Les recherches sur les cellules souches humaines à l’Université de Stanford

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20 laboratoires de l’Université de Stanford ont reçu à ce jour plus de 30 millions de dollars de financements pour des projets de recherches sur les cellules souches embryonnaires humaines (hESC). Ils sont regroupés au sein de l’Institut de Biologie des Cellules Souches et de Médecine Régénérative dont la biologie des cancers est une thématique phare, avec plus de 25% des recherches associées aux cellules souches cancéreuses. Ce sont au total plus de 30 chercheurs et 200 doctorants, post-doctorants et personnel scientifiques qui travaillent dans le domaine.

En pratique, très peu de chercheurs continuent à travailler sur les lignées cellulaires approuvées par le gouvernement fédéral. Ces lignées, largement contaminées par des gènes murins, présentent un karyoptype altéré et n’ont jamais permis de valider des expériences d’une lignée à l’autre.

C’est l’Etat de Californie qui finance 99% des recherches sur les cellules souches humaines à Stanford grâce aux fonds attribués par le CIRM (California Institute for Regenerative Medecine). L’Université n’a pu mettre en place qu’un espace commun très réduit spécifiquement dédié aux recherches sur les cellules souches humaines. Les chercheurs au sein des laboratoires doivent s’assurer que leurs recherches n’emploient aucun argent fédéral, du système de climatisation des locaux à la pipette. A l’Université de Californie de San Francisco, le même type de séparation est nécessaire. A l’Université de Californie de Irvine, les ressources ont pu être regroupées dans un espace spécifique, tout comme à San Diego où l’Université de Californie de San Diego et les instituts Salk, Scripps et Burnham ont regroupé leurs équipes dans un même espace commun.
Les travaux des équipes de Stanford portent sur la génétique du développement et des voies de signalisations impliquées ainsi que les sciences translationnelles associées, comme la régénération des tissus et les thérapies anticancéreuses.

Les laboratoires peuvent être regroupés en quatre grandes thématiques interdépendantes :

-> Génétique et biologie du développement humain, compréhension des voies de signalisation :
- Dr. Julie Baker : Analyse génomique fonctionnelle à partir d’hESC
- Dr. Roel Nusse : Programme de développement des hESCs par les facteurs Wnt
- Pr. Theo Palmer : Immunologie des cellules souches neurales, destin et fonction
- Pr. Susan McConnel : Etude de neurones dopaminergétiques dérivées d’hESC dans le
développement et les maladies.
- Dr. Julien Sage : Fonction des protéines RB (Rétinoblastome) dans les hESC

-> Isolation et développement de nouvelles cellules souches spécifiques de tissus à partir d’hESC et application clinique à la régénération de tissus et au traitement de cancers :
- Pr. Stefan Heller : Génération de cellules sensorielles de l’oreille interne à partir de hESC pour une thérapie de la surdité
- Pr. Irving Weissman : Isolation de cellules souches hématopoïétiques et de cardiomyocyte à partir d’hESC.
- Pr. Gregory Kovacs : Technologies pour la différenciation d’hESC en cardiomyocyte et optimisation de l’intégration de la greffe dans le muscle du myocarde adulte.
- Dr. Calvin Jay Kuo : Différenciation d’hESC en cellules de l’intestin
- Dr. Kenneth Weinberg : Cellules épithéliales thymiques dérivées de hESC
- Dr. Christopher Zarins : Ingénierie pour la transplantation de tissu cardio-vasculaire à partir d’hESC
- Dr. Mark Kay : Nouveau vecteurs pour le transfert de gènes dans les cellules hESC
- Pr. Thomas Wandless : Reprogrammation de cellules humaines différentiées en un état pluripotent

-> Développement de nouvelles hESC :
- Dr. Kim Seung : Cellules spécifiques de patient et transfert nucléaire

-> Imagerie :
- Joseph Wu : Imagerie in vivo d’hESC
- Dr. Phillip Yang : IRM moléculaire in vivo d’hESC dans un modèle murin d’infarctus du Myocarde

Environ un tiers des laboratoires de Stanford ont des collaborations internationales, notamment avec la Suède, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la Chine, permettant notamment l’utilisation de nouveaux modèles animaux. En Chine, par exemple, les chercheurs collaborent sur un modèle de cellules de primate pour des études pré-cliniques, avec la mise en place d’une unité de production de cellules, certifiée GMP (Good Manufacturing Practices) et GOP (Good Operating Practices).

Source :


- Centre de ressources et d’Information sur les recherches dans le domaine des cellules souches humaines à Stanford :
http://mednews.stanford.edu/stemcell-index.html
Entretien, Dr. Theo Palmer, Associate Prof. Neurosurgery
- Pour en savoir plus :
Institute for Stem Cell Biology and Regenerative Medecine
http://stemcell.stanford.edu/

Rédacteur :

Mireille Guyader, attache-sdv.mst@consulfrance-losangeles.org - Peggy Rematier, deputy-sdv.mst@consulfrance-sanfrancisco.org

Voir en ligne : http://www.bulletins-electroniques….