Recherche médicale à la Case Western Reserve University : un recrutement toujours plus élitiste

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L’école de médecine de Case Western Reserve’s dans l’Ohio récolte les fruits de ses recrutements d’élite en bénéficiant au passage d’un coup de pouce financier de 60 millions de dollars.

Lorsqu’en 2005, l’école de médecine a eu besoin de recruter de nouveaux responsables des centres de recherche en protéomique, pharmacologie et hématologie, elle s’est tournée vers les meilleurs chercheurs quel qu’en soit le prix : Mark Chance, Krysztof Palczewski et Alvin Schmaier. Mais l’école ne s’est pas arrêtée là. En 2006, elle débauchait Dan Simon du Brigham and Women’s Hospital à la Harvard Medical School pour le promouvoir responsable du département des maladies cardiovasculaires. En 2007, c’était au tour de Walter Boron de la Yale School of Medicine de partir dans cette université de l’Ohio comme chef du département de physiologie et biophysique.

Ce choix, ambitieux, s’avère rentable car ces personnalités scientifiques de premier plan ont apporté dans leurs bagages non seulement tout ou partie de leurs anciennes équipes mais aussi leurs financements des National Institutes of Health. Dan Simon a ainsi débauché 15 chercheurs et scientifiques de son équipe de la Harvard Medical School pour poursuivre ses travaux dans l’Ohio et transféré 17,8 millions de dollars de bourses des NIH qui ont permis, entre autres, le recrutement de 20 personnes supplémentaires dans sa division. Ces chercheurs s’avèrent, de part leur notoriété, être de très bons candidats aux fonds du NIH. Ainsi Mark Chance, qui s’appuie sur 15 de ses anciens scientifiques venus de Harvard, a, depuis cette date levé quelque 42 millions de dollars de fonds de recherche.

Les répercussions économiques pour l’Etat de l’Ohio sont loin d’être négligeables. En effet, d’après un rapport de Families USA’s Global Health Initiative, chaque dollar du NIH génère 2,29 dollars d’activité économique pour l’état concerné. Ceci s’explique par le fait qu’environ 80% des fonds des NIH servent à rémunérer les scientifiques, techniciens, étudiants qui travaillent sur le projet. Ces travailleurs qui perçoivent entre 50.000 et 100.000 dollars par an consomment et payent des impôts dans leur état de résidence.

Non seulement chercheurs de renom, ces scientifiques sont également des entrepreneurs confirmés qui ont à leur actif au moins une jeune-pousse créée. Cette dimension de leurs activités est particulièrement bien perçue par l’Université d’accueil qui y voit une source de création de richesse et de revenus. A ceci s’ajoute la capacité qu’ont ces chercheurs à travailler en réseau avec d’autres équipes américaines de renom. Au total, c’est un véritable cercle vertueux qui semble se développer autour de ces 5 nouvelles personnalités scientifiques installées à la Case Western Reserve University. Par la même, c’est tout l’état de l’Ohio qui découvre que ces recrutements de haut niveau offrent des retours sur investissement très intéressants à court terme ( 60 millions de dollars en bourses des NIH qui se traduiront par 137,4 millions de dollars d’activité économique), en terme de valorisation, d’impact économique et de positionnement de l’Ohio sur la carte scientifique et technologique des Etats-Unis.

Source :

"Case Western Reserve’s new medical researchers pump millions into Northeast Ohio Economy", Mary Vanac, Medical and Science News, 20/07/08 - http://blog.cleveland.com/medical/2008/07/case_western_reserves_new_medi.html

Pour en savoir plus, contacts :


- Case Western Reserve University Medical School - http://casemed.case.edu/
- Rapport de Families USA’s Global Health Initiative - http://www.familiesusa.org/issues/global-health/publications/in-your-own-backyard.html
Code brève
ADIT : 55924

Rédacteur :

Aline Charpentier, deputy-inno.mst@consulfrance-boston.org - Antoine Mynard, antoine.mynard@diplomatie.gouv.fr

Voir en ligne : http://www.bulletins-electroniques….