Les villes intelligentes aux Etats-Unis, ont-elles du retard par rapport à ce qui se passe en Europe ?

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Une conférence [1] sur l’Internet des Objets (Internet of Things - [2]) était organisée lundi 27 octobre au National Press Club de Washington, DC. Notre société est littéralement connectée à Internet par tous les objets qui entourent notre quotidien (voiture, télévision, téléphone, etc). Les grands acteurs du Big Data (Google, Verizon, Cisco) étaient très présents et une course est lancée sur le sujet de la domotique et des maisons connectées [3]. Les dépenses de santé et particulièrement celles liées à la silver économie contribuent aussi au développement de l’internet des Objets.

Le but de cette conférence était de réunir des acteurs privés et publics pour faire un état des lieux des technologies utilisées et de voir les différents champs d’applications envisagés. L’un d’entre eux était les villes intelligentes.

Paris, Vienne, Copenhague, Toronto et New York [4] sont réputés pour leurs efforts concernant les transports urbains et leur intégration de la technologie au service de la ville. Les grandes villes américaines ont pris du retard sur l’Europe ou encore l’Asie. New-York, San Francisco et Los Angeles font partie des bons élèves dans le domaine mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour les autres.

La force des villes intelligentes européennes vient du fait qu’elles ont pour origine une politique globale ; celle-ci émane souvent des collectivités soutenues par l’état pour favoriser et accélérer les évolutions. Les Partenariats Public Privé (PPP) ont été présentés lors du sommet. Selon l’intervenant, ce type de contrat spécifique convient généralement bien aux grandes entreprises privées du secteur comme, par exemple, Cisco, fournisseur de la ville de Nice sur un projet de ville intelligente. On note que ces villes ont aussi une politique environnementale forte ce qui n’est pas forcément le cas aux Etats-Unis.

Un des principaux vecteurs de changement aux Etats-Unis reste en premier lieu le commerce et non la protection de l’environnement. On dénombre un grand nombre d’initiatives d’acteurs privés qui permettent d’arriver à des solutions performantes sans intervention des collectivités ou du gouvernement. Comme le montre la carte des "67 villes qui osent l’intelligence" paru dans un dossier de "L’usine digitale" [4] sur les villes intelligentes, on peut remarquer que le caractère intelligent des villes américaines ne se fait que sur un ou deux critères alors que les villes européennes en possèdent en moyenne de 3 à 4.

Le concept de ville intelligente est encore assez vague et inexploité aux Etats-Unis tant les possibilités sont grandes. Cette conférence a mis en lumière le travail qu’il reste à effectuer.

Sources :


- [1] https://www.eu-ems.com/summary.asp?event_id=221&page_id=1904
- [4] http://www.usine-digitale.fr/article/carte-67-villes-qui-osent-l-intelligence.N280033
- [2] http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/74057.htm
- [3] http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/75120.htm

Rédacteurs :


- Privel HINKATI, Attaché Scientifique Adjoint - Washington ,DC, deputy-ntics@ambascience-usa.org ;
- Retrouvez toutes nos activités sur http://france-science.org.

Voir en ligne : http://www.bulletins-electroniques….