Une base de données sur les bénéfices et risques relatifs aux nanotechnologies

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L’organisation ICON (International Council On Nanotechnology) et le CBEN (Center for Biological and Environmental Nanotechnology) de Rice University (Houston, Texas) ont lancé le 19 août la première base de données "online" regroupant les découvertes scientifiques relatives aux bénéfices et risques associés aux nanotechnologies (http://icon.rice.edu/research.cfm). Il s’agit là d’un premier effort qui vise à recenser les publications scientifiques qui traitent de l’impact des nanoparticules sur l’environnement et la santé. Cette base de donnée a pu être mise en place grâce aux efforts conjoints de chercheurs de l’Université de Rice, de l’industrie chimique et de l’US Department of Energy. Alors qu’il existe déjà une littérature abondante sur l’impact des nanoparticules produites non intentionnellement comme sous-produits de divers processus (comme la combustion, par exemple), il y a encore relativement peu de travaux sur les effets des nanomatériaux qui sont élaborés intentionnellement. La prise en compte de ce manque commence à susciter l’ouverture de programmes de recherche ciblés sur ces aspects. Dans ce contexte, il devient important de rassembler les différentes avancées scientifiques qui sont rapportées de manière dispersée dans des revues très diverses par les toxicologistes, les chercheurs du domaine biomédical, de l’environnement et les physiciens et chimistes qui élaborent les nanomatériaux. Ce besoin a été reconnu par le groupe de travail Environnement, Sécurité et Santé de la NNI (National Nanotechnology Initiative) et le Chemical Industry Board for Advancing Nanotechnology, qui ont ainsi contribué à la mise en place de cette compilation. Pour l’instant, la base de donnée recense les articles parus dans les revues scientifiques avec comité de lecture, mais il est prévu qu’elle soit étendue dans le futur à d’autres types de publications, relatives par exemple à la politique scientifique ou à des analyses du secteur. Dotée d’un moteur de recherche traditionnel sur le nom des auteurs, sur l’année de publication ou sur des mots clés, elle devrait prochainement permettre de classer les publications par type de particule ou par nature de risque. Un objectif à plus long terme serait d’organiser l’information de la base de donnée afin qu’elle puisse être accessible à la fois par un public de non spécialistes et par la communauté des chercheurs.

Source :

http://icon.rice.edu/newsiconreleases.cfm

Rédacteur :

Roland Hérino, attache.science@consulfrance-houston.org

Voir en ligne : http://www.bulletins-electroniques….