Un nouveau programme de recherche en nanoélectronique lancé par les industries du semiconducteur aux Etats-Unis

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Un nouveau programme de financement de la recherche en nanoélectronique, la Nanoelectronics Research Initiative (NRI) lancé par la Semiconductor Industry Association (SIA) qui regroupe un consortium de compagnies du secteur des semi-conducteurs, a été annoncé le vendredi 8 décembre. Le plan prévoit la création de deux nouveaux centres de recherche en nanoélectronique -un en Californie et un centré sur New York- ainsi qu’un financement supplémentaire pour cinq centres de nanoscience de la NSF (National Science Foundation) et d’un groupe de recherche au Texas. Le premier de ces 2 nouveaux centres, le Western Institute of Nanoelectronics (WIN) sera basé en Californie à l’université de Los Angeles (UCLA) et regroupera les universités de Berkeley, Santa Barbara et Stanford sur des projets focalisés principalement sur la spintronique et les dispositifs plasmoniques. Le second centre, the Institute for Nanoelectronics Discovery and Exploration (INDEX), rassemblera les établissements prestigieux de la côte Est (Georgia Tech Institute of Technology, Harvard University, Massachussetts Institute of Technology, Purdue University, Rennsselaer Polytechnic Institute et Yale University) et aura son siège à State University of New York-Albany. INDEX concentrera ses recherches sur les technologies de nanofabrication, la modélisation et les architectures d’intégration pour l’électronique moléculaire et les problèmes de dissipation d’énergie. Le Consortium industriel NERC (Nanoelectronics Research Corp.) et la NSF viennent aussi d’annoncer qu’en 2006 ils vont augmenter de 2 millions de dollars leur soutien aux cinq centres de nanoscience déjà existants de la NSF, et qu’une subvention spécifique ira au MRC (Microelectronics Research Center) de l’université d’Austin pour des travaux exploratoires en spintronique. Les compagnies qui investissent dans ce NRI (Advanced Micro Devices, Freescale Semiconductor, Intel, Texas Instrument, Micron Technologies, International Business Machines) espèrent que ces recherches déboucheront sur de nouvelles technologies qui permettront de garder valide la loi de Moore bien au-delà de l’année 2020, et de préparer l’industrie au changement technologique nécessité par le passage à l’électronique moléculaire.

Source :


- Semiconductor Research Corporation : http://www.src.org
- http://www.sia-online.org

Rédacteur :

Rémi Delville, science@consulfrance-houston.org

Voir en ligne : http://www.bulletins-electroniques….