Revue de presse Agronomie et Sciences de l’Alimentation - Avril 2019

, Partager

Retrouvez ici une sélection d’articles issus de notre veille quotidienne pour le mois d’Avril 2019.
Pour suivre notre flux en direct, abonnez-vous à @FranceScience.
Retrouvez notre activité complète sur notre portail thématique Recherche agronomique, science des aliments et technologies vertes.

En lumière ce mois-ci

USDA
L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) vient de trancher en faveur des États-Unis face à la Chine. Cette dernière n’appliquait pas les contingents tarifaires sur les importations de blé, de riz et de maïs en provenance des États-Unis de manière « transparente, prévisible et équitable » en 2015. La Chine aurait pu importer un plus grand nombre de ces produits des États-Unis et près de 3,5 milliards de dollars de ces productions supplémentaires auraient pu être importées.

Agriculture

Science Daily
Des chercheurs de l’Université du New Hampshire ont constaté un déclin spectaculaire de 14 espèces d’abeilles sauvages qui sont, entre autres, importantes pour la pollinisation des principales cultures locales comme les pommes, les bleuets et les canneberges dans tout le nord-est des Etats-Unis.

The Washington Post
Le nombre de fermes américaines diminue, mais leur surface s’agrandit.
Les résultats de l’enquête recensant les exploitations agricoles américaines réalisée tous les 5 ans par le Ministère d’Agriculture américain (USDA) vient d’être publié. En 2017, 2,04 millions de fermes et de ranchs ont été recensés, soit une baisse de 3,2% par rapport à 2012, pour une taille moyenne de 180 ha.

Science Daily
Les composés produits par les plants de sorgho pour se défendre contre l’alimentation des insectes pourraient être isolés, synthétisés et utilisés comme insecticides ciblés et non toxiques, selon les chercheurs qui ont étudié les interactions plantes-insectes.

USDA Les bienfaits des forêts américaines
Les forêts américaines couvrent plus de 330 millions d’hectares et représentent environ 1/3 de la surface des USA. Les produits forestiers américains comptent pour environ 4% du PNB de l’industrie manufacturière aux US et à plus de 200 Md$ de produits par an. Mais les forêts sont de plus en plus présentes dans les villes, et leur impact peut être considérable. En effet, les données économiques et de santé publique montrent que les arbres, en milieu urbain, peuvent réduire l’utilisation d’énergie pour chauffer ou refroidir à hauteur de 5,5 Mds de dollars par an tout en produisant 67 millions de tonnes d’oxygène.

Successful farming MAKE MANURE GREAT AGAIN : le fumier nouvel eldorado de l’AgTech ?
La Caroline du Nord est le second état américain producteur de porcs avec près de 9 millions de porcs. Pour gérer les quantités massives de déchets issus de l’élevage, les éleveurs récupèrent directement ce fumier dans des lagons, le fumier se décompose et devient un engrais naturel. Cependant, la production est telle que ce fumier ne peut être directement et localement épandu. De nombreux états ont mis en place une réglementation stricte pour gérer et manipuler ce fumier de manière respectueuse de l’environnement. De nouvelles solutions d’utilisation du fumier sont donc nécessaires. A cette fin, la WWF s’est joint au Yield Lab Institute, Newtrient et Dairy Farmers of America pour organiser une compétition de startups « The Manure Challenge » pour trouver des moyens de commercialiser le fumier et les services dérivés. La Californie a récemment octroyé 90 millions de dollars à CalBio, une startup de produits laitiers, pour aider les élevages laitiers à réduire les émissions de méthane de 40% d’ici à 2030. L’une des solutions est de construire des gazoducs entre les grosses exploitations pour transporter le méthane vers des usines de transformation en gaz naturel. En 2018, Smithfield Foods, le plus grand producteur mondial de porc a lancé un partenariat avec Anuvia Plant Nutrients, startup de Floride, pour convertir le fumier de porc de ses exploitations en engrais commercialisable.

Technologies vertes

EurekAlert !
L’avenir de l’agriculture est informatisé. Le « machine learning » peut révéler des conditions de croissance optimales pour maximiser le goût et d’autres caractéristiques.
Qu’est-ce qui donne un bon goût aux plantes ? Pour les scientifiques du Media Lab du MIT, il faut une combinaison de botanique, d’algorithmes, et de chimie. En utilisant tout ce qui précède, les chercheurs de l’Open Agriculture Initiative du Media Lab ont annoncé qu’ils avaient créé des plantes de basilique avec un goût optimal. Aucune modification génétique n’est impliquée, les chercheurs ont utilisé des algorithmes informatiques pour déterminer les conditions de croissance optimales afin de maximiser la concentration de molécules savoureuses appelées composés volatils.

Alimentation

Agfunder News
Le PIP, « Precision Indoor Plants consortium », est un partenariat public-privé de 15 millions de dollars regroupant des entreprises agricoles, agroalimentaires et biotechnologiques de premier plan. PIP vient d’être lancé en avril par la Foundation for Food and Agriculture Research, un organisme soutenu par le gouvernement américain en charge de stimuler l’innovation agricole en promouvant les collaborations avec le secteur privé. Ce partenariat étudiera la possibilité pour les fermes en intérieur (les fermes sous serre, verticale,…) de produire des plantes dont les qualités nutritionnelles et organoleptiques sont supérieures à celles en extérieur, où les facteurs de production sont difficiles à contrôler. AeroFarms, l’une des plus grandes ferme verticale urbaine américaine, le groupe chimique allemand, BASF, font partie de ce partenariat.

USDA Les déchets de la production viticole pourraient être utilisés en santé
En Californie, premier état producteur de vin aux USA, pour chaque bouteille de vin, une demi bouteille de déchets est produite, sous la forme de pépins, peaux ou sarments. Ces déchets présentent un intérêt grandissant. Par exemple, les pépins contiennent de nombreux composés déclarés bons pour la santé : lipides, protéines, antioxydants… Des chercheurs de l’ARS à Albany (Californie) ont montré qu’ils peuvent également servir de farine alimentaire ayant des effets bénéfiques sur la santé. En effet, nourrir des rats et hamsters obèses avec cette farine a permis de réduire leur cholestérol de 37% et leur graisse abdominale de 35%. Un extrait de peaux de raisins a également montré les mêmes propriétés. Des essais cliniques sont en cours pour valider ces effets sur des humains.

Journal of the American College of Cardiology La prise ou non d’un petit déjeuner journalier pourrait être corrélée au risque de mourir d’une maladie cardiovasculaire.
Selon une étude publiée dans le Journal of the American College of Cardiology par des chercheurs de l’Université de l’Iowa, le fait de ne pas prendre de petit déjeuner a été corrélé à un risque accru de décès liés à des problèmes cardiovasculaires. Cette étude a démontré que les personnes ne prenant jamais de petit déjeuner présentnt un risque de mortalité lié à une maladie cardiovasculaire qui augmentait de 87%. Les maladies cardiovasculaires sont la première source de mortalité dans le monde, soit près de 15,2 millions de décès en 2016.

Rédacteurs  :
- James DAT, Attaché Scientifique. Contact : attache-agro@ambascience-usa.org
- Mégane CHESNÉ, Attachée Scientifique Adjointe. Contact : deputy-agro@ambascience-usa.org