Les revenus des médicaments orphelins dépassent toutes les attentes

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Les marchés des médicaments orphelins se sont jusqu’à présent révélés favorables pour les investisseurs et les entreprises pharmaceutiques. L’exemple le plus probant est celui de Cerezyme, une thérapie d’enzymes de remplacement, pour le traitement de la maladie de gaucher.
Développé et commercialisé par Genzyme à partir d’une licence sur un brevet de l’université Tufts à Boston au début des années 80, le traitement a été approuvé en 1994 par la FDA. Genzyme prévoyait alors que le médicament rapporte jusqu’à 200 millions de dollars en 2000. En 2005, les ventes de Cerezyme atteignaient plus de 4 fois ce montant, 932 millions de dollars.
"Les marchés des médicaments orphelins ont été une mine d’or pour certaines entreprises" rapporte Eric Schmidt, analyste pour Cowen & Co. Dan Quinn, directeur de communication de Genzyme, note que "le lancement d’une thérapie efficace dans ces aires thérapeutiques délaissées peut permettre de créer un marché". "La première expérience de Genzyme a clairement incité d’autres entreprises comme Alexion (Connecticut) et Biomarin (Californie) à investir ces types de marché" ajoute-t-il.
La loi de 1983 sur les médicaments orphelins aux Etats-Unis, offre des réductions d’impôts et un monopôle de marche de 7 ans pour les médicaments associés à des maladies affectant moins de 200.000 personnes aux Etats-Unis.
Dans la lignée de Genzyme, Biomarin Pharmaceutical, aujourd’hui dirigé par M. Jean-Jacques Bienaimé, a commercialisé Fabrazyme pour la maladie de Fabry et l’Aldurazyme pour la mucopolysaccharidose de type I.
Alexion dont le siège européen se trouve à Paris, compte leur emboîter le pas avec Soliris pour le traitement de l’hemoglomobinuria nocture. Compte tenu des excellents résultats d’efficacité issus des essais cliniques, l’entreprise prévoit que le produit pourrait rapporter jusqu’à 500 millions de dollars par an même si les marchés financiers avaient initialement évalués les revenus entre 200 et 400 millions de dollars. Le traitement Soliris pourrait être vendu entre 100.000 et 200.000 dollars par patient et par an.

Source :

BioWorld Today, 22/08/2006

Rédacteur :

Peggy Rematier, deputy-sdv.mst@consulfrance-sanfrancisco.org

Voir en ligne : http://www.bulletins-electroniques….