Revue de presse Agronomie et Sciences de l’Alimentation - Mai 2019

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Retrouvez ici une sélection d’articles issus de notre veille quotidienne pour le mois de Mai 2019.
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Agriculture

- USDA Des productions abondantes de grandes cultures sont prévues aux US mais également ailleurs dans le monde pour l’année à venir.
Chaque année, au mois de mai, l’USDA (Ministère de l’Agriculture américain) publie ses projections pour l’année à venir concernant le marché des grandes cultures et du bétail. Le 10 mai, l’USDA a ainsi publié ses estimations pour la production et la demande agricole mondiale (World Agricultural Supply and Demand Estimates, WASDE) pour l’année 2019/20.
WASDE projette une abondance de maïs, de soja et de blé pour les US et le reste du monde. Même si la guerre commerciale entre les US et la Chine, couplée à la réduction de l’élevage porcin à cause de la peste porcine africaine, influencent fortement le cours du soja, les agriculteurs américains ont annoncé la conversion d’une partie des surfaces cultivées avec du soja vers la culture du maïs. Cependant, avec la production importante du Brésil associée à une augmentation de la production aux US, la production de maïs risque d’atteindre des niveaux records proches de 1980 et par conséquent faire baisser le prix du maïs.
Concernant le blé, les conditions climatiques sont favorables dans la plupart des régions dans le monde menant à une production plus importante que l’année passée et ayant pour conséquence une compétition plus importante pour écouler la production et faire baisser les prix.
Concernant le bétail, la production de viande aux US sera modeste et associée à la peste porcine en Chine, les prix de la viande devrait légèrement augmenter. Les prix dépendront également de l’issue des discussions commerciale entre la Chine et les US.

- USDA La recherche en agriculture doit s’intéresser aux surfaces forestières
L’Institut National pour la nourriture et l’agriculture du Ministère de l’Agriculture américain (National Institute of Food and Agriculture, NIFA) a décidé de renforcer ses programmes de recherche pour répondre au besoin croissant de mieux connaitre les propriétaires et gestionnaires forestiers.
L’industrie forestière et de ses produits dérivés emploie environ 1 million de personnes et contribue annuellement à hauteur de $254 milliards à l’économie américaine. Au-delà de cet apport économique important, la forêt a également un effet bénéfique sur l’environnement et le changement climatique. Les arbres jouent également un rôle important dans l’utilisation d’énergie renouvelable.
Plus de 10 millions de familles et propriétaires forestiers possèdent 106 des 304 millions d’hectares de surfaces boisées de la nation.
La NIFA finance ainsi de nombreux programme de recherche. Cette recherche s’intéresse à l’impact du climat, de la sécheresse, des insectes sur les forêts et prépare des programmes d’éducation pour former la nouvelle génération de gestionnaires forestiers.

Technologies vertes

- USDA Le Big Data montre comment améliorer les profits tout en aidant l’environnement
La technologie change la façon de penser et de faire les choses. Grâce aux chercheurs de l’Université Michigan State (MSU), les agriculteurs ont un nouvel outil permettant de déterminer où ils peuvent concentrer leur effort. Le résultat peut permettre de faire des économies et d’éviter une utilisation excessive d’engrais.
Une équipe de recherche de MSU a réalisé un projet qui permet de déterminer quelle partie d’un champ produit plus, et les zones qui produisent moins. Cette information permettra à l’agriculteur de gagner du temps et de l’argent en réduisant l’utilisation d’engrais et l’émission de gaz à effet de serre. La nouvelle méthode utilise des images satellite à forte résolution pour quantifier chaque unité de sol (30 m) dans les champs sur 29 millions d’hectares de la Corn Belt aux US.

Alimentation

- Ag Funder news Depuis 2009, $16 milliards ont été investis dans le marché américain des protéines végétales.
Des produits laitiers alternatifs ouvrent la voie alors que les restaurants plus classiques commencent à mettre au menu des burgers à base de protéines végétales.
Les entreprises qui développent de nouveaux produits à base de ces protéines ont attiré $16 milliards en investissement au cours des 10 dernières années.
L’année dernière, les investisseurs ont injecté $673 millions dans des viandes, œufs ou produits laitiers à bases de protéines végétales. Le nombre d’entreprises financé dans ce marché a augmenté de 39 à 46% entre 2017 et 2018.
Les produits laitiers dérivés de protéines végétales est le plus gros marché et le plus développé, il représente $1.8 milliard en vente et 13% du marché du lait aux US.

Rédacteur  :
- James DAT, Attaché Scientifique. Contact : attache-agro@ambascience-usa.org