Remise de la Légion d’honneur au Dr. Max Cooper

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Dr. Max Cooper, professeur à la prestigieuse Emory University School of Medicine (Atlanta), a reçu l’insigne de Chevalier de l’Ordre National de la Légion d’Honneur lors d’une cérémonie à la Résidence de France d’Atlanta, le 21 mars 2018.

Dr. Cooper a consacré l’essentiel de sa carrière à la recherche sur la genèse et le développement des cellules immunitaires et a ainsi permis des avancées décisives dans la compréhension du système immunitaire et des pathologies associées.

Institué en 1802 par Napoléon Bonaparte, l’ordre national de la Légion d’honneur est la plus haute décoration honorifique française qui récompense les mérites éminents rendus à la France. Alain Pompidou, scientifique français et fils de l’ancien président Georges Pompidou, remettra la médaille de la Légion d’Honneur à Dr. Cooper en présence du Consul général Louis de Corail.

Dr. Cooper a suivi des études de médecine à la Tulane University Medical School (Nouvelle Orléans), en Lousiane. Entre 1963 et 1967, il travaille dans un laboratoire de recherche de l’Université du Minnesota avec le Professeur Robert A. Good. Là, il met en évidence chez le poulet en 1965 l’existence de deux lignées différentes de cellules immunitaires, aux origines et aux fonctions différentes : ce sont les lymphocytes T, originaires du thymus et responsables de l’immunité cellulaire, et les lymphocytes B, originaires de la bourse de Fabricius chez le poulet (un organe spécifique aux oiseaux) et producteurs d’immunoglobulines. Cette découverte est une avancée majeure en immunologie et permet d’avancer dans la compréhension de certaines pathologies du système immunitaire chez l’homme.

Il poursuit ses travaux de recherche à l’Université d’Alabama à Birmingham, en compagnie de Paul Kincade, où il travaille sur le fonctionnement et le développement des lymphocytes et, plus particulièrement des lymphocytes de type B. Il étudie les isotypes d’immunoglobulines et met en évidence les phénomènes de conversion d’isotype au cours de la maturation des lymphocytes B.

En 1974, alors qu’il effectue des recherches à l’University College à Londresavec ses collègues Martin Raff et John Owen, son équipe détermine l’origine des lymphocytes B chez les Mammifères à savoir dans la moelle osseuse pour les adultes et dans le foie du fœtus. Ces avancées majeures dans la compréhension du système immunitaire ont permis au Dr. Cooper de mieux comprendre les mécanismes de nombreuses pathologies touchant les lymphocytes B.

Egalement intéressé par la biologie des lymphocytes T, ses recherches sur l’identification des cellules récemment sorties du thymus ont été un outil utile pour évaluer les atteintes fonctionnelles de cet organe chez les patients atteints du syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) et d’immunodéficiences primaires.

Enfin, ses travaux récents à l’université Emory (Géorgie) ont permis de mieux comprendre l’évolution du système d’immunité acquise.

De 1988 à 1989, Dr. Cooper a été président de l’Association américaine des immunologistes (American Association of Immunologists, AAI). Cette association a d’ailleurs récompensé ses travaux en lui décernant plusieurs prix :
- En 2000, il reçoit l’AAI Lifetime Achievement Award
- En 2006, il reçoit l’AAI-Dana Foundation Award for Human Immunology Research
- En 2012, il reçoit l’AAI Excellence in Mentoring Award

Dr. Cooper a été chercheur lauréat plusieurs fois renouvelé du très compétitif programme de financement du Howard Hughes Medical Institute entre 1988 et 2006. Il a également été chercheur invité à l’Institut Pasteur à Paris dans les années 2005, membre de l’académie des sciences américaine (National Academy of Sciences) depuis la fin des années 80 et de l’académie de médecine (Institute of Medicine) depuis 1990. En 2017, il est intronisé à l’Acédémie des Sciences en France ainsi qu’ à la Royal Society of London en Angleterre.

Durant sa carrière, Dr. Cooper a reçu de nombreux prix : le Prix Sandoz en Immunologie en 1990 (actuellement le Prix Novartis en Immunologie fondamentale et clinique), le prix Avery-Landsteiner en 2008, le prix Robert Koch en 2010, ainsi qu’un diplôme honoraire de l’Université de Duke (Caroline du Nord) en 2013.

Dr. Cooper attache, en outre, une grande importance à la transmission du savoir et à l’accompagnement des jeunes chercheurs. Ainsi, au cours des six dernières années, il a encadré 5 doctorants et 17 post-doctorants.

Si vous souhaitez voir le diaporama de la remise de la médaille, cliquez sur l’image ci-dessous.

Max Cooper receives Legion of Honor