Les agences fédérales américaines confirment que 2012 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée

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Le bilan de l’année écoulée confirme la tendance observée dès la fin de l’été [1] : 2012 a été l’année la plus chaude pour 48 Etats des Etats-Unis (Hawaï et Alaska exclus), avec une température moyenne de surface de 55,3°F (soit environ 13°C), ce qui est 1,8°C au-dessus de la moyenne du 20ème siècle et 0,5°C supérieur au précédent record établi en 1998 [2]. Les saisons de 2012 constituent également des records de chaleur : 4ème hiver le plus chaud, printemps le plus chaud et 2ème été le plus chaud jamais enregistrés.

Au niveau global, 2012 est la 10ème année la plus chaude depuis que la température est enregistrée (c’est-à-dire vers 1880) selon la NOAA [3] et la 9ème selon la NASA [4] (les deux institutions utilisant des données et des méthodes d’analyse différentes, le classement n’est pas exactement le même, mais un graphique réalisé par le blog ClimateCentral montre bien que les tendances de long terme de ces analyses sont identiques).


Les températures moyennes globales de surface : 4 analyses indépendantes des données enregistrées montrent une tendance identique à un réchauffement à long terme
Crédits : NASA Earth Observatory, http://eoimages.gsfc.nasa.gov


Globalement, à l’exception de 1998, les 9 années les plus chaudes enregistrées ont toutes eu lieu depuis 2000. C’est également la 36ème année consécutive avec une température moyenne supérieure à la moyenne du 20ème siècle.

Enfin, l’année dernière a été la seconde année "la plus extrême" en termes de records de températures, de précipitations et de cyclones aux Etats-Unis. La NOAA n’a pas encore terminé de comptabiliser les dégâts liés aux désastres naturels en 2012, mais il apparait déjà qu’il y a eu au moins 11 désastres naturels dont les dommages dépassent un milliard de dollars.

Les deux agences américaines expliquent que ces tendances sont le signe d’un réchauffement climatique global, dû à l’augmentation des quantités de gaz à effet de serre que nous rejetons dans l’atmosphère. Lors de son discours d’investiture pour son second mandat [5], lundi 21 janvier, le président Obama a d’ailleurs fait une référence directe au changement climatique, ainsi qu’au jugement sans appel de la science ("overwhelming judgment of science") et aux évènements climatiques extrêmes ("devastating impact of raging fires, and crippling drought, and more powerful storms") qui en attestent.



Extrait du discours d’investiture de Barack Obama
Crédits : Ray Finkle

Sources :


- [1] "2012 : l’année de tous les records climatiques aux Etats-Unis ?" - Bulletins Electroniques Etats-Unis - RAMSTEIN Céline - 05/10/2012 - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/71099.htm
- [2] "State of the Climate National Overview Annual 2012" - Site internet de la NOAA - http://www.ncdc.noaa.gov/sotc/national/2012/13
- [3] "State of the Climate" - Site internet de la NOAA - http://www.ncdc.noaa.gov/sotc/
- [4] "NASA Finds 2012 Sustained Long-Term Climate Warming Trend" - NASA - 15/01/2013 - http://www.nasa.gov/topics/earth/features/2012-temps.html
- [5] "Inaugural Address by President Barack Obama"- Site internet de la Maison Blanche - 21/01/2012 - http://www.whitehouse.gov/the-press-office/2013/01/21/inaugural-address-president-barack-obama

Rédacteurs :


- Céline Ramstein, deputy-envt.mst@ambafrance-us.org ;
- Retrouvez toutes nos activités sur http://france-science.org.

Voir en ligne : http://www.bulletins-electroniques….