Pour ses 80 ans, le CNRS renforce ses collaborations aux Etats-Unis

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Parmi ces accords inédits, qui témoignent de l’intérêt réciproque d’une collaboration transatlantique, il faut noter la création du Centre Pierre Binétruy, qui implique UC Berkeley, le Lawrence Berkeley National Laboratory et l’Institut National de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3) du CNRS.
Consacré à la recherche en cosmologie, le projet a émergé d’une collaboration étroite entre Saul Perlmutter, prix Nobel 2011 et chercheur au Lawrence Berkeley National Laboratory, et Pierre Binétruy, physicien théoricien français, décédé en 2017, en l’honneur duquel le Centre a été nommé. Cet International Research Laboratory (IRL, anciennement UMI), qui démarrerera en janvier 2020, sera co-dirigé par Saul Perlmutter du côté américain et Radek Stompor du côté français, comme prévu par la convention de création, signée le 27 septembre 2019 en présence d’Alain Schuhl, directeur délégué à la science.

Dans un tout autre domaine de recherche, le CNRS s’est lié à l’occasion de ses 80 ans à un monument de prestige et d’histoire nord-américain. En effet, un International Research Project (IRP, ancien LIA) intitulé « Art and Cultural Heritage : Natural Organic Polymers by Mass Spectrometry » (ARCHE) est venu sceller la collaboration entre le CNRS, l’Université de Bordeaux et le Metropolitan Museum de New-York. Signé le 30 mai 2019 et placé sous le co-direction de Caroline Tokarski (U Bordeaux) et Julie Arslanoglu (MET), ce partenariat vise à utiliser les derniers développements en chimie et sciences analytiques pour étudier les œuvres d’art. Inscrit dans une logique collaborative et interdisciplinaire, le projet reflète par essence l’esprit du CNRS, de sa création à nos jours.

De gauche à droite : Juan de Pablo (Vice-président des laboratoires nationaux), Alain Schuhl (CNRS - Directeur général délégué à la science), Daniel Diermeier (Doyen de l’Université de Chicago)

Enfin, le changement de dizaine a aussi été l’occasion pour le CNRS d’établir des nouvelles formes de coopération avec des institutions américaines. Le 25 septembre 2019 a par exemple marqué la signature d’un accord avec l’Université de Chicago (10ème université mondiale au classement de Shanghai) : il permet le financement d’une dizaine de bourses de thèse dans des champs aussi divers que l’ingénierie moléculaire, les sciences humaines et sociales, les mathématiques, les sciences informatiques ou encore la biologie. Cette convention associe également les laboratoires nationaux Argonne et Fermilab, affiliés à l’Université de Chicago. L’évènement a été important, puisque c’est la première fois dans son histoire que le CNRS met en place un appel conjoint pour des bourses doctorales avec une université étrangère.

Pour ses 80 ans, le CNRS a donc multiplié les initiatives, dans le sens d’une coopération scientifique accrue à l’échelle internationale, et en particulier aux Etats-Unis. Depuis l’installation de son bureau en 1947, et du fait de la richesse des activités de recherche qui y sont menées, le pays constitue un allié de premier rang pour l’institution. Ainsi, en 2020, de nouveaux projets continueront d’enrichir cette relation privilégiée afin que nos connaissances bâtissent de nouveaux mondes.

Pour en savoir plus : 80 ans CNRS