Penser à la douleur peut faire mal

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La peur que certains ressentent avant une injection ou une visite chez le dentiste active les mêmes régions du cerveau que la douleur elle-même. Cette constation a été effectuée par des chercheurs de la Emory University School of Medicine d’Atlanta.
L’équipe de Gregory Berns a soumis 32 volontaires à des chocs électriques cutanés et l’activité cérébrale a été suivie par scanner. L’expérience s’est déroulée en deux étapes.
Dans un premier temps, les volontaires ont été informés du moment et de l’intensité du choc. Lors de la seconde partie de l’expérience, les volontaires pouvaient choisir entre un choc électrique fort et immédiat ou un faible choc électrique avec un délai.
Parmi les sujets, 9 ont préféré un choc immédiat pour éviter d’attendre le choc électrique. Chez ces volontaires, l’activité cérébrale spécifique est fortement augmentée dans la région du cerveau responsable de la douleur, et plus particulièrement au niveau de l’aire attentive aux stimuli. Pour Gregory Berns, ces sujets se focalisant sur le choc imminent, l’attente en elle-même est perçue comme un choc.
Les 23 autres volontaires préfèrent attendre pour subir un choc moindre. Contrairement au groupe précédant, aucun pic d’activité spécifique n’a été enregistré pendant la période d’attente.
Cette étude parue dans le journal Science permet de mieux comprendre le comportement individuel face à une prise de décision. Désormais, les chercheurs tentent d’extrapoler ces résultats sur des durées d’attente de l’ordre de jours ou de semaines et sur l’anticipation de sentiments heureux.

Source :


- http://sciencenow.sciencemag.org/cgi/content/full/2006/504/1
- http://www.nature.com/news/2006/060501/full/060501-9.html
- "Neurobiological substrates of dread." Berns G., Science, 312(5774) pp754

Rédacteur :

Brice Obadia vi-sdv.mst@ambafrance-us.org
Hedi Haddada attache-sdv.mst@ambafrance-us.org

Voir en ligne : http://www.bulletins-electroniques….