à hauteur de 1,2 M$.

Deux autres programmes bénéficient de financements :

  • Jason-3  : le programme d’altimétrie est financé à hauteur de 7,5 M$ pour l’année 2016, soit 15,7 M$ de moins qu’en 2015, réduction importante qui s’explique par le lancement du satellite, le 17 janvier 2016.
  • Solar Irradiance, Data & Rescue (SIDAR) : le programme vise à identifier une solution pour accommoder trois instruments sur une même plate-forme (Solar Irrandiance Sensor – TSIS, Advanced Data Collection System – ADCS et Rescue Satellite Aided Tracking – SARSAT). Le texte prévoit une allocation de 0,5 M$ au programme, contre 7,3 M$ en 2015 (budget cependant en adéquation avec la requête présidentielle initiale) et le transfert de responsabilités du programme TSIS vers la NASA.

Rédacteur :
- Léa Cathelin, Stagiaire en politique spatiale, Bureau du CNES aux Etats-Unis, stagiaire-cnes@ambascience-usa.org